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CHI vs BOS

    Le directeur général des Bruins Peter Chiarelli a appris son travail à Ottawa

    Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com

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    Le directeur général des Bruins Peter Chiarelli a appris son travail à Ottawa

    La saison 1998-99 a été marquante dans l’histoire des Sénateurs d’Ottawa. Après des années de misère depuis leur entrée dans la LNH en 1992, ils ont établi des records de concession pour les victoires (44) et les points au classement (103) avant d’être lessivés en quatre matchs par les Sabres de Buffalo en première ronde des séries.

    Cette saison a constitué un virage dans l’histoire de cette jeune concession mais elle a aussi vu l’adjoint au directeur général Ray Shero quitter pour Nashville. Puis à la fin de la campagne, ce fut au tour du directeur général Rick Dudley de partir pour Tampa un peu plus d’un an après avoir accepté son poste à Ottawa. Soudainement les responsabilités devenaient celles du nouveau dg Marshall Johnston et de son bras droit Trevor Timmins. L’expérience des deux hommes provenait surtout du dépistage de sorte que les Sénateurs ont décidé d’engager quelqu’un d’autre pour s’occuper des tâches légales et administratives.

    Ils ont fixé leur choix sur Peter Chiarelli, alors âgé de 35 ans, originaire d’Ottawa, avocat et agent de joueurs, qui est aujourd’hui parmi les meilleurs directeurs généraux de la LNH et pourrait gagner une deuxième Coupe Stanley en trois ans à Boston.

    « Nous avons cru avoir besoin de quelqu’un qui s’occuperait des contrats et des affaires au jour le jour », se rappelle Timmins, aujourd’hui directeur du recrutement amateur chez le Canadien. « C’est ainsi que Peter est passé de l’autre côté de la barrière. Il s’occupait des contrats et des autres affaires légales. »

    Chiarelli était déjà un nom connu à Ottawa. Son père, Frank, avait été un joueur collégial étoile à RPI, et son oncle, Bob, avait brillé à l’université Clarkson avant de devenir député provincial puis maire d’Ottawa. Un autre oncle, Jim, a été l’entraîneur-chef de l’équipe de football de l’Université d’Ottawa.

    Avant de se joindre aux Sénateurs, Chiarelli avait été agent de joueurs et il avait pratiqué le droit commercial en compagnie de l’agent bien connu Larry Kelly, démontrant déjà un don pour des tâches variées qui le servirait si bien plus tard. Gradué de Harvard, où il a été le capitaine de l’équipe de hockey, il a eu comme co-chambreur Mark Carney, qui a été gouverneur de la Banque du Canada jusqu’à tout récemment, quand il est devenu le premier étranger à la tête de la Banque d’Angleterre.

    « Dès le premier jour il était destiné à un rôle de dirigeant, soutient Kelly. Il a eu une éducation remarquable à Harvard, il connaît le sport et il a un œil exceptionnel pour dénicher le talent, ce qu’il a clairement démontré à Boston. »

    Chiarelli a effectué tout un virage dans sa carrière quand il est passé de représentant des joueurs à celui qui leur faisait signer des contrats. Il a dû plonger tête première dans un petit marché qui le forçait à limiter les dépenses, ce qui l’a amené à apprendre les avantages du dépistage en compagnie de Johnston et Timmins.

    « Il avait travaillé avec Larry Kelly et étudié à Harvard. Nous étions impressionnés par tous ses atouts », se souvient Jarmo Kekalainen, le directeur général des Blue Jackets de Columbus qui était alors adjoint à Ottawa. « Ce qui m’a impressionné le plus c’est sa connaissance du hockey. Quand il a commencé à écrire des rapports sur les joueurs qui devaient signer un contrat, on pouvait voir qu’il avait longuement réfléchi à son affaire et qu’il avait un bon œil pour le talent. »

    C’est pendant son séjour avec les Sénateurs que ceux-ci ont mis la main sur les jeunes Alexei Yashin, Vyacheslav Prospal, Daniel Alfredsson et Marian Hossa. C’était à Chiarelli de les retenir à Ottawa, mais son plus grand apport aux succès de l’équipe a peut-être été le rôle qu’il a joué dans un échange qui allait changer le cours de l’histoire de la concession.

    Lors du repêchage de 2001, les Sénateurs ont cédé Yashin aux Islanders de New York en échange du défenseur Zdeno Chara, de l’attaquant Bill Muckalt et du meilleur choix des Ialanders, le deuxième en tout, qui s’est avéré être Jason Spezza. Charra et Spezza sont devenus des joueurs étoiles et ont formé le noyau d’une puissance de la LNH qui a terminé au premier rang du classement général en 2003.

    Cet échange n’aurait peut-être jamais été complété sans Chiarelli.

    « Nous étions tous réfugiés dans une chambre d’hôtel à essayer de conclure quelque chose, raconte Timmins. Je ne suis pas du genre à veiller tard. J’ai besoin de ma nuit de sommeil pour être prêt au repêchage. Peter est un de ceux qui a passé la nuit dans la suite du directeur général, disponible pour toutes les questions de contrat et prêt à aider Marshall.

    « C’a été un des meilleurs échanges de l’histoire de l’équipe. C’a vraiment changé la donne. »

    Chiarelli est devenu un élément clé chez les Sénateurs, une équipe qui opérait déjà sous le plafond salarial que la ligue allait instaurer formellement en 2005.

    « Nous n’étions même pas au plancher », se rappelle Jacques Martin, l’ancien entraîneur des Sénateurs qui convient que les contraintes budgétaires ont préparé Chiarelli à composer avec les obligations du plafond salarial. « C’est une réalité aujourd’hui: parce que votre joueur vedette accapare un tel pourcentage de votre masse salariale, il faut compenser par de jeunes joueurs dans un quatrième trio et de la profondeur en défense. »

    Quand Johnston s’est retiré en 2002 et que Timmins et Kekalainen sont partis à peu près en même temps, Chiarelli a été promu adjoint au nouveau directeur général John Muckler, une occasion unique d’ajouter à son expérience.

    « Les portes se sont ouvertes pour Peter, rappelle Timmins. John est un type formidable mais il n’est pas à l’ordinateur et ne fait pas dans la paperasse. Il est vraiment de la vieille école. C’est donc Peter qui s’est occupé de tout ça. C’est probablement là qu’il a développé ses capacités de dirigeant. »

    En mai 2006, quelques semaines après avoir terminé au dernier rang de la division Nord-Est, les Bruins ont fait appel à Chiarelli. Sa relation avec Chara a porté fruit lorsqu’un de ses premiers gestes comme directeur général a été de faire signer un contrat au défenseur format géant devenu joueur autonome. En 2011, c’est bel et bien son équipe, avec Chara comme capitaine, qui a ramené une première Coupe Stanley à boston depuis 1972.

    Et deux ans plus tard, Chiarelli et ses Bruins sont de retour en grande finale.

    « Peter a connu quelques directeurs généraux (à Ottawa). Il était aux premières loges pour voir l’évolution de notre équipe, explique Martin. C’est un diplômé d’Harvard qui a appris rapidement le business et qui a connu beaucoup de succès, aussi bien au repêchage que par ses acquisitions. C’est une combinaison qui a fait la réussite de leur organisation. »

     

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