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PIT vs BOS

    Cinq suggestions pour ramener les Penguins dans la lutte

    Par Shawn Roarke - Directeur de rédaction senior à NHL.com

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    Cinq suggestions pour ramener les Penguins dans la lutte

    BOSTON – Si les Penguins de Pittsburgh veulent effectuer un retour spectaculaire face aux Bruins, ils devront commencer par gagner le quatrième match de la finale de l’Est vendredi soir à Boston (20h HE; RDS, CBC, NBCSN) et éviter ainsi l’élimination.

    Leurs chances mathématiques de finir par remporter la série demeurent très minces puisque seulement trois équipes dans l’histoire de la LNH sont parvenus à combler un déficit de 0-3.

    Les Flyers de Philadelphie sont les derniers à avoir réussi l’exploit, il y a trois ans, contre… les Bruins.

    Ceux-ci sont encore venus bien près de bousiller une avance de 3-1 le mois dernier en première ronde face aux Maple Leafs de Toronto, mais les Penguins ne trouvent pas vraiment de raison de s’encourager à partir de ce genre d’argument.

    « Concernant toutes ces statistiques, chaque année est différente, a rappelé Pascal Dupuis. Ce ne sont que des chiffres. Les joueurs et tout le reste sont différents. »

    Les Penguins veulent néanmoins faire partie de l’histoire. Si jamais ils parviennent à remporter les quatre prochains matchs, ils se joindront à un groupe restreint d’équipes qui ont réussi l’exploit dans différents sports. Sinon, ils tomberont en vacances plus tôt que prévu.

    Voici donc un plan en cinq points pour les aider à retourner disputer un cinquième match à domicile, leur objectif du moment.

    UN MATCH À LA FOIS

    À ce stade de la saison, la santé mentale est presque aussi importante que la forme physique.

    Une équipe doit commencer par croire à ses chances si elle veut gagner. Or se convaincre qu’on va gagner quatre matchs de suite est tout un test même pour le plus confiant des joueurs.

    Les Penguins doivent donc se convaincre d’abord qu’ils peuvent gagner le match de vendredi soir, puis, en cas de succès, faire de même deux jours plus tard à Pittsburgh et ainsi de suite, un match à la fois. L’entraîneur Dan Bylsma l’a bien dit: le seul objectif pour le moment est de "retourner à Pittsburgh."

    « Pour moi personnellement, quelle que soit la situation en séries, et je l’ai dit lors des deux précédentes, ça revient toujours au prochain match, ce prochain match est le plus important et il faut rapidement aller de l’avant, a expliqué Matt Cooke. Il y a beaucoup de confiance dans notre vestiaire avec le groupe de joueurs que nous avons et ce que nous avons accompli, et pour le moment c’est à propos du quatrième match et rien d’autre. »

    JEU DE PUISSANCE

    Le jeu de puissance des Penguins n’a absolument rien fait qui vaille dans cette série et montre une fiche de 0-en-12, et de 0-en-6 lors du dernier match lorsque un seul but en avantage numérique aurait pu faire basculer l’allure de la série.

    C’est inacceptable pour une équipe comptant sur des joueurs aussi doués qui avaient marqué 13 buts en supériorité numérique en 11 matchs lors des deux premières rondes.

    Les Penguins n’ont pas le choix de retrouver cet atout dans leur jeu s’ils veulent survivre.

    « Il n’y a qu’une façon d’évaluer un jeu de puissance, c’est quand la rondelle pénètre dans le filet, et ça n’a pas été le cas dans cette série », n’a pu que constater Bylsma.

    LES RETOURS DE LANCER

    Les Penguins ont bien dirigé 54 lancers au filet de Tuukka Rask lors du troisième match, un chiffre plus que respectable, mais ce n’est pas la quantité qui compte à ce stade des séries, puisque les gardiens vont arrêter un grand nombre de tirs.

    On doit viser la qualité. Les Penguins doivent tirer au but d’une façon à provoquer plus de retours de lancer. Mais ce n’est encore que la première partie de l’équation. C’est bien beau un retour de lancer, et il y en a eu lors des trois premiers matchs, mais les Penguins doivent se trouver en position d’en profiter.

    C’est le genre de but qu’ils devront marquer car face aux Bruins, ils ne sont pas en mesure de compléter ces beaux jeux qui ont souvent constitué leur marque de commerce.

    « Il nous faudra faire mieux pour saisir les retours, a convenu Sidney Crosby. Il est arrivé que la rondelle ne bondisse pas bien, qu’elle touche un patin ou que nous n’avons pas su vraiment en profiter. Je crois que nous pouvons faire un meilleur travail à foncer au filet et trouver une façon. C’est un endroit difficile d’accès à ce stade de l’année mais c’est de là qu’on marque des buts. »

    VIDER LE RESERVOIR

    Les joueurs d’élite des Penguins n’ont presque rien produit dans cette série, mais ils sont trop bons pour abandonner au moment où leur survie est en jeu.

    Au contraire, Bylsma devrait s’en remettre encore plus à ses meilleurs atouts, en les faisant jouer à profusion et dans des trios variés.

    Les Bruins ont réussi le plus souvent à opposer leurs meilleurs défenseurs Zdeno Chara et Dennis Seidenberg aux meilleurs attaquants des Penguins, aussi bien à Pittsburgh que sur leur propre patinoire.

    Une façon de s’en sortir est d’utiliser différemment ses meilleurs joueurs. Faire jouer Crosby avec Evgeni Malkin le plus souvent possible. Réutiliser ces deux joueurs au centre d’un troisième ou d’un quatrième trio. Réduire votre rotation de défenseurs dépendamment des situations de match. On ne devrait pas se préoccuper du temps de glace. On vide le réservoir et, si on gagne, on espère le remplir pour le match suivant.

    FAIRE UNE PRIÈRE

    Les Penguins ne parviendront jamais à effectuer une remontée historique sans un peu de chance.

    Ces coups de chance ont surtout tourné à la faveur des Bruins depuis le début de la série. Le tout premier but marqué dans la série a été le résultat d’une légère déviation causée par le défenseur Paul Martin étendu sur la glace pour tenter de bloquer le lancer de David Krejci.

    Crosby a failli marquer d’un tir du revers effectué sans même regarder le filet mais la rondelle a abouti sur le poteau et Craig Adams a lui aussi atteint le poteau, en prolongation, lors du troisième match.

    On peut certainement parler de malchance, mais les Penguins savent bien que la chance sourit davantage à ceux qui travaillent le plus fort.

    « Oui, nous escomptons que la loi de la moyenne commence à égaliser les choses, a reconnu Brenden Morrow. Mais il faut travailler pour profiter de ces chances. Ils ont mérité les leurs, ils ont travaillé fort. Nous devons combattre l’adversité. Nous avons le dos au mur et il faudra nous battre bec et ongles pour chaque pouce d’espace. »

    Et sûrement qu’une petite prière aux dieux du hockey, en plus de cet effort supplémentaire, ne ferait pas de tort.

     

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