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CHI vs BOS

    Corey Crawford était fatigué, mais satisfait de la victoire

    Par Brian Hedger - Correspondant LNH.com

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    Corey Crawford était fatigué, mais satisfait de la victoire

    CHICAGO – Après avoir enfin vu le match se terminer grâce à un but dévié marqué à 12:08 de la troisième période de prolongation au United Center, mercredi soir, le gardien des Blackhawks de Chicago, Corey Crawford, a laissé sortir un grand soupir de soulagement à l’autre bout de la patinoire.

    Il a gardé son concentration élevé à son niveau maximal pendant 112:08, incluant 52:08 de jeu en prolongation. Il a réalisé 51 arrêts, dont 29 en périodes supplémentaires, un match qui semblait s’étirer depuis une éternité et qui a donné l’impression que l’on assistait à deux parties séparées.

    Crawford était un gardien épuisé, mais il a enfin eu la chance de baisser sa garde, après un gain épique des Blackhawks par la marque de 4-3, eux qui sont revenus de l’arrière face aux Bruins de Boston à l’occasion du match numéro 1 de la finale de la Coupe Stanley 2013.

    « C’est, hum… c’est légèrement épuisant », a dit Crawford après coup, assis à son casier, trop fatigué même pour manger une barre énergétique offerte par un des préparateurs physiques des Blackhawks. « J’étais épuisé. Je ne vous mentirai pas. J’essayais juste de me dire qu’il me fallait faire le prochain arrêt et qu’on marquerait sur le tir suivant. C’est sensiblement ce que je me suis répété durant toute la prolongation. »

    Les Bruins, une équipe acharnée qui est très similaire aux Blackhawks, l’ont certainement gardé occupé. Il y a eu une multitude de « prochains tirs » avec lesquels s’inquiéter et à garder hors du but, ce qu’il a fait sur la plupart. Sur quelques autres toutefois, les poteaux ont fait leur part tandis que pour certains, un coéquipier se chargeait de dégager le disque de l’enclave.

    C’était une expérience éprouvante pour chaque joueur sur la patinoire, mais spécialement dans le cas des gardiens Crawford et Tuukka Rask, des Bruins de Boston, qui a réalisé des arrêts qui ont laissé les gens pantois à se demander comment la rondelle ne s’était pas retrouvée au fond du filet.

    Crawford, cependant, n’était pas du lot. Il n’a pas eu suffisamment de temps pour penser à de telles choses et préfère ne pas penser ainsi de toute façon.

    « Non, pas du tout », a dit Crawford lorsqu’on lui a demandé comment les Bruins ont échoué à mettre un terme au match malgré de nombreuses opportunités en or durant le jeu en surtemps. « Mon travail est de garder le fort, je ne veux pas commencer à douter de moi en prolongation. Vous devez effectuer le prochain arrêt sinon c’est terminé, donc vous devez rester concentré sur tout et vous assurer que le tir suivant n’entre pas. »

    Une séquence survenue à la fin de la deuxième période de prolongation en est le parfait exemple.

    Les Bruins bénéficiaient de leur deuxième jeu de puissance en prolongation parce que Chicago avait eu trop d’hommes sur la glace, mais Crawford, avec un peu de chance, a empêché Boston de mettre un terme au match. Le défenseur Zdeno Chara, qui détient le record du tir le plus puissant de la LNH, y est allé d’une longue frappe tout juste à l’intérieur de la ligne bleue entre les deux cercles et le disque a frappé le poteau droit, avant de glisser derrière Crawford à travers son demi-cercle.

    Milan Lucic n’est pas arrivé à obtenir un tir au filet de près sur le retour, avec Crawford qui plongeait pour harponner le disque, mais l’attaquant a repris possession derrière le filet. Lucic a glissé le disque hors d’atteinte de Duncan Keith, vers Patrice Bergeron dans le cercle droit et celui-ci a décoché un tir que Crawford a paré, tout en tombant sur ses genoux pour refermer l’ouverture près du poteau droit.

    Les Bruins n’ont pas obtenu d’autre tir au filet avant la fin de l’engagement et Chicago a tué le reste de la punition pour débuter la troisième période de prolongation, soit 1:07 d’avantage numérique restant.

    « Nous sommes parvenus à tuer cette punition, a dit Crawford. Nous avons eu un peu de chance avec le poteau, mais nous sommes parvenus à tuer la pénalité lors de la période suivante. Ça nous a permis de reprendre un peu l’initiative du match. »

    Le capitaine des Blackhawks Jonathan Toews a résumé la soirée de travail de Crawford un peu différemment.

    « Vous ne pouvez même pas transmettre cela en mots, a dit Toews. Il a fait des arrêts incroyables. Vous savez que vous avez besoin de quelques gros arrêts. Un a touché le poteau. À quelques reprises nous avons accordé trop de chances en contre-attaque. Il était là à chaque fois. Nous sommes passés près de nous sauver avec le match à quelques occasions, mais nous avons besoin qu’il fasse ce genre d’arrêt pour que le match se poursuive. »

    Crawford n’avait besoin que d’un but de la part des joueurs vêtus de rouge et noir. Après tout, on s’approchait de l’heure pour aller au lit. Questionné à savoir s’il regardait des matchs de ce genre lorsqu’il était un jeune partisan, Crawford a secoué la tête et a esquissé un sourire.

    « Je ne pense pas que je veillais assez tard pour regarder ce genre de match, a dit le gardien. Je suis tellement content que nous ayons finalement marqué. »

    Il y a un an, Crawford s’est retrouvé à l’autre bout du spectre, allouant trois buts gagnants en prolongation de la série quart de finale de l’Association de l’Ouest face aux Coyotes de Phoenix sur des tirs qu’il aurait normalement du arrêter, et les Blackhawks sont retournés à la maison un peu trop tôt pour une deuxième année de suite.

    Cette saison, il a utilisé ces buts en prolongation qui le hantaient comme source de motivation et cela a marché tout au long de la saison. Crawford et Ray Emery ont remporté le trophée Williams Jennings remis à l’équipe qui accorde le moins de buts et Crawford a continué à impressionner à mesure que son équipe progressait en séries éliminatoires de la Coupe Stanley 2013.

    « C’est la même histoire chaque année », a dit l’attaquant Patrick Sharp des Blackhawks. « Vous pouvez prendre les déclarations de chaque victoire en séries. Il a été solide pour nous. Il a fait les arrêts clés dans des situations opportunes et je pense que l’on peut arrêter de poser les questions à savoir s’il est le gardien numéro un. »

     

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