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CHI vs BOS

    Jonathan Toews ne se soucie pas trop de sa disette offensive

    Par Brian Hedger - Correspondant LNH.com

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    Jonathan Toews ne se soucie pas trop de sa disette offensive

    CHICAGO – C’est arrivé pendant un jeu de puissance lors du match no 5 de la demi-finale de l’Ouest, entre les Blackhawks de Chicago et les Red Wings de Detroit.

    Jonathan Toews a effectué un tir puissant qui a touché au masque du gardien Jimmy Howard avant de terminer sa course dans le coin supérieur droit du filet – et c’est le seul but que le capitaine des Blackhawks a marqué depuis le début des séries 2013.

    Pensez-y une seconde.

    Toews, qui a remporté le trophée Conn Smythe en 2010 à titre de joueur le plus utile à son équipe en séries, n’a touché la cible qu’une fois sur 51 lancers ce printemps. Malgré tout, son équipe a tout de même réussi à se rendre en finale de la Coupe Stanley, où elle affrontera les Bruins de Boston dès mercredi au United Center pour le match no 1 (20 h 00 HE; RDS, CBC, NBC). Ça illustre bien la profondeur des Blackhawks cette année, et à quel point Toews a grandi en tant qu’individu, coéquipier et capitaine.

    « Il y a beaucoup de gens de l’extérieur qui t’observent, et les choses faciles à remarquer sont quand tu marques des buts ou quand tu récoltes des points, a dit Toews mardi. Je veux dire, au final c’est comme ça que tu gagnes des matchs, en marquant des buts, mais je pense quand même avoir fait de bonnes choses dans mon jeu, [et] que ça pourrait soudainement changer [lors du match no 1]. Je pourrais inscrire quelques buts et du jour au lendemain, plus personne ne se soucierait de ça. C’est simplement de cette façon que ça fonctionne. Et je sais que c’est comme ça que ça fonctionne, alors je ne m’en fait pas trop. »

    Mais il y a quelques années, son manque de production à l’attaque l’aurait inquiété.

    Toews est encore fier d’être le joueur le plus travaillant de l’équipe à l’année longue. Il veut toujours mener par l’exemple, mais la différence maintenant, c’est que l’exemple a changé.

    En 2010, Toews avait terminé au premier rang des Blackhawks en séries avec 29 points (sept buts, 22 aides) en 22 matchs. Cette année, il n’a pas seulement été critiqué pour avoir perdu son sang-froid à cause des attaquants des Red Wings Henrik Zetterberg et Pavel Datsyuk, mais également parce qu’il n’a amassé que huit points pour ajouter à son seul but.

    Mais d’évaluer sa contribution à ce parcours des Hawks en séries en ne considérant que le peu de points qu’il a récoltés serait une erreur. Toews mène les attaquants de Chicago pour le temps de glace (21:02), est toujours le meilleur des siens au cercle des mises en jeu (53,1 pour cent) et présente un différentiel de plus-4 – comparativement au différentiel de moins-1 qu’il a affiché lorsqu’il a gagné le trophée Conn Smythe. Sa production offensive est en baisse depuis 2010, mais les impondérables y sont toujours – vous n’avez qu’à demander à ses coéquipiers.

    « Je crois définitivement que tu mûris en vieillissant, a mentionné le défenseur Duncan Keith. Je crois que tu acquiers cette expérience et que tu comprends que ça ne va pas toujours fonctionner pour toi et que tout le monde ne va pas toujours avoir la même opinion de toi. Je pense qu’il a fait du bon travail pour garder la tête froide et c’est ce qui fait de lui un si bon joueur. »

    L’ailier droit étoile Patrick Kane a quant à lui remarqué un autre changement chez « Captain serious ».

    « Je ne crois pas que les choses l’affectent autant qu’avant, a déclaré Kane. Il travaille aussi fort que n’importe qui et je pense qu’il le sait. Il a très bien joué pour nous depuis le début des séries et même si les buts ne sont pas là, il a très bien fait dans plusieurs autres aspects du jeu... le désavantage numérique, le jeu de puissance, les mises en jeu. Il joue dans toutes les situations et c’est en grande partie grâce à lui qu’on s’est rendu jusqu’ici. »

    Un bon exemple est le but que Kane a marqué en deuxième période de prolongation lors du match no 5 de la finale de l’Ouest, qui a permis aux Blackhawks d’éliminer les Kings de Los Angeles et champions en titre de la Coupe Stanley. Après que Bryan Bickell eut poussé la rondelle en territoire des Kings, Toews était là pour la récupérer et créer un 2-contre-1 avec Kane.

    Sa passe n’était pas parfaite, mais elle était suffisamment bonne pour que Kane effectue un tir sur réception et fasse bouger les cordages pour mettre fin à la série. Toews aurait pu prendre le tir lui-même, mais passer était le meilleur jeu à faire. Alors il l’a fait.

    C’est ce genre de choses que font les joueurs comme Toews, et c’est pour cela qu’ils gagnent si souvent.

    « Je pense qu’il est toujours le même joueur, mais qu’il s’est simplement amélioré, a ajouté Kane. Il a amélioré beaucoup de choses depuis [2010]. Je pense qu’on l’a tous fait. À chaque année qui passe, je crois qu’il devient un meilleur leader, et cette année c’est la même chose. »

    Mais est-ce que Toews a changé ne serait-ce qu’un peu depuis qu’il a reçu la Coupe des mains du commissaire de la LNH, Gary Bettman, à Philadelphie il y a trois ans?

    « Pour être honnête avec vous, je me suis posé la même question quand ça allait moins bien [pour moi] et que je ne semblais pas contribuer comme je l’aurais voulu en séries, a dit Toews. Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, mais je pense qu’au final, je n’ai pas laissé [les critiques] m’atteindre ni faire mal à ma confiance. »

    Ce n’est peut-être pas la réponse que certains s’attendaient à entendre, mais ça importe peu pour Toews.

    « Je ne sais pas comment c’est perçu, a-t-il déclaré. Je sais que tout le monde a des moments plus difficiles, et j’essaie de rester positif le plus possible. Je ne crois pas qu’il y ait du temps pour un quelconque moment de faiblesse en séries. Si tu ne marques pas, si quelque chose ne va pas bien, il n’y a que toi qui puisses trouver un moyen d’en retirer du positif pour aider ton équipe de n’importe quelle autre façon. »

    Et c’est exactement ce qu’il fait depuis le début du printemps.

    « Je ne crois pas qu’il y ait du temps pour s’asseoir et s’apitoyer sur son sort et perdre toute confiance en soi, a mentionné Toews. Je pense que c’est pour ça que je prends mon rôle de capitaine de cette équipe autant au sérieux. Il faut vraiment que tu sois tout sauf égoïste. Je n’arrête pas de le répéter, mais si tu ne marques pas de buts ou que tu n’arrives pas à contribuer offensivement comme tu le voudrais, tu ne peux pas laisser ça t’affecter. Il y a beaucoup d’autres choses que tu puisses faire pour aider ton équipe. C’est ce que j’ai essayé de faire. »

     

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