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CHI vs BOS

    Touchette : Le bon, le bélier et le survivant

    Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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    Touchette : Le bon, le bélier et le survivant

    Si la finale de la Coupe Stanley, cuvée 2012, entre les Kings de Los Angeles et les Devils du New Jersey a surgi d'une boîte de Cracker Jack, celle entre les Blackhawks de Chicago et les Bruins de Boston était nettement plus prévisible.

    Elle était au menu de plusieurs observateurs avertis ou non.

    Les Hawks, toute l'année durant, ont régné sur l'Ouest alors que les Bruins sont quasiment imbattables depuis qu'ils ont frôlé l'élimination face aux Maple Leafs de Toronto lors du premier tour.

    Cela dit, cette finale met en présence trois individus, qui, envers et contre tous, auront confondu ou surpris les sceptiques.

    Je veux parler du bon, du bélier et du survivant.

    Commençons avec le bon: Tuukka Rask.

    Un mot, un seul, suffit à résumer son rendement depuis le début des séries: Wow !

    Lorsque Tim Thomas, le gardien au style peu orthodoxe mais combien efficace, a annoncé son intention de prendre une année sabbatique, ils ont été nombreux à poser un regard perplexe sur Rask.

    Remplacer un gardien numéro un est une chose, mais remplacer un gardien, qui a mené son équipe à la conquête de la Coupe Stanley pour la première fois en près de 40 ans en est une autre.

    À Boston, Thomas est presque devenu une légende.

    Or plus personne ne parle de lui. Non seulement Rask le remplace à merveille, mais il se veut désormais un sérieux candidat au trophée Conn Smythe remporté par ... Thomas en 2011.

    Rask n'est pas la seule raison, qui explique la présence des Bruins en finale, mais il est certainement l'une des principales.

    Fort comme deux

    Le bélier ? J'ai nommé l'attaquant Bryan Bickell, des Hawks.

    Bickell est une révélation depuis le début des présentes saisons.

    Parce qu'il est fort comme deux, parce qu'il frappe dur et aussi parce qu'il n'hésite jamais à se camper devant le filet adverse, il fait saliver bien des équipes, y compris le Canadien, qui aimerait bien encadrer ses jeunes et talentueux attaquants de joueurs plus costauds.

    Des coups, Bickell, 27 ans, est capable d'en prendre et d'en donner.

    La zone payante ne lui fait pas peur. Il s'y installe comme s'il était chez lui.

    L'avez-vous vu aller contre les Wings et les Kings ? Un bulldozer sur patins.

    Bickell, à moins que les Hawks lui proposent une offre qu'il ne pourra refuser d'ici là, sera joueur autonome sans compensation à la fin de l'année et il y a fort à parier que Marc Bergevin, qui a fait ses classes dans l'organisation des Hawks, l'aura dans sa mire. Bergevin et beaucoup d'autres directeurs-généraux.

    En attendant, Bickell, une aubaine avec son salaire inférieur à 600,000$, continue d'étonner la galerie. Avant la finale, il totalisait déjà huit buts et cinq mentions d'aide pour 13 points en 17 matches, lui qui a récolté au moins un point dans chacun des matches de la série contre les Kings.

    Les séries éliminatoires servent souvent de tremplin à des athlètes méconnus.

    Celles de cette année auront sorti Bickell de l'anonymat.

    Qui eût cru, il y a à peine quelques mois, que Bickell ferait possiblement l'objet d'une course au trésor, cet été ?

    Serait-il encore en poste ? 

    Et qui donc est le survivant ? Si vous avez répondu Claude Julien, vous avez frappé dans le mille.

    Je pose la question: Est-ce que Julien serait encore l'entraineur des Bruins si ses joueurs, avec moins de dix minutes à écouler en troisième période, n'avait pas réalisé l'improbable en surmontant un recul de 4-1 dans le dernier match de leur série contre Toronto ?

    Rien de moins sûr. Comme quoi, le sort d'un entraineur tient parfois à un fil ou deux.

    Pour une raison ou une autre, on a souvent l'impression que Julien, malgré une feuille de route impressionnante, est souvent à une défaite ou encore à une élimination près d'être licencié.

    Quand les Bruins traversent une mauvaise période, il est aussitôt pointé du doigt. Et quand ils roulent à fond de train, son travail passe inaperçu.

    L'homme, vraisemblablement, a plusieurs vies.

    À Boston ou ailleurs, il faudrait peut-être cesser de parler d'un entraîneur, qui vit sur la corde raide.

    Le temps est venu de parler d'un entraineur, qui appartient à l'élite.

    Lui reconnaître un certain mérite serait la moindre des choses.

    En sept

    En terminant, je choisis les Hawks pour remporter la Coupe. En sept.

    Je le dis sur le bout des lèvres car j'avais prédit une finale entre les Hawks et les Penguins. Et parce que les Bruins ont battu Crosby, Malkin et compagnie une main dans le dos, je n'oserais pas parier mon vieux cabanon là-dessus.

    Pas même mes vieilles sandales.

     

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