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PIT vs BOS

    Les Penguins doivent se relever d’une défaite crève-cœur

    Par Shawn Roarke - Directeur de rédaction senior à NHL.com

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    Les Penguins doivent se relever d’une défaite crève-cœur

    BOSTON – Encerclé partiellement par un groupe de journalistes, l’attaquant des Penguins de Pittsburgh James Neal semblait aussi avide de réponses que les médias qui bombardaient son coéquipier Craig Adams de questions sur la manière dont les Penguins pouvaient se remettre d’une défaite dévastatrice de 2-1 encaissée en deuxième période de prolongation aux mains des Bruins de Boston lors du match numéro 3 de la finale de l’Association de l’Est.

    Jaromir Jagr, la légende de Pittsburgh qui porte maintenant le noir et jaune de Boston, venait tout juste de préparer un autre but clé de Patrice Bergeron, celui-ci inscrit à 15:19 de la deuxième période de prolongation, une douzaine de minutes après le passage de mercredi à jeudi.

    Et alors que les Bruins célébraient à la droite du gardien des Penguins, Tomas Vokoun, vaillant, mais défait, les joueurs de Pittsburgh ont quitté la glace du TD Garden, les corps meurtris par les efforts déployés juste pour perdre un match qu’ils devaient gagner, leurs esprits occupés non seulement par les « et si… », mais aussi par les « qu’adviendra-t-il » ?

    Les Penguins, classés au premier rang et donnés favoris pour représenter l’Association de l’Est en vue de la finale de la Coupe Stanley 2013, se retrouvent à une défaite de retourner à la maison bredouille. Leur seule et unique façon d’atteindre leur but est de gagner quatre parties de suite contre une équipe qui n’a perdu que quatre fois en 15 rencontres en séries éliminatoires ce printemps et qui a alloué seulement deux filets aux Penguins en près de 11 périodes de jeu, c’est-à-dire les Bruins.

    Comment les Penguins feront-ils pour stopper l’express de Boston, qui est à un petit arrêt de se retrouver en finale de la Coupe Stanley pour la deuxième fois en trois ans ?

    Pour les Penguins, est-ce une montagne pratiquement insurmontable, que de sauver leur saison ? Telle était la question dirigée à l’endroit de Adams, alors que Neal s’avançait et tournait légèrement la tête vers la gauche pour avoir mieux entendre la réponse de son vétéran coéquipier.

    « En effet, j’imagine que vous pouvez dire que c’est pratiquement insurmontable, a dit Adams. Mais la clé de cette phrase est le ‘pratiquement’. De toute évidence, nous devons nous reposer, nous regrouper et gagner un match vendredi. »

    Une fois la phrase prononcée, Neal s’est reculé à nouveau, perdu dans ses propres pensées pendant une minute, avant de s’apitoyer sur son sort auprès de son voisin de l’autre côté, le capitaine Sidney Crosby, à propos des aléas d'un match qui s'est étiré sur près de cinq périodes complètes et quatre heures d’action, et qui comptait suffisamment d’événements dramatiques pour combler un délai deux fois plus long.

    Parce que, pour les Penguins, la réponse donnée par Adams est la seule à travers laquelle l’équipe peut trouver du réconfort. Cette réponse est devenue le credo pour les joueurs, alors qu’ils tentaient de répondre à une question impossible.

    « Nous nous y accrochons. Nous ne pouvons pas gagner trois matchs en un seul », a dit Crosby, qui n’a pas récolté de point lors de cette série. « Nous avons à trouver une manière de revenir et de revenir avec le même niveau de jeu que nous avions ce soir. Nous devons capitaliser sur nos chances. Mais je ne pense pas que nous avons beaucoup de changements à apporter en vue du match numéro 4. Si nous pouvons disputer le même genre de match et mettre les rondelles dans le filet, nous nous donnerions une chance. »

    Les Penguins ont disputé un brillant match numéro 3, mercredi soir. Ils ont dirigé 54 tirs vers le gardien de Boston, Tuukka Rask. Ils ont dominé dans le cercle des mises en jeu, après avoir été déclassés à ce chapitre lors des deux premiers matchs. Ils ont mieux pratiqué le concept de défensive d’équipe et ils ont établi leur échec avant et ont fait circuler le disque, ce qui manquait cruellement à leur jeu lors des deux premiers affrontements à Pittsburgh, des rencontres perdues par un score combiné de 9-1.

    « Le problème avec le fait d’avoir échappé les deux premiers matchs, c’est qu’il n’y a plus de marge de manœuvre », avait affirmé Adams au terme du deuxième match.

    Et c’est ce qui est revenu hanter les Penguins mercredi soir. Même s’ils ont bien joué, ils ne sont pas parvenus à s’éloigner des Bruins, qui semblent avoir toutes les réponses pour l’instant. Comme lorsque Bergeron a gagné sa bataille contre Brooks Orpik pour se mettre en position de rediriger la passe de Marchand derrière Vokoun. Jagr, qui a battu Evgeni Malkin pour une bataille pour la rondelle le long de la rampe en zone neutre, a démarré le jeu qui a mené au but gagnant et les Penguins ont à nouveau trouvé le trouble dans cette série.

    Bergeron excelle trop lors des moments importants – suffit de se remémorer ses deux filets sur la route, lors du match numéro 7 de la finale de la Coupe Stanley contre Vancouver, il y a de cela deux ans – pour ne pas saisir l’occasion et il a battu Vokoun avec un tir qui a amorcé les célébrations à Boston. Dans les estrades, cela a possiblement mis la table pour fêter la participation de l’équipe à la grande finale.

    « Je pense que tous peuvent réaliser comment on se sent, comment je me sens, a dit Orpik, qui a joué un bon match et qui a passé 38 :10 minutes sur la glace. Je veux dire, comment vous sentez-vous quand vous avez l’impression d’avoir laissé tomber 19 gars ? Ce n’est pas un bon sentiment ! »

    Les Penguins ne pourront commencer à se sentir mieux jusqu’à ce qu’ils remportent un match pour réduire l’ampleur de l’abysse qui se trouve sur leur chemin. Pour amorcer une longue et périlleuse journée, les Penguins doivent d’abord faire un pas dans la bonne direction, vendredi, lors du match numéro 4.

    « Tout commence avec une période à la fois, un match à la fois, a dit Neal. Nous avons joué un match comme nous l’aimons ce soir et compte tenu des autres matchs auparavant, nous pouvons continuer à bâtir sur ça, même avec le revers, nous devons nous regrouper jeudi et nous présenter pour le match numéro 4 avec une nouvelle attitude. Vous devez essayer d’en gagner une ! »

     

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