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CHI vs BOS

    Des entraîneurs de la LNH offrent des solutions aux Blackhawks

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Des entraîneurs de la LNH offrent des solutions aux Blackhawks

    BOSTON – Comme l’a dit un entraîneur mardi, le jeu de puissance a ceci d’intéressant que lorsqu’une équipe joue en confiance, les buts semblent faciles à obtenir, mais qu’en d’autres occasions, plus on travaille fort plus ça va mal.

    « Selon moi, c’est là où en sont les Blackhawks de Chicago présentement », a déclaré cet entraîneur à LNH.com. « Ils sont sans doute passés par en parler sans arrêt à essayer toutes sortes de choses. Et là ils semblent confus, ça se voit de la façon dont ils jouent. »

    Les Blackhawks sont 0-en-11 en avantage numérique depuis le début de la finale de la Coupe Stanley dans laquelle ils tirent de l’arrière 2-1 face aux Bruins de Boston. Ils sont 0-en-20 en séries depuis le but de Bryan Bickell lors du deuxième match de la finale de l’Ouest.

    Leurs attaques et leur entrée de territoire font pitié à voir. Ils sont souvent dominés et l’adversaire obtient plus de chances de marquer, comme ce fut le cas lors du dernier match. Ils en arrachent aussi aux mises en jeu et ils n’en ont gagné que six sur 17 en supériorité numérique face aux Bruins.

    LNH.com a abordé le sujet avec trois entraîneurs de l’Association de l'Ouest soucieux de demeurer anonymes mais prêts à décortiquer le problème et à proposer des solutions pour le quatrième match de la finale qui sera disputé mercredi.

    PROBLÈMES

    Les entraîneurs ont remarqués à quel point les joueurs des Blackhawks semblent nerveux quand ils ont la rondelle en avantage numérique. Un d’entre eux a spécifiquement désigné Patrick Kane.

    « Kane, pour moi, est un joueur vraiment dangereux quand il a la rondelle entre la bande et le centre de la patinoire, mais quand c’est le cas présentement, il devient agité, a noté cet entraîneur. S’il y a un conseil qu’on peut leur donner c’est de demeurer calme et ne pas précipiter les choses. »

    L’entraîneur a cité en exemple le jeu de puissance des Bruins pour illustrer à quel point garder son sang-froid est important.

    « À un certain moment lundi soir, (Jaromir) Jagr a reçu la rondelle et s’est déplacé en attendant que tous ses coéquipiers trouvent leur position. C’est ce que les Hawks ne font pas. »

    Manque de calme ou hésitation, spécialement à la pointe, donnent aux Bruins la chance d’anticiper le prochain jeu, a constaté un autre entraîneur.

    « Ce qui arrive, à mesure que le série progresse, c’est que si on ne marque pas rapidement, le jeu en désavantage numérique devient important, et ils anticipent ce qui va se passer, ça se transforme en automatisme et ils deviennent très, très agressifs, a-t-il expliqué. Cette anticipation désarçonne les Blackhawks. Si on se passe la rondelle d’un défenseur à l’autre, les Bruins le prévoient et cela leur procure une échappée. »

    Et quand les Blackhawks lancent la rondelle au fond, deux des trois entraîneurs ont noté que les Bruins sont plus nombreux à la poursuite de la rondelle.

    « Ça ne devrait jamais arriver », a dit l’un d’entre eux.

    Le troisième entraîneur a relevé comment les Bruins se défendent en formant une boîte de façon à avoir l’avantage à quatre contre trois compte tenu des deux défenseurs qui restent à la ligne bleue.

    « Les Bruins attendent et il finit par se passer quelque chose quand ils ont quatre joueurs près de la rondelle. Ils ont de gros bonhommes à l’arrière, ils gagnent les batailles et la rondelle se retrouve 200 pieds plus loin. »

    SOLUTIONS

    Si les Blackhawks gagnent des mises en jeu, ils vont s’éviter certains de ces problèmes. Ils n’en ont gagné qu’un sur sept en avantage numérique lors du dernier match après en avoir remporté cinq sur 10 lors des deux premiers.

    « Si vous ne parvenez pas à vous installer en territoire offensif, alors assurez-vous de gagner les mises en jeu et vous n’aurez pas à le faire, a noté un entraîneur. Avec un (Patrice) Bergeron qui gagne 86 pour cent de ses mises en jeu, c’est une merveilleuse façon d’entreprendre un désavantage numérique. Cela signifie que les Hawks doivent s’installer, et de la façon dont jouent les Bruins, ils les forcent presque qu’à leur remettre la rondelle. »

    À ce sujet, les trois entraîneurs estiment que les Blackhawks doivent simplifier les choses en envoyant cette rondelle derrière les joueurs des Bruins.

    Mais cela implique d’entrer en territoire des Bruins à toute vitesse. La rondelle sera toujours plus rapide que les patineurs, mais si les attaquants des Hawks s’en donnent la peine, ils pourraient parvenir à devancer leurs quatre adversaires.

    « C’est plus difficile d’entrer avec rapidité en transportant la rondelle. Lancez-la au fond, vous serez plus vite sur elle, a expliqué un des entraîneurs. Cela revient à conserver son calme en possession de la rondelle. Regardez les Sedin, ils ne foncent pas exagérément vite mais ils demeurent calmes avec la rondelle et font les bons jeux. Regardez les Red Wings de Detroit avec (Henrik) Zetterberg et (Pavel) Datsyuk, ils ne vont pas si vite mais ils sont suffisamment rapides, difficiles à arrêter et ils ont toujours ce calme en possession de la rondelle. C’est ce qui manque aux Blackhawks. »

    Il faut aussi qu’un attaquant s’insère au centre de la boîte que forment les Bruins. Celui-ci doit rapidement passer la rondelle à l’arrière, à l’extérieur de cette boîte, pour forcer les Bruins à se désorganiser. S’ils peuvent demeurer plus calmes à la pointe, les Blackhawks devraient alors être capables de se passer la rondelle d’un côté à l’autre, « et alors ils devront jouer en désavantage numérique », a noté un entraîneur. « Quand les Bruins ont quatre joueurs près de la rondelle, ils ne sont plus en désavantage numérique, ils ont plus de joueurs sur la rondelle que l’adversaire. C’est presque un jeu de puissance pour eux. »

    Il faut être bien structuré pour faire ce genre de jeu, et les Hawks ne l’ont pas été jusqu’ici. Mais comme l’a relevé un entraîneur, ce n’est pas facile d’être bien structuré quand vous n’avez pas la rondelle.

    « Ils essaient de se structurer avant d’avoir pleine possession de la rondelle et les Bruins travaillent plus fort qu’eux, a estimé cet entraîneur. Très simplement, il s’agit de quatre joueurs qui travaillent plus fort que cinq.

    « Foncièrement, il faut être en mode compétition avant même de penser à se structurer. »

    Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

     

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