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CHI vs BOS

    Marian Hossa s’est trouvé un chez-lui à Chicago

    Par Corey Masisak - Journaliste LNH.com

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    Marian Hossa s’est trouvé un chez-lui à Chicago

    CHICAGO – À un certain moment de sa carrière, Marian Hossa s’est retrouvé à jouer pour cinq équipes différentes en six ans.

    Il a finalement trouvé son salut en gagnant une Coupe Stanley à Chicago en 2010 et la ville des vents est devenue son chez-lui.

    Mais même s’il est bien établi à Chicago, il devra peut-être avoir une petite discussion avec un de ses voisins.

    Hossa a joué pendant 34:18 mercredi lors du premier match de la finale de la Coupe Stanley que les Blackhawks ont gagné 4-3 en troisième période de prolongation et il est entré à maison dans la nuit seulement pour être réveillé plus tôt que prévu.

    « Pour dire vrai, je suis tombé endormi vers 3h. Et je me suis réveillé tôt, mon voisin ayant décidé d’utiliser sa perceuse », a confié Hossa jeudi au United Center. « Ce n’était pas agréable. J’espère qu’il a reçu le message pour la prochaine fois et qu’il ne fera pas de forage. Je me sens un peu fatigué aujourd’hui. Nous sommes chanceux, nous avons une journée de repos supplémentaire pour recharger nos batteries. »

    Pour un joueur déjà critiqué pour ses contre-performances en séries, Hossa s’est constitué une petite dynastie personnelle: c’est la quatrième fois en six ans que le Slovaque est de la finale de la Coupe Stanley.

    Il a été extraordinaire pour les Penguins en 2008, accumulant 12 buts et 26 points en 20 matchs pour aider son équipe à atteindre la finale après avoir été acquis d’Atlanta à la date limite des échanges.

    Les Penguins ont succombé aux mains des Red Wings de Detroit, l’équipe à laquelle il s’est joint la saison suivante en acceptant un contrat d’un an. Les Penguins ont pris leur revanche sur Hossa et les Red Wings en mettant la main sur la coupe et les performances de Hossa ont rappelé celles qu’il a offertes à Ottawa en début de carrière.

    Mais Hossa a changé le scénario, et peut-être sa réputation, la saison suivante quand il a remporté la coupe pour la première fois après avoir signé un contrat de 12 ans avec les Blackhawks. Et voilà qu’il a une occasion en or de repéter l’exploit trois ans plus tard.

    « On a dit que je choisissais de bonnes équipes quand j’étais joueur autonome, a rappelé Hossa. Mais j’ai maintenant un contrat de longue durée. Nous avons un groupe formidable ici. Nous avons trouvé une façon de retourner à la finale après une grande saison. »

    Les autres attaquants vedettes, notamment Patrick Kane et Jonathan Toews, ont peiné à produire avec régularité durant les séries et les Blackhawks ont survécu grâce à leur profondeur et à leur gardien Corey Crawfolrd, mais aussi au brio de Hossa et du défenseur Duncan Keith.

    Hossa a été l’attaquant le plus régulier. Il totalise sept buts et mène son équipe avec 15 points en séries en plus de constituer un élément important en désavantage numérique, où les Hawks ont été franchement exceptionnels avec seulement trois buts concédés en 59 occasions.

    Hossa a participé au but de la recrue Brandon Saad lors du premier match contre les Bruins de Boston et offert une de ses meilleures performances depuis le début des séries.

    Dans un trio complété par Toews et Saad ou Patrick Sharp, il a été le plus souvent opposé à ce qui constitue peut-être le plus redoutable trio défensif de la LNH en Patrice Bergeron, Zdeno Chara et Dennis Seidenberg. Or son trio a contrôlé le jeu pendant une bonne partie de la rencontre.

    Avec Hossa sur la glace à forces égales, les Blackhawks ont dirigé 30 tirs en direction ou à côté du filet contre 13 pour les Bruins.

    Bergeron, Brad Marchand et Jaromir Jagr, un trio qui se débrouille général très bien en temps de possession, ont dirigé une dizaine de tirs de moins que leurs adversaires. Hossa a été crédité de 10 tirs au but et de 16 tentatives en tout, plus que quiconque chez les deux équipes.

    « Hossa a été vraiment fort », a reconnu l’entraîneur Joel Quenneville. « Il a souvent été en possession de la rondelle et on peut toujours se fier à lui défensivement. »

    Chara et Hossa sont des amis personnels depuis leurs années au sein de la même formation junior en Slovaquie et ils sont même voisins à Trencin durant la saison morte. Hossa savait qu’il risquait de revoir son vieux pote en séries, et qu’il aurait tout un défi à relever.

    « Il est le plus gros sur la glace. Son bâton est tellement long », a-t-il dit du défenseur géant de 6 pieds 9 pouces. « Il va vous faire mal si vous ne vous déplacez pas, il va vous épingler dans la bande. Il faut s’assurer de bien bouger, ce n’est pas facile. Vaut mieux passer de l’autre côté quand c’est possible. »

    Il a fallu trois ans aux Blackhawks pour revenir en finale mais pour Hossa, il y a eu un contretemps. Ses séries 2012 ont pris fin prématurément à la suite d’un coup illégal à la tête de Raffi Torres, des Coyotes de Phoenix.

    Torres a écopé d’une longue suspension mais Hossa a dû vivre avec les séquelles d’une grave commotion cérébrale, un processus de réhabilitation qui s’est avéré plus long que prévu.

    « Je pense avoir pris la bonne décision en revenant ici (à la fin de juillet), a-t-il expliqué. Je suis revenu pour travailler. Dès que j’ai recommence à patiner et à faire des exercices sur glace, j’ai réalisé que je n’étais plus le même. Pour moi le lock-out a été une bonne chose et j’ai pu prendre quelques mois de plus pour me remettre en forme. Je faisais de la bicyclette, mais c’est juste pédaler.

    « À mon retour sur la glace, il y avait soudainement plein de joueurs qui patinaient autour de moi. C’était nouveau, la rondelle qui vient vers vous, il faut lancer, patiner, surveiller les autres joueurs. Je savais que je n’étais pas encore prêt. Le lock-out a été bon pour moi, j’ai pu prendre mon temps et j’étais prêt quand la saison a commencé. »

    Hossa a la réputation bien méritée d’être un des meilleurs attaquants au monde des deux côtés de la patinoire. Il n’a pas à transporter son équipe sur ses épaules chaque soir comme on s’y attendait à Ottawa ou Buffalo, mais à 34 ans, il en est encore capable.

    Il a encore du travail à faire mais son curriculum vitae commence à ressembler à celui d’un candidat au Temple de la renommée. Il approche les 500 buts et les 1000 points même s’il a passé le plus gros de sa carrière à une époque où il se marquait peu de buts.

    Ses 112 points en séries le classent au sixième rang parmi les joueurs actifs et une deuxième Coupe Stanley pour laquelle il aurait joué un rôle primordial ajouterait à sa crédibilité.

    « C’est un accomplissement d’être en finale, a rappelé Chara. Nous sommes très heureux pour lui qu’il s’y retrouve une troisième fois. Je le dis depuis longtemps: il est un des meilleurs joueurs de la ligue. »

    Hossa montre aussi des statistiques de joueur d’élite au niveau international avec 25 points en 15 matchs de la Slovaquie aux Jeux olympiques et 41 en 52 aux championnats du monde.

    On reparlera du Temple de la renommée plus tard. Pour le moment, Hossa vise une deuxième Coupe Stanley en quatre ans et apprécie d’être rendu aussi loin.

    « J’ai toujours aimé atteindre les finales, a-t-il dit. Jouer encore au hockey à ce stade de l’année est formidable et je l’apprécie vraiment. Je demeure en santé et je peux jouer à un haut niveau. Comme je l’ai dit, j’étais heureux de pouvoir redevenir le joueur que j’étais. Et me voilà! »

    Il aime bien aussi les Blackhawks et la ville de Chicago. En dépit de ses voisins parfois bruyants.

    « Oh oui, certainement », a-t-il répondu quand on lui a demandé s’il était heureux à Chicago. « J’ai surtout vécu ici pour, comment…, depuis quatre ans. C’est sûr que j’aime la ville, l’atmosphère qu’on y retrouve. C’est une grande équipe, une grande organisation. Je me sens vraiment chez moi ici. »

     

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