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CHI vs BOS

    Joel Quenneville et Claude Julien se sont trouvés un point commun: les Spitfires de Windsor

    Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com

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    Joel Quenneville et Claude Julien se sont trouvés un point commun: les Spitfires de Windsor

    La dernière fois que Claude Julien a chaussé les patins en tant que joueur, c’était le 26 avril 1992, quand lui et les Hawks de Moncton s’étaient inclinés 6-5 devant les Maple Leafs de Saint-Jean lors du match no 2 de leur série dans la Ligue américaine. Les Maple Leafs, menés par le vétéran défenseur Joel Quenneville, ont finalement balayé la série en route vers la conquête de la Coupe Calder.

    Julien et Quenneville ont tous les deux pris leur retraite cet été-là, mais ils se sont affrontés de nombreuses fois depuis. Ils sont maintenant tous les deux à la barre d’une équipe qu’ils veulent mener vers une deuxième Coupe Stanley. Les Blackhawks de Chicago de Quenneville ont pris les devants 1-0 dans la finale contre les Bruins de Boston de Julien, et le match no 2 aura lieu samedi (20 h 00 HE; RDS, CBC, NBCSN).

    Mais les deux hommes n’ont pas toujours été des adversaires. Un lien entre les deux hommes a été créé il y a plus de trois décennies avec les Spitfires de Windsor, dans la Ligue de l’Ontario.

    Quenneville, un joueur de 16 ans natif de Windsor, était un héros local au sein de cette équipe d’expansion à l’époque dans ce qui s’appelait autrefois la l’Association de hockey de l’Ontario. Alors qu’il a aidé l’équipe de sa ville natale à devenir une formation compétitive, Quenneville possédait des qualités sur la patinoire qui lui ont permis de connaître une carrière de 12 saisons dans la LNH.

    « J’ai été assez chanceux pour jouer à la maison, a déclaré Quenneville. Lors de la première année on a été assez critiqué, étant une équipe d’expansion, mais les saisons suivantes on a très bien fait. »

    L’entraîneur des Spitfires Wayne Maxner n’a justement pas mis de temps à identifier les qualités de leadership de Quenneville, qui ont par la suite fait de lui un bon joueur et un encore meilleur entraîneur. Après seulement une saison avec l’équipe, Maxner a nommé Quenneville capitaine.

    « Il était un solide leader. Il était bon sur la patinoire, en dehors de la patinoire, dans le vestiaire. On pouvait immédiatement dire qu’il avait de bonnes qualités de leadership, même à 18 ou 19 ans, a dit Maxner à LNH.com. Quand je l’ai élu capitaine, je savais qu’il deviendrait un modèle pour les autres joueurs. Ils se sont tous unis derrière lui.

    « C’est plus difficile pour un joueur qui est originaire de la ville [où il joue]. Joel était de Windsor, alors c’était plus difficile pour lui d’être un leader. Mais il a bien géré la situation, comme un vrai pro. »

    Les Maple Leafs de Toronto ont sélectionné Quenneville au deuxième tour du repêchage de 1978 dans la LNH, et il a fait ses débuts chez les professionnels cet automne-là. Son départ, tout comme celui du défenseur John Barrett, ont laissé un grand vide à la ligne bleue de Windsor. Après que les Spitfires eurent connu des difficultés au début de la saison 1978-79, Maxner a décidé d’effectuer une transaction avec les Generals d’Oshawa pour faire l’acquisition d’un solide et intelligent défenseur appelé Claude Julien.

    Un peu plus d’un an plus tard, Maxner a élu Julien capitaine.

    « Avec le départ de Joel, on avait des besoins à la ligne bleue. On avait perdu cinq de nos 10 premiers matchs environ et on figurait au quatrième ou cinquième rang de notre section », a mentionné Maxner. Je pense que je suis allé à Oshawa trois semaines de suite pour choisir quelques joueurs qui pourraient nous aider. Claude était l’un d’eux. Il semblait fougueux, on voyait tout de suite qu’il était un véritable leader lorsqu’il était sur la glace. »

    Même si être élu capitaine des Spitfires le lie directement à Quenneville, personne ne confondrait Julien avec l’homme contre qui il dirigerait en finale de la Coupe Stanley près de 35 ans plus tard. Quenneville était un joueur au style un peu plus poli, tandis que Julien se fiait beaucoup plus à son intuition, son intelligence et sa robustesse sur la glace. Mais ils étaient tous deux respectés par leurs coéquipiers à Windsor.

    « Claude menait par l’exemple et Joel était plutôt un bon communicateur. Claude n’était peut-être pas aussi extraverti que Joel à l’époque, mais très efficace », a indiqué Dave Hannan, qui a joué avec les deux hommes à Windsor et qui a même habité avec Julien à son arrivée avec les Spitfires. « Il était francophone – il pouvait parler un anglais cassé. On a appris à se connaître. C’était un très bon gars avec une personnalité très discrète. »

    À sa dernière saison complète à Windsor, Julien a mené les Spitfires à la finale de la ligue en 1980, où ils ont cependant été balayés par les Petes de Peterborough, une équipe qui incluait entre autres le futur membre du Temple de la renommée Larry Murphy, et qui était dirigée par le futur gagnant de la Coupe Stanley Mike Keenan. À partir de ce moment-là, Julien a débuté une carrière de hockeyeur qui a à peine ressemblé à celle de Quenneville.

    Alors que Quenneville a disputé plus de 800 matchs dans la LNH avec cinq équipes, Julien a passé la majeure partie de sa carrière dans les ligues mineures – il a joué 14 matchs dans la LNH, tous avec les Nordiques de Québec. Leurs chemins se sont brièvement croisés dans la Ligue américaine, mais c’est véritablement à titre d’entraîneurs qu’ils se sont établis comme des gagnants.

    Même aujourd’hui, Julien se souvient encore de l’ombre de Quenneville dans laquelle il a dû jouer lorsqu’il est arrivé à Windsor.

    « Je suis arrivé par après, mais j’avais beaucoup entendu parler de lui, a mentionné Julien cette semaine. Il était perçu comme un héros dans cette ville. J’ai appris à le connaître un peu à travers les années, mais ça fait quelque temps déjà. Je crois qu’on était beaucoup plus jeunes à l’époque. »

    S’affronter pour le trophée le plus convoité du hockey est une chose que ni Quenneville ni Julien n’auraient même osé imaginer à l’adolescence. Mais ils y sont aujourd’hui grâce aux habiletés d’entraîneur qu’ils ont développées au cours des années, en plus des qualités de leadership qu’ils avaient déjà avec les Spitfires.

    « Ils adoraient tous les deux le sport. Ils ont tous les deux joué le plus longtemps qu’ils pouvaient. Les deux joueurs avaient la passion qu’il fallait pour comprendre la zone défensive et son importance primordiale », a ajouté Hannan, qui a disputé 15 saisons dans la Ligue nationale, incluant un court séjour avec l’Avalanche du Colorado à l’époque où Quenneville y était entraîneur adjoint. « Ça se voyait, de la façon dont ils se contenaient et dont ils traitaient les gens. Ils sont très humbles et toujours reconnaissants. Ça se voyait quand tu jouais au niveau junior avec eux. »

     

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