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CHI vs BOS

    Corey Crawford ne sera pas le seul à devoir s’ajuster

    Par Kevin Woodley - Correspondant LNH.com

    Corey Crawford s’en est sorti avec une victoire à l’issue du quatrième match de la finale de la Coupe Stanley mercredi.

    Mais sa mitaine en a arraché.

    Le gardien des Blackhawks de Chicago a concédé les cinq buts dont il a été victime du côté de la mitaine, et 10 des 12 buts contre lui depuis le début de la série ont été réussis à sa gauche, ce qui a beaucoup fait jaser. C’est un filon que les Bruins de Boston devraient chercher à exploiter.

    « Dans la série précédente, on parlait de mon bloqueur, a rappelé Crawford en souriant vendredi. J’imagine que je suis mauvais des deux côtés. »

    Crawford a raison jusqu’à un certain point.

    À une époque où la plupart des gardiens pratiquent une variation quelconque du style papillon en se jetant à genoux pour couvrir leurs angles mais devenant ainsi vulnérables aux lancers hauts, viser la partie supérieure du filet, d’un côté ou l’autre, est devenu pratique courante, et peut-être effectivement, comme l’ont souligné ses coéquipiers, accorde-t-on trop d’importance à ces buts marqués du côté de la mitaine

    Mais n’empêche qu’il doit y avoir une raison à tous ces tirs dirigés par les Bruins à la gauche de Crawford, sans compter qu’ils n’ont pas toujours été dans la partie supérieure. Exemple les deuxième et trosième buts marqués contre lui lors du dernier match. Le style papillon, spécialement populaire chez les gardiens québécois, peut offrir des ouvertures aux francs-tireurs adverses.

    Le style de Crawford veut qu’il se mette d’abord à genoux dans un mouvement suivi par sa mitaine et son bloqueur. C’est une manière de protéger le filet commune à la plupart des gardiens mais certains l’utilisent plus fréquemment, et sont plus rapides à se jeter à genoux.

    Crawford a tendance à réagir une fois agenouillés. Il se met à genoux puis ensuite entreprend ses déplacements, ce qui entraîne un délai dans ses gestes de la mitaine. On l’a vu lors du quatrième but du dernier match quand Crawford a d’abord abaissé sa mitaine face au tir de Patrice Bergeron avant de la relever, mais en retard.

    Une deuxième tendance, reliée à son défaut d’étendre et de laisser tomber son bras gauche, est d’essayer de capter les tirs près de sa hanche. Plutôt que de porter ses mains devant lui, ce que les gardiens finlandais comme son rival Tuukka Rask apprennent dès leur jeune âge, et de faire face aux tirs avec le corps derrière son gant, Crawford doit tenter de freiner les rondelles avec le coude ou l’épaule en ramenant son bras trop tendu. Il est plus difficile alors de bien capter la rondelle dans la mitaine.

    C’est une façon de faire qui aide à comprendre comment Crawford parvient à faire des arrêts spectaculaires de la mitaine face à des tirs hauts, comme celui contre Brad Marchand lors du premier match. C’est que son épaule n’interfère pas dans son champ de vision.

    Bien sûr il y a beaucoup de pinaillage là-dedans pour un gardien qui est à deux victoires de pouvoir soulever la Coupe Stanley. Sans compter que le gardien est bien capable de faire les ajustements nécessaires, comme on a pu le constater lors d’un arrêt important lors de la période de prolongation du dernier match.

    Mais il n’empêche que les comparaisons avec Rask, dont le style finlandais mise sur une mitaine plus avancée et plus agressive, sont intéressantes.

    Et les différences ne tiennent pas qu’à la façon d’utiliser la mitaine.

    Rask va réagir davantage sur ses patins, se déplaçant face à la rondelle plutôt que de commencer par se jeter à genoux. Mais on peut relever que cette façon de faire lui a coûté un but lors du dernier match quand Jonathan Toews a fait dévier un tir alors qu’il se préparait à saisir la rondelle de sa mitaine. Le style papillon traditionnel aurait permis de fermer la porte.

    Les deux gardiens diffèrent aussi quant à l’endroit où ils préfèrent manœuvrer.

    Crawford recule maintenant davantage depuis que l’entraîneur des gardiens Stéphane Waite, vidéos d’Henrik Lundqvist à l’appui, l’a convaincu en début de saison de se montrer moins agressif. À l’image de Roberto Luongo et plusieurs autres, il peut s’avérer plus rapide en raccourcissant la distance qu’il a à couvrir d’un déplacement à l’autre.

    Rask préfère s’avancer plus loin de son filet, s’en remettant à son excellent coup de patins pour compenser la distance supplémentaire. Il se déplace aussi avec plus de souplesse que la plupart des gardiens nord-américains, qui vont miser sur une poussée latérale.

    Il n’a donc pas â ouvrir sa jambe vers le côté désiré et peut garder les patins pointés en direction de l’action, ce qui lui permet de se replacer rapidement si le jeu change de direction.

    On a surtout parlé des ennuis de Crawford du côté de la mitaine, mais les Blackhawks ont aussi sorti Rask de sa zone de confort lors du quatrième match de la série: ils l’ont forcé à reculer davantage en créant une lourde circulation autour de son filet. De sorte que le gardien des Bruins devra aussi procéder à des ajustements pour le cinquième match qui sera disputé samedi à Chicago.

    Dans les deux cas, il s’agit de détails subtils, mais comme on a pu le voir lors du quatrième match, en finale de la Coupe Stanley, les petits détails peuvent mener à de gros pointages.

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