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Ray Shero surpris et honoré d’être nommé directeur général de l’année dans la LNH

vendredi 2013-06-14 / 20:29 / LNH.com - Nouvelles

Par Emna Achour - Journaliste LNH.com

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Ray Shero surpris et honoré d’être nommé directeur général de l’année dans la LNH

C’était au terme de la saison 1973-74, après la première de deux conquêtes consécutives de la Coupe Stanley par les Flyers de Philadelphie, la première équipe de l’expansion de 1967 à réussir l’exploit.

Fred Shero, l’entraîneur des Flyers à l’époque, a remporté le tout premier trophée Jack Adams jamais remis. Décédé en 1990, celui que l’on surnommait « The fog » (le brouillard) a tout de même pris soin de léguer à son fils Ray les bonnes choses à faire pour avoir du succès dans la Ligue nationale avant de partir.

Presque 40 ans après que son père eut été élu entraîneur de l’année, Ray Shero des Penguins de Piitsburgh a devancé Bob Murray des Ducks d’Anaheim et Marc Bergevin du Canadien de Montréal, vendredi, et a été nommé directeur général de l’année pour la première fois de sa carrière.

Le trophée en est à sa quatrième année d’existence.

« Ça ne fait pas si longtemps que ce trophée existe, et je sais qu’un de ceux qui a le plus insisté pour que le travail de directeur général soit reconnu est Brian Burke et il a très bien fait ça », a déclaré Shero en conférence téléphonique à la suite de l’annonce de sa sélection. « Je fais ce boulot depuis sept ans et j’ai été assistant directeur général pendant 14 ans. Les 30 directeurs généraux sont tous très talentueux, c’est un métier très compétitif, mais quand on m’a appelé pour me dire que j’avais gagné, c’était vraiment excitant.

« Mon père avait gagné le tout premier trophée Jack Adams en 1974 et c’est un nom qui va se retrouver sur le trophée pour toujours, alors de gagner le titre de d.g. de l’année, c’est assez cool d’être reconnu de cette façon. [...] Et je ne le prends pas à la légère, parce qu’avec les finalistes qu’il y avait, Marc et Bob, et quand on regarde les d.g. Stan Bowman [des Blackhawks de Chicago] et Peter Chiarelli [des Bruins de Boston] – qui se trouvent où l’on voudrait tous être en ce moment – et à ce qu’ils ont accompli, d’être reconnu parmi ce groupe est un très grand honneur et je l’apprécie. »

Shero, qui semblait hésitant et un peu confus lorsqu’il s’est adressé aux journalistes vendredi, a admis avoir été surpris par son élection. Selon lui, ce trophée – comme beaucoup d’autres – est le fruit du travail de plus d’un individu.

« C’est une combinaison de beaucoup de choses qui fonctionnent bien pour toi et ton équipe, a-t-il dit. Pour moi, plusieurs trophées ne sont pas vraiment des trophées individuels, et c’est un de ceux qui va vraiment aux gens avec qui tu travailles, que ce soit le groupe de propriétaires, ou les entraîneurs, ou plus importants encore les joueurs qui jouent sur la patinoire. Alors c’est en fait un trophée de groupe pour lequel il n’y a qu’un gars qui obtient le crédit. »

Outre les prises importantes qu’il est allé chercher avant la date limite des transactions – Brenden Morrow, Jussi Jokinen, Douglas Murray et, évidemment, Jarome Iginla –, Shero a sans doute également été récompensé pour avoir fait confiance à son défenseur Paul Martin malgré une saison difficile en 2011-12, et avoir décidé de garder celui que tous les amateurs de hockey de Pittsburgh semblaient vouloir voir quitter la ville. Cette décision lui a rapporté des dividendes, mais Shero soutient que chaque situation amène sa manière de procéder.

« Le cas de Paul Martin en est un pour lequel on a plutôt privilégié la patience, a-t-il expliqué. Et je peux dire que par rapport au choix d’échanger Jordan Staal l’an dernier, on croyait d’abord avoir une bonne opportunité de lui accorder un contrat, mais les choses ont changé assez rapidement. On a donc dû prendre une décision assez rapidement et aller dans une autre direction. Ça peut être l’expérience, ça peut être l’instinct, mais ça revient à la confiance que j’ai en mes moyens. Mais la confiance ne garantit pas d’avoir raison. Dans tout ce que tu fais, tu dois assumer... et espérer que ça fonctionne. »

Comme le disait Shero plus haut, grâce à l’insistance de Brian Burke, le travail de directeur général a finalement été reconnu à sa juste valeur il y a quelques années. Mais peu importe les trophées et les honneurs individuels, il demeure un jeu d’erreurs incessant.

« C’est sûr que dans un travail comme celui de d.g., tu dois plus souvent avoir raison que tort, mais tu vas avoir tort [un jour ou l’autre], a-t-il mentionné. Et quand tu prends des décisions, il y a un processus différent pour chacune d’elles, que ce soit avec une approche plus patiente ou plus réactionnelle, mais comme d.g. tu espères toujours réussir à trouver l’équilibre entre les deux. »

 

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