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CHI vs BOS

    Bergeron a joué malgré une côte brisée, un cartilage déchiré et une séparation de l’épaule

    Par Matt Kalman - Correspondant LNH.com

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    Bergeron a joué malgré une côte brisée, un cartilage déchiré et une séparation de l’épaule

    BOSTONPatrice Bergeron a joué les héros lors du match numéro sept de la finale de la Coupe Stanley 2011 face aux Canucks de Vancouver.

    Il avait inscrit deux filets, dont le but gagnant, dans le gain qui a assuré la Coupe Stanley aux siens.

    Si Bergeron n’a pu soulever la Coupe Stanley à nouveau cette saison, son équipe les Bruins de Boston ayant baissé pavillon lors du match numéro six contre les Blackhawks de Chicago par la marque de 3-2, lundi soir au TD Garden, Bergeron a tout de même joué les héros.

    Même s’il n’a pas voulu enlever le mérite aux efforts des Blackhawks qui ont inscrit le but égalisateur et le but gagnant à 17 secondes d’écart tard en troisième période du match numéro six, Bergeron a décidé de dévoiler la liste des blessures dont il a fait fi pour prendre part à l’affrontement.

    « Je n’aime pas faire cela ce soir, mais je sais que certains médias ne seront pas présents mercredi [jour où l’équipe fera le point sur sa saison], a dit Bergeron. Voici donc, j’avais une côte fracturée, un cartilage et des muscles déchirés ainsi qu’une épaule séparée. »

    Après les déclarations de Bergeron, son coéquipier Tyler Seguin a ajouté que Bergeron avait joué également malgré un problème au nez. Bergeron a noté que la séparation de l’épaule était survenue lors du match de lundi soir. Bergeron a tout de même passé 17:45 sur la patinoire tout en enregistrant un différentiel nul. Cependant, le maître des mises au jeu dans la LNH n’a remporté que 5 des 11 mises au jeu auxquelles il a pris part au cours des 60 dernières minutes de sa saison.

    Entre sa dernière présence en deuxième période de la défaite des Bruins lors du match numéro cinq, samedi à Chicago, jusqu’au début du sixième affrontement, le statut de Bergeron était incertain. Tout ce qu’on savait c’est qu’il avait été conduit à l’hôpital samedi soir, avait été examiné et obtenu son congé. Il est retourné à la maison sur le même vol que l’équipe dimanche matin et cet après-midi-là, l’entraîneur Claude Julien a affirmé qu’il était confiant à l’idée de voir son finaliste au trophée Selke jouer le lendemain.

    Bergeron n’a pas pris part à la séance d’entraînement matinale des siens avec ses coéquipiers. Cependant, l’entraîneur demeurait optimiste de pouvoir compter sur Bergeron. Juste au cas où Bergeron n’aurait pu jouer, Julien a habillé Jordan Caron et Jay Pandolfo, des joueurs régulièrement laissés de côté, lors de l’échauffement d’avant match. Lorsque la rondelle a touché la glace pour officialiser le début du match, Bergeron était dans l’alignement.

    « Je ne crois pas qu’il y avait des doutes s’il allait jouer ou pas. Ce genre de chose, je ne peux le contrôler ; ce que je peux contrôler, c’est d’avoir un plan de rechange. Que faites-vous s’il n’est pas là ? a dit Julien. Mais de l’avoir dans l’alignement ce soir était un bonus. Et à nouveau, il n’y avait rien pour l’empêcher d’être de la formation. C’est pourquoi je ne peux exprimer à quel point je suis fier de nos joueurs, à cause de choses de ce genre.

    « On n’allait pas l’empêcher de profiter de cette opportunité, peu importe ce qui arriverait. »

    Le fait d’avoir goûté à la victoire il y a seulement deux ans et sachant que ses coéquipiers avaient besoin de lui, peu importe ce qu’il pouvait faire contre les détenteurs du trophée des Présidents qui venaient tout juste de remporter deux matchs consécutifs dans cette série, Bergeron savait que s’il obtenait le feu vert du personnel médical de l’équipe, il jouerait.

    « C’est la finale de la Coupe Stanley, tout le monde est amoché, tout le monde veut aider l’équipe et je n’ai pu le faire lors du cinquième match, a dit Bergeron. C’est en majeure partie parce qu’ils étaient inquiets à savoir si ma rate était touchée, c’est pourquoi j’ai été forcé de me rendre à l’hôpital. Mais tout était correct, ce n’était que des côtes, des muscles et des tissus souples. Évidemment, j’aurais aimé rester dans le match, mais c’était très douloureux. »

    Bergeron est l’un des rares joueurs des Bruins qui est là depuis le revirement majeur au sein de l’organisation, qui a finalement rapporté des dividendes lors du championnat de 2011. Il a débuté comme recrue à l’âge de 18 ans lors de la saison 2003-04, passant directement du niveau junior à la LNH.

    Il est l’assistant au capitaine depuis la saison 2006-07, lorsque Zdeno Chara a obtenu le titre de capitaine. Bergeron personnifie ce que signifie être un joueur des Bruins, ses difficultés avec les problèmes de santé ont des répercussions chez ses coéquipiers.

    « Je pense que même lorsqu’il était dans le vestiaire, avant le match, on sentait que l’esprit d’équipe des joueurs était plus fort, a dit Seguin. L’année de la victoire, il a fait la même chose. Il a bataillé malgré tout. Évidemment, les joueurs ont des blessures et des meurtrissures, mais il est le genre de joueur qui représente l’âme et le cœur de notre formation. Il porte le ‘B’ avec beaucoup de fierté. »

    Le centre David Krejci a ajouté : « Oui, c’était bien. Évidemment, nous formons un groupe serré et nous savions qu’il allait jouer. Que ce soit cinq ou vingt minutes, peu importe, le simple fait de l’avoir sur le banc nous a donné beaucoup d’énergie. Il y a de l’affection entre nous. Nous voulons jouer l’un pour l’autre et le fait de l’avoir sur la glace comme sur le banc était extraordinaire. J’étais vraiment heureux quand j’ai vu qu’il serait en mesure de jouer. Ce n’était pas facile. C’est un guerrier et il aime l’équipe. »

    Les Bruins n’avaient jamais vu leur saison prendre fin autrement que lors d’un septième match lors des six saisons de Julien derrière le banc de l’équipe. Ce qui signifie quatre revers lors de matchs numéro 7 et une victoire dans un septième match avec Bergeron dans l’alignement, même s’il a raté le tout premier en 2008, blessé. Voilà que malgré ses meilleurs efforts, il n’aura pas la chance de disputer un septième match où le gagnant rafle la mise.

    « C’est difficile, comme j’ai dit, de mettre des mots pour décrire comment je me sens présentement, a révélé Bergeron. Vous travaillez tellement fort pour vous rendre jusqu’à ce point et vous donner une chance de gagner la Coupe Stanley. Vous êtes là et vous avez la chance de pousser la série à un septième affrontement, c’est très blessant. Ça n’a pas roulé en notre faveur. Il faut donner le crédit à Chicago. Ils ont disputé une bonne série, mais en même temps, c’est la dernière chose que vous voudriez admettre. Ça fait mal de les voir soulever la Coupe Stanley. »

     

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