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CHI vs BOS

    Touchette: Zdeno Chara est la tour de contrôle des Bruins de Boston

    Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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    Touchette: Zdeno Chara est la tour de contrôle des Bruins de Boston

    À Boston, les murs ont des noms.

    Si les Red Sox ont le Green Monster, les Bruins ont ... Zdeno Chara.

    Certains joueurs, c'est bien connu, sont souvent jugés trop petits pour jouer dans la LNH.

    Chara, lui, est une exception. Dans sa Slovaquie natale, quelqu'un lui a déjà dit qu'il était trop ... grand pour espérer faire carrière dans le meilleur circuit au monde.

    Comme quoi, il se trouve toujours quelqu'un quelque part pour parler à travers son chapeau.

    Depuis quelques années déjà, le nom de Chara est un incontournable lorsqu'on dresse le top cinq des défenseurs de la LNH.

    Trois grands défenseurs ont marqué l'histoire des Bruins: Eddie Shore, Bobby Orr et Raymond Bourque.

    À cette courte liste, il faudra sans doute ajouter un jour le nom du capitaine des Bruins.

    Il n'a pas la vitesse d'un Orr ou les habilités d'un Bourque, mais je ne pense pas avoir déjà vu un défenseur plus intimidant dans la LNH.

    Plus je l'observe depuis le début des séries éliminatoires et plus il me les scie. Impressionnant.

    Plus de 25 minutes par match 

    A 6 pieds 9 pouces, Chara est à la fois le Mur et la tour de contrôle de Boston.

    Un joueur comme Chara, t'essaies pas vraiment de le déjouer; t'essaies plutôt de l'escalader. Bonne chance !

    Le gars, malgré ses 36 ans, est increvable. Il joue en moyenne plus de 25 minutes par match, il distribue généreusement les mises en échec, il fait toujours le bon jeu dans sa zone et son tir est le plus puissant de la ligue. Et quand les Bruins ont grand besoin d'un but, Claude Julien n'hésite pas à lui demander d'obstruer la vue du gardien adverse. Il se transforme soudainement en épouvantail à moineaux.

    Les Bruins, c'est vrai, présentent sensiblement la même équipe qu'il y a deux ans lorsqu'ils ont enlevé la Coupe Stanley. Mais surtout, ils comptent sur un défenseur pas comme les autres. Un défenseur qui a déjà été jugé trop grand pour espérer jouer dans la LNH.

    Un signe des temps

    Un mot maintenant sur P.K. Subban, qui, en fin de semaine dernière, est devenu le premier défenseur du Canadien depuis Chris Chelios en 1989 à remporter le trophée Bobby Orr, pardon le trophée James Norris.

    J'avais choisi Kristopher Letang, des Penguins, mais Subban n'était pas moins méritant, lui qui pourrait bien devenir éventuellement le prochain capitaine du Canadien.

    L'exploit de Subban n'est pas banal dans une ligue, qui réunit des défenseurs comme Ryan Suter, Letang, Drew Doughty et Chara pour ne nommer que ceux-là.

    Je voyais Subban avec son trophée et je pensais à Brendan Gallagher, battu par Jonathan Huberdeau, des Panthers, dans la course au Calder, et aussi à Alex Galchenyuk.

    Trois joueurs talentueux, trois joueurs spectaculaires. Quand, pour la dernière fois, le Canadien a-t-il compté sur trois jeunes joueurs capables de soulever les spectateurs de leur siège ? Je vous le demande.

    Je sais très bien qu'une équipe, qui gagne, n'est pas toujours une équipe flamboyante. Mais le Canadien, à court ou moyen terme, aura la chance d'avoir le meilleur des deux mondes. Justement à cause de la présence de Subban, Gallagher et Galchenyuk.

    Pour moi, le hockey est d'abord un divertissement. Or une équipe peut espérer gagner régulièrement tout en offrant un spectacle enlevant. Les Blackhawks de Chicago et les Penguins de Pittsburgh, entre autres, en sont la preuve. Graduellement, le Canadien, si la tendance se maintient, est en train de s'offrir ce genre d'équipe. Tant mieux.

    Combien ? 

    En attendant, Subban est destiné à faire sauter la banque. Et pas à peu près.

    Il y a à peine quelques mois, le jeune défenseur s'était attiré bien des critiques parfois virulentes lors de sa partie de bras de fer avec la direction du Canadien.

    Bien des gens, les baguettes en l'air, lui reprochaient de vouloir se comparer à Drew Doughty, qui gagne un salaire annuel de 7 millions $.

    Or Subban a déjà réalisé un exploit que le défenseur des Kings n'a toujours pas réalisé: il a gagné un premier Norris.

    Ça vaut combien un Norris de nos jours ?

     

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