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CHI vs BOS

    Une fin complètement folle permet à Chicago de soulever la Coupe

    Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com

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    Une fin complètement folle permet à Chicago de soulever la Coupe

    BOSTON – La fin de match semblait appropriée.

    Avec les Bruins de Boston en avance 2-1 avec 90 secondes à écouler au temps réglementaire du sixième match lundi, les attentes à travers le TD Garden étaient que la finale de la Coupe Stanley retournait à Chicago, là où on disputerait un match no 6 où le gagnant remporte tout, mercredi soir.

    Plutôt que ce scénario, la fin a été une des plus folles, possiblement la plus folle de toutes les finales de la Coupe Stanley dans l’histoire.

    « Vous pensez que vous retournez à Chicago pour un match no 7 », a affirmé le récipiendaire du trophée Conn Smythe, Patrick Kane. « Puis vous créez l’égalité et vous pensez que vous allez en prolongation pour vous regrouper. Vous marquez 17 secondes plus tard. C’est un sentiment incroyable. Les hauts et les bas de ce match ont été incroyables. »

    Avec 87 secondes à écouler au temps réglementaire et le gardien Corey Crawford qui retraite au banc à toute vitesse à la faveur d’un sixième patineur, Kane est entré en zone de Boston avant de diriger un tir vers le gardien Tuukka Rask et ce dernier l’a repoussé dans le coin. Après un attroupement le long de la rampe, Duncan Keith a rapidement remis vers Jonathan Toews près du filet. La rondelle n’est demeurée sur le bâton de Toews à peine une seconde avant que ce dernier ne redirige le disque devant le filet, là où son compagnon de trio Bryan Bickell a enfilé l’aiguille pour niveler la marque et faire taire une foule bruyante à 1:16 de la troisième période.

    « Nous avons simplement travaillé profondément dans le territoire et de bonnes choses surviennent lorsque vous dirigez la rondelle au filet et que vous êtes bien positionnés, a dit Bickell. Toews l’a juste remis devant le but, j’ai reçu le disque et j’ai marqué. C’est un bon sentiment que d’enfiler le but égalisateur. La fin avait des allures de montagnes russes, de la façon dont nous l’avons jouée. »

    Le temps d’un clignement des yeux, les deux équipes sont passées d’élaborer des plans pour un retour à Chicago à la perspective d’une prolongation, qui aurait été la quatrième dans la série, et ce en six rencontres. Crawford est retourné devant sa cage et Chicago a effectué un changement de trio pour la mise au jeu suivante.

    La prolongation se profilait à l’horizon, mais les Blackhawks n’avaient pas encore dit leur dernier mot.

    « Ils (les Bruins) se sont essoufflés après ce but tardif qui a créé l’égalité 2-2, a dit Bickell. Nous les avons pressés et nous avons poursuivi. »

    La foule était toujours à se remettre du but égalisateur quand Michael Frolik a centré une passe qui s’est retrouvée du côté totalement opposé, là où Marcus Kruger a doucement remis au défenseur Johnny Oduya. Son tir a dévié contre le poteau, mais la rondelle s’est miraculeusement retrouvée sur le bâton de David Bolland près du filet des Bruins. Avec Rask pris hors position, Bolland n’a pas commis d’erreur et les Blackhawks sont passés d’une équipe qui tirait de l’arrière à une équipe en avance d’un but en l’espace de seulement 17 secondes.

    « La rondelle est revenue à un arrière et quelqu’un a lancé, j’étais installé devant le filet. Je n’ai eu qu’à pousser la rondelle au fond », a expliqué Bolland, qui était si bouleversé par les émotions après avoir marqué l’éventuel but gagnant de la Coupe Stanley, qu’il s’est lui-même retiré du jeu avec 59 secondes à jouer.

    « Je pense que l’entraîneur [Joel Quenneville] voulait me garder sur la glace, mais j’étais trop nerveux suite à ce but. Je lui ai simplement dit de me retirer. »

    Dans l’espace de 17 secondes la destinée d’une série finale de la Coupe Stanley déjà historique avait changé de côté. Avant même que les Bruins ne puissent se remettre de ce qui venait d’arriver, les Blackhawks célébraient sur la patinoire, s’échangeant la Coupe Stanley. Les joueurs de Chicago étaient tous d’accord, ils n’avaient jamais vécu une chose du genre.

    « J’ai vu ça au soccer, en Ligue des Champions », a dit le vétéran Michal Handzus, faisant référence au plus gros championnat de soccer en Europe. « Mais pas au hockey, spécialement dans un match numéro six, dans un amphithéâtre bruyant. Vous inscrivez deux buts dans la dernière minute pour remporter la Coupe Stanley, c’est incroyable. »

    Les étoiles semblaient alignées pour les Bruins, qui avaient pris les devants sur un but de Milan Lucic avec 7:49 à jouer à la troisième période. Mais un relâchement momentané dans le système défensif de l’équipe a forcé les Bruins à finir par se questionner sur la façon de revenir la saison prochaine. C’est un sort cruel pour une équipe qui a bataillé chaque centimètre avec les Blackhawks tout au long de cette série.

    « C’est une manière difficile de perdre un match, une manière ardue de perdre une série, a dit le capitaine des Bruins, Zdeno Chara. Sur le but égalisateur, c’était un jeu rapide. Le troisième but est un tir de la pointe et une déviation, je crois. »

    Du côté de Chicago, le consensus général était que cette saison de rêve ne pouvait se terminer d’une manière plus surréelle. C’est une équipe, après tout, qui a connu un départ de rêve, débutant la saison avec un dossier de 21-0-3. Au bout du compte, les Blackhawks ont mis fin à une saison pratiquement parfaite avec une autre poussée historique, c’est-à-dire 17 secondes dont les amateurs de hockey n’oublieront pas de sitôt.

    « C’est l’une des saisons où on se disait qu’on était pratiquement sous l’effet d’un sort, de la manière dont elle a débutée et de la façon dont elle a pris fin. Personne n’a vu cela arriver ni d’un côté ni de l’autre, a dit Quenneville. Mais l’acharnement de notre équipe est présent depuis le début de l’année. C’était une de ces saisons avec une fin comme dans un conte de fées et une saison fantastique ! »

     

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