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CHI vs BOS

    Jaromir Jagr de retour en finale de la Coupe Stanley 21 ans plus tard

    Par Corey Masisak - Journaliste LNH.com

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    Jaromir Jagr de retour en finale de la Coupe Stanley 21 ans plus tard

    CHICAGO – Le soir où Jaromir Jagr a déjoué quatre joueurs des Blackhawks de Chicago pour marquer un des buts les plus mémorables de sa carrière à l’ancien Civic Arena, George et Sandy Saad étaient à cinq moins et un jour d’accueillir un future joueur de la LNH dans leur famille.

    Brandon Saad a grandi à Gibsonia, en Pennsylvanie, à environ une demi-heure au Nord de Pittsburgh, où Jagr et les Penguins jouaient à l’Igloo. Saad est maintenant une recrue de 20 ans des Blackhawks, et fera face à Jagr et aux Bruins de Boston en finale de la Coupe Stanley.

    Il s’agira d’une première présence en grande finale pour Jagr depuis qu’il avait aidé les Penguins à vaincre les Blackhawks en quatre matchs en 1992.

    « Ça fait très longtemps, mais c’était tellement une série et un parcours importants pour moi parce qu’on a gagné. Je me souviens de presque tout, a déclaré Jagr. Lors du premier match, on tirait de l’arrière 4-1 à mi-chemin dans la rencontre et je croyais qu’on n’avait pas vraiment de chances de l’emporter. Ils ont joué du très bon hockey. Ils ont fait de l’échec avant et on commettait beaucoup d’erreurs. Mais soudainement, alors qu’il restait cinq minutes à faire, on tirait de l’arrière par un but et j’ai été chanceux de marquer un très beau but et ensuite Mario [Lemieux] nous a gagné le match avec je pense 10 ou 15 secondes à jouer. Même si ce n’était que le premier match, c’était vraiment un match clé. »

    Jagr était très jeune à l’époque et arborait sa célèbre coupe Longueuil alors qu’il contournait les défenseurs pour inscrire des buts dignes des faits saillants des bulletins de nouvelles du sport. Son but lors du match no 1 contre les Blackhawks a été marqué lorsqu’il a intercepté une passe avant de se défaire de trois joueurs et d’utiliser son coéquipier Shawn McEachern comme écran pour déjouer le gardien Ed Belfour et créer l’égalité 4-4.

    Après avoir été davantage un joueur de soutien à sa saison recrue en 1990-91, le parcours de Jagr jusqu’à la gloire est devenu inévitable lors des séries de 1992, quand il a terminé au troisième rang des Penguins avec 11 buts et quatrième avec 24 points en 19 matchs.

    Pittsburgh était l’équipe favorite en 1993, mais les Islanders de New York ont surpris les Penguins en deuxième ronde. Ils sont passés bien près d’atteindre la finale de la Coupe Stanley à nouveau en 1996, mais cette fois ce sont les Panthers de la Floride qui les ont surpris. La carrière de Jagr a progressé, alors qu’il accumulait les titres de meilleur pointeur et de joueur le plus utile à son équipe. Retourner en finale de la Coupe s’est avéré assez difficile – jusqu’à aujourd’hui.

    « Les premières années que je l’ai gagnée, surtout la première année, j’avais 18 ans et je ne parlais pas beaucoup l’anglais, a dit Jagr. C’était la première fois que je m’éloignais de mon pays pendant plus de 10 mois – et probablement pendant encore plus longtemps que 10 mois parce que j’ai dû partir tout de suite après le repêchage. J’avais un peu le mal du pays. On gagnait et gagnait et gagnait et ensuite on est allé en finale.

    « Quand tu es jeune, tu ne penses pas vraiment au fait que ce soit vraiment difficile. Évidemment tu dois te trouver au sein d’une bonne équipe, mais tu peux aussi faire partie d’une bonne équipe sans que ça garantisse une participation à la finale. Tu ne dois pas avoir de blessés et tu dois jouer ton meilleur hockey pendant ces deux mois. »

    L’aventure de Jagr avec les Penguins s’est terminée sur une mauvaise note, tout comme celle avec les Capitals de Washington. La deuxième moitié de sa carrière a été moins tumultueuse, mais des arrêts à New York et Philadelphie – avec un petit séjour dans la KHL entre les deux – ne l’a pas vraiment rapproché d’un autre championnat.

    Il s’est entendu avec les Stars de Dallas pendant la saison morte, mais alors que l’équipe éprouvait des difficultés, Jagr a eu l’occasion de s’amener avec un groupe prétendant à la Coupe Stanley avant la date limite des transactions. Les Bruins avaient raté quelques chances d’ajouter des joueurs comme Brenden Morrow et Jarome Iginla sur le marché des échanges, mais ils voulaient Jagr – même si le principal intéressé à eu besoin qu’on le convainc de ce fait.

    « Pour être honnête, j’étais sous le choc, a mentionné Jagr. Je pensais que j’allais rester à Dallas. C’était en quelque sorte une décision de dernière minute de la direction. Je ne crois pas que plusieurs équipes savaient que j’allais être échangé. Quand ils me l’ont appris ce matin-là, d’abord des hauts dirigeants de Dallas m’ont rencontré avant que je parle avec ceux de Boston. Ils m’ont dit que j’allais être échangé et que ça m’appartenait.

    « Quand j’ai discuté avec Boston, vous pouvez leur demander, j’ai posé la question environ trois fois, ‘Êtes-vous certains de vouloir de moi?’ Ils ont dit oui, alors me voici. [...] Je voulais simplement m’en assurer. Je ne voulais pas rejoindre une équipe qui ne voulait pas de moi. Je ne voulais pas me joindre à une équipe où je serai un peu inutile. Je préfèrerais ne pas jouer. »

    Il n’y a pas de doute que Jagr puisse encore jouer. Il a inscrit 16 buts et amassé 35 points cette saison en 45 matchs. Il a été muté au sein du deuxième trio des Bruins aux côtés de Patrice Bergeron et Brad Marchand, et peut encore protéger la rondelle en zone offensive comme seuls quelques joueurs peuvent le faire.

    Jagr est un vétéran établi maintenant, le gars qui sert de modèle aux autres joueurs. Saad a grandi en regardant Jagr jouer quand il était jeune. Le capitaine de Chicago Jonathan Toews voulait l’imiter quand il assistait à des camps de hockey estivaux.

    Même Michal Rozsival, qui à 34 ans est un des « vieux » des Blackhawks, a vu Jagr comme un mentor lorsqu’il est arrivé à Pittsburgh en 1999.

    « Il était dominant quand il était plus jeune. Son éthique de travail, il a été capable de préserver son jeu à un très bon niveau, encore au niveau de la LNH, a dit Rozsival. Il n’est peut-être plus aussi rapide qu’il l’était. Mais il est encore solide, il a un super sens du hockey. Il peut encore créer des jeux et il est très dangereux. Il a toujours un bon lancer. Il est encore un excellent joueur de hockey. »

    « C’est un joueur spécial, a ajouté Saad. Évidemment il a des tonnes d’habiletés, mais je crois que son éthique de travail est la raison qui explique pourquoi il est encore là. »

    Jagr est maintenant âgé de 41 ans. Il a toujours les cheveux longs, mais pas au point de couvrir son nom à l’arrière de son jersey comme à l’époque. Quand Jagr s’est assis au podium devant les journalistes mardi, il était clair qu’un des signes de son âge avancé avait été dissimulé – la barbe poivre et sel qu’il a arborée pendant les trois premières rondes des séries avait été teinte en brun.

    Il a toujours été un joueur fascinant en entrevue. Lors de ses meilleurs jours, comme mardi, Jagr est charmant, s’adonne à l’autodérision – par exemple, lorsqu’on lui a dit que Toews avait modelé son jeu sur le sien, Jagr a répliqué: ‘Alors vous devrez lui dire de ralentir un peu. Il est trop rapide pour moi’ – introspectif et instructif.

    Et oui, il est aussi capable de rire de sa coupe Longueuil légendaire.

    « C’est ma personnalité. J’aime avoir du plaisir, a déclaré Jagr. Évidemment, les médias américains ne me connaissent pas vraiment, mais les médias tchèques savent que j’aime m’amuser. J’aime faire des blagues. Je sais que ce n’est pas facile d’avoir 41 ans, mais je ne crois pas que l’âge soit important. Tant que tu aimes le sport et que tu es prêt à travailler très fort à tous les jours et plus fort que les autres gars, tu peux jouer.

    « Quand j’avais les cheveux longs, je ne dirais pas que c’était à la mode, mais je n’étais pas le seul qui avait cette coupe. Peut-être pas aussi longue, mais beaucoup de joueurs l’arboraient. Maintenant c’est une mode différente, mais ça va revenir. Tout revient. Dans 10 ans, vous allez revoir des gars avec cette coupe. »

     

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