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CHI vs BOS

    Aperçu de la finale de la Coupe Stanley entre les Blackhawks et Bruins

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    Aperçu de la finale de la Coupe Stanley entre les Blackhawks et Bruins

    Blackhawks de Chicago

      Rang: 136-7-577 Pts.

    Bruins de Boston

      Rang: 428-14-662 Pts.

    La grande finale de la Coupe Stanley 2013 opposera deux des six équipes originales de la LNH pour la première fois depuis 1979.

    Cette année-là, le Canadien de Montréal avait éliminé les Rangers de New York en cinq rencontres pour remporter un quatrième championnat consécutif.

    La finale de cette année opposera les Bruins de Boston aux Blackhawks de Chicago. Les Bruins ont gagné la finale de l’Association de l’Est en battant les Penguins de Pittsburgh quatre fois de suite, tandis que dans l’Ouest, les Blackhawks ont sorti les champions en titre, les Kings de Los Angeles, en six matchs grâce à leur victoire de 4-3 remportée en deuxième période de prolongation samedi. Les deux finalistes viseront un deuxième titre rapproché. Les Hawks avaient défait les Flyers de Philadelphie en six matchs en 2010 et les Bruins avaient mis la main sur la Coupe la saison suivante à l’issue d’une bataille de sept matchs face aux Canucks de Vancouver.

    La première rencontre de la finale sera présentée mercredi au United Center de Chicago (20h HE; RDS, CBC, NBC).

    Même s’ils font partie de la LNH depuis sa création, les Bruins et les Blackhawks vont s’affronter pour la septième fois seulement en séries éliminatoires, la dernière remontant aussi loin qu’en 1978, quand les Bruins avaient éliminé leurs rivaux en quatre matchs d’affilée en première ronde.

    Les deux équipes ne se sont pas affrontées en saison régulière, conséquence du calendrier réduit de 48 matchs en raison du lock-out dans la LNH.

    Les Blackhawks peuvent être établis favoris après avoir terminé au premier rang du classement général 15 points devant les Bruins (77-62), quatrièmes dans l’Est.

    Les deux adversaires ont suivi un parcours assez similaire dans cet exigeant marathon qui mène à la grande finale. Les deux ont dû survivre à un septième match, les Bruins contre les Maple Leafs de Toronto en première ronde et les Blackhawks face aux Red Wings de Detroit en deuxième, mais ont été plutôt dominants dans les deux autres rondes.

    Les deux équipes se ressemblent aussi sur la patinoire, comptant chacune sur un gardien jouant à un niveau élite, un groupe de défenseurs complémentaires capables de bien faire des deux côtés de la patinoire, et de la profondeur en attaque avec des joueurs capables de changer l’allure d’un match dans chaque trio.

    Tout semble donc en place pour une grande finale de la Coupe Stanley.

    Attaquants

    Les Blackhawks peuvent compter sur quatre attaquants de classe mondiale et la possibilité de les déplacer dans ses deux premiers trios procure de belles options à l’entraîneur Joel Quenneville. Jonathan Toews se retrouve le plus souvent avec Marian Hossa et Patrick Kane avec Patrick Sharp.

    Hossa a été le plus constant depuis le début des séries et Sharp a marqué plusieurs buts. Toews et Kane en ont arraché par moments, mais ce dernier a réussi un tour du chapeau lors du dernier match contre les Kings de Los Angeles en finale de l’Ouest et Toews a préparé le troisième but de son coéquipier en deuxième période de prolongation.

    Mais l’étoile des étoiles jusqu’ici a été le robuste Bryan Bickell, qui a montré qu’il était capable de compléter le jeu des joueurs vedettes en plus d’apporter une contribution physique et de semer le chaos devant le filet adverse.

    Michal Handzus constitue une belle surprise au centre du deuxième trio, Andrew Shaw et Viktor Stalberg ont un peu manqué de régularité dans le troisième, Michael Frolik et Marcus Kruger ont brillé en désavantage numérique.

    S’ils sont d’abord réputés pour leur jeu en défense, les Bruins peuvent aussi marquer des buts. C’est même l’équipe qui en marque le plus depuis le début des séries.

    Les Bruins, cela dit, ne s’en remettent pas à de super vedettes. Comme David Krejci l’a répondu quand on lui a demandé s’il était dans la même classe que Sidney Crosby et Evgeni Malkin, ils sont avant tout une équipe et le travail d’équipe est à la base de tout ce qu’ils entreprennent.

    Mais ne vous méprenez pas: Krejci est une superstar. Il domine les présentes séries avec un total de 21 points en 16 matchs et a marqué plusieurs gros buts.

    Et il peut compter sur plusieurs bons attaquants pour l’appuyer. Patrice Bergeron est un crack en défense mais il s’est aussi fait une spécialité de marquer des buts importants, incluant celui réussi en deuxième période de prolongation lors du troisième match de la finale de l’Est.

    Nathan Horton, l’ailier droit de Krejci, a 17 points en séries et un différentiel de plus-14. À gauche, Milan Lucic est un des meilleurs attaquants de puissance au hockey et totalise 13 points, tout comme Brad Marchand, qui joue à la gauche de Bergeron. Ce trio est complété par l’illustre Jaromir Jagr, qui semble vouloir connaître ses meilleurs moments dans les dernières rondes.

    Les Bruins ont une belle profondeur à l’avant, comme le confirme le fait que neuf de leurs 13 attaquants aient marqué au moins un but et que 10 d’entre eux aient au moins trois points depuis le début des séries.

    Ils ont cependant perdu les services de Gregory Campbell, qui a subi une fracture à une jambe en bloquant un tir des Penguins lors du troisième match à Boston, et il sera intéressant de voir l’impact qu’aura son absence à long terme.

    Défenseurs

    Duncan Keith a été excellent, même s’il a raté un match face aux Kings, suspendu pour un coup de bâton au visage de Jeff Carter. Les Blackhawks s’en sont tirés grâce à un bel effort de Michal Rozsival, mais ils ne veulent plus avoir à se passer de lui.

    Brent Seabrook a peiné dans les premiers matchs de la série contre les Red Wings de Detroit, mais il est redevenu le joueur de qualité que l’on a connu. Keith et lui forment un duo dynamique depuis qu’ils ont été réunis pour le cinquième match contre les Red Wings.

    Niklas Hjalmarsson devrait probablement recevoir plus de crédit pour ses performances comme troisième défenseur et il compose un deuxième duo solide avec Johnny Oduya. Nick Leddy n’a pas fait aussi bien qu’attendu et son temps de glace a été réduit, tandis que Rozsival en a arraché à l’occasion mais a fait le travail lorsque Keith a été suspendu.

    Leurs six défenseurs représentent indéniablement la fondation des Bruins, qui ont accordé une moyenne de moins de deux buts par match depuis le début des séries.

    Zdeno Chara est peut-être le meilleur défenseur dans la LNH et a constitué l’élément central d’une formation qui a limité la puissante attaque des Penguins à deux buts en quatre rencontres. Son jeu face à Malkin a été tout simplement brillant.

    Son partenaire habituel, Dennis Seidenberg, est parmi les défenseurs à caractère défensif les plus mésestimés. Andrew Ference est revenu au jeu contre les Penguins et sa présence a été déterminante parce qu’elle a permis à l’entraîneur Claude Julien de miser sur un solide deuxième duo de défenseurs pour s’occuper du trio de Crosby.

    Johnny Boychuk et Adam McQuaid sont deux défenseurs consciencieux dans leur territoire tandis que la recrue Torey Krug, qu’on a fait graduer en raison de nombreuses blessures, a donné de la vie au jeu de puissance.

    Solides dans leur territoire, les défenseurs des Bruins ne sont pas des deux de pique quand vient le temps de contribuer à l’attaque. Ils ont marqué 15 buts depuis le début des séries et McQuaid a réussi le seul but du match qui a entraîné l’élimination des Penguins. Tous les défenseurs qui ont endossé l’uniforme ont amassé au moins un point.

    Gardiens

    Les présentes séries pourraient être retenues comme celles qui ont vu l’éclosion de Corey Crawford, efficace et parfois spectaculaire devant son filet. On ne lui demande pas de gagner des matchs à lui seul, mais il n’en a pas perdu. Il a aussi battu Jimmy Howard, le gardien des Red Wings qui jouait à un niveau élite, et Jonathan Quick, des Kings, que certains voient comme le meilleur gardien au monde.

    Ray Emery a connu une saison fantastique dans le rôle de gardien no 1A et a grandement contribué à l’obtention du trophée Jennings, remis à l’équipe qui a accordé le moins de buts. Blessé en fin de saison régulière, il n’a pas joué en séries mais constitue certes une belle police d’assurances.

    Tuukka Rask a été bon lors des deux premières rondes. Et il a vécu sur une autre planète face aux Penguins.

    Face à une équipe habituée à marquer à volonté, il a repoussé 134 des 136 tirs en sa direction pour un pourcentage d’efficacité presque invraisemblable de ,985. Il a réussi deux blanchissages et limité les Penguins à un seul but dans chacun des deux autres matchs. On se souviendra longtemps de son arrêt face à Jarome Iginla d’un geste vif de la mitaine pour protéger une avance de 1-0 dans les tout derniers instants du dernier match.

    Rask a complètement fait oublier Tim Thomas, devenu une légende à Boston après avoir mené les Bruins à la conquête de la Coupe Stanley il y a deux ans. Ses statistiques depuis le début des séries, fiche de 12-4, moyenne de 1,75 et taux d’efficacité de ,948, sont supérieures à celles de Thomas après trois rondes en 2011.

    Entraîneurs

    Joel Quenneville a su apporter plusieurs ajustements importants en cours de séries.

    Il a décidé de réunir Keith et Seabrook lorsque les Hawks tiraient de l’arrière 3-1 en deuxième ronde contre Detroit. Seabrook s’est ressaisi à partir de ce moment et est un des meilleurs défenseurs de son équipe depuis.

    Puis lors du quatrième match contre les Kings, il a donné du temps de glace supplémentaire à Rozsival en l’absence de Keith, suspendu, et le vétéran a répondu en disputant un fort match. En deuxième période, il a inséré Kane aux côtés de Toews et Bickell et ces trois-là ont réussi le but victorieux à leur deuxième présence sur la glace. Le but de Kane était alors son premier en huit matchs.

    Quenneville a confirmé son bon jugement de vétéran dans ces séries.

    Claude Julien n’a jamais reçu le crédit qu’il mérite pour tout ce qu’il a fait depuis son arrivée à Boston. Les Bruins ont remporté sept de leur huit dernières séries éliminatoires et leur seul échec est survenu à l’issue d’un septième match contre les Capitals de Washington la saison dernière.

    Julien a confiance en ses joueurs et utilise leurs points forts à bon escient. Sa façon de recourir à son quatrième trio avant la blessure à Campbell l’a illustré parfaitement lorsqu’il n’a pas craint de l’opposer aux meilleurs joueurs adverses, prouvant que tous ceux qui travaillent fort et sont conscients de leur défense seront toujours récompensés.

    Julien est un maître stratège qui a la rare capacité d’opposer les joueurs qu’il veut, même quand son équipe n’est pas à domicile, principalement parce qu’il cherche surtout à opposer les bons défenseurs. Il sait aussi demeurer imperturbable, affichant un calme extraordinaire qui se répercute sur ses joueurs même dans les circonstances les plus désespérées.

    Unités Spéciales

    Les Blackhawks ont été la meilleure équipe de l’Ouest en désavantage numérique pendant la saison régulière avec un taux d’efficacité de 87,2 pour cent. Et ils font encore mieux dans les séries, à 94,8 pour cent.

    Ils gagnent en séries parce qu’ils n’ont accordé que trois buts en 58 infériorités numériques. Frolik et Kruger forment incontestablement le meilleur duo d’attaquants dans ces circonstances. Ils ne sont pas seulement agressifs dans leur territoire, mais parviennent également à créer des chances de marquer. Les Hawks excellent aussi à bloquer des lancers et Crawford s’est surpassé.

    Mais en dépit de tous leurs joueurs talentueux, les Hawks en ont arraché toute la saison sur le jeu de puissance. Leur taux de réussite en séries n’est que de 13,7 pour cent, mais heureusement pour eux ils compensent en désavantage numérique.

    Les Bruins n’ont marqué aucun but en avantage numérique face aux Penguins, mais cela ne leur a pas coûté parce qu’ils en ont réussi suffisamment à forces égales. Malgré tout, le jeu de puissance des Bruins a produit davantage jusqu’ici que lorsqu’ils ont gagné la Coupe il y a deux ans.

    Les Bruins sont par ailleurs intraitables quand ils se retrouvent en infériorité numérique et ils ont blanchi les Penguins en 15 occasions. Chara et Seidenberg y sont pour beaucoup. Campbell était aussi un atout et il devra être remplacé.

    Il pourrait faire la différence

    Brent Seabrook: Seabrook est redevenu efficace depuis qu’il a été réuni à Keith lors du cinquième match contre Detroit. Il devra s’avérer un des joueurs les plus robustes des Blackhawks face aux Bruins, qui voudront pratiquer le même style de jeu que les Kings dans la série précédente. Seabrook est capable de jouer de cette façon, il est du genre à accepter d’être frappé pour faire un jeu. Mais les Hawks auront aussi besoin de lui pour le jeu de transition de manière à garder les Bruins sur leurs talons. Ils vont vouloir que ceux-ci restent sur leur garde en zone centrale. Seabrook aura ainsi l’occasion de se joindre à l’attaque, un autre aspect important de son jeu.

    Milan Lucic: Quand le gros attaquant de puissance est à son mieux, il est presque impossible de l’arrêter. Très peu de défenseurs peuvent s’imposer face à son mélange unique de force et d’habiletés. Les Penguins ont eu recours à Deryk Engelland, quitte à sacrifier de l’offensive, dans une dernière tentative infructueuse. Lucic peut finir par faire mal à une équipe dans une longue série. Vous n’avez qu’à le demander à Brooks Orpik, le défenseur des Penguins qui a été frappé par un train lors du troisième match de la série. Son engagement à pratiquer l’échec avant procure à Krejci l’espace nécessaire pour mettre l’attaque en marche. Mais lorsqu’il n’est pas impliqué, il a peu d’impact sur l’issue d’un match. Son engagement devra donc être total si les Bruins veulent avoir une chance de gagner.

    Analyse

    Les Blackhawks vont gagner si… Ils profitent de leur vitesse et de leur jeu de transition pour garder la rondelle en territoire offensif. Ce n’est rien de nouveau. C’est exactement la même recette qui a servi face aux Kings. Si les Bruins font mieux en zone centrale, les Hawks seront dans le trouble. Ils se doivent de gagner cette bataille du territoire central parce que c’est de là que part le type d’attaque qu’ils doivent développer.

    Les Bruins vont gagner si… Ils jouent comme ils l’ont fait contre les Penguins alors qu’ils ont été presque parfaits, opportunistes à l’attaque, patients et consciencieux en défense, extraordinaires devant le filet, excellents en désavantage numérique et calmes quand les Penguins perdaient leur sang-froid. Cette équipe d’expérience peut répéter cette performance parce que toutes ces choses sont dans leur ADN, le même système qui leur a rapporté la Coupe Stanley il y a 24 mois. S’ils parviennent à tout faire bien, ils s’avèrent une équipe avec très peu de faiblesses et presque impossible à vaincre.

    Analyses par Shawn P. Roarke, Dan Rosen et Corey Masisak


     

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