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CHI vs LAK

    Les Hawks: Il était une fois...

    Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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    Les Hawks: Il était une fois...

    J'ai un aveu à vous faire: j'ai toujours eu un penchant pour les Blackhawks de Chicago.

    Ca remonte aux années 60 alors que Bobby Hull, avec ses tirs-bazooka, fracassait régulièrement la barrière des 50 buts.

    Je ne suis donc pas fâché de revoir les Hawks en finale de l'Association de l’Ouest.

    Ils sont beaux à voir. Ils sont rapides, explosifs. Et quoiqu'on en dise, ils ont encore le plus beau chandail de la ligue!

    Lorsqu'on parle des Hawks, on parle d'une belle tradition.

    À défaut de collectionner les coupes Stanley, les Hawks, au fil des ans, ont collectionné les joueurs spectaculaires.

    Je pense à Bobby Hull, Stan Mikita, Doug Wilson, Denis Savard – peut-être le joueur le plus électrisant de son époque – Jeremy Roenick, Jonathan Toews, Patrick Kane et Marian Hossa, pour ne nommer que ceux-là.

    Je me souviens encore de mes premières visites au vétuste Chicago Stadium, qui était situé dans un quartier peu recommandable. Tellement que les chauffeurs de taxi, bien souvent, refusaient carrément d'y venir.

    Je me souviens de la fois où l'un d'eux, après m'avoir cueilli à l'aéroport O'Hare, m'avait débarqué rapidement devant les portes du Stadium en matinée.

    C'était au printemps de 1973 et j'avais été mandaté pour couvrir l'exercice des Hawks, à la veille du sixième match de la finale contre le Canadien.

    Anyway. Je transportais une valise et ma machine à écrire (l'arrière grand-père de l'ordinateur!) lorsque trois jeunes hommes aux allures louches et sortis de nulle part m'ont proposé leur aide.

    Oh boy! Je n'étais pas gros dans mes souliers. À vrai dire, je me préparais à déguerpir, quitte à abandonner ma valise.

    Soudainement, une voix a retenti derrière moi. « Can I help you? », a dit la voix.

    Ce n'était pas la voix de Dieu, mais bien celle de Stan Mikita, dont la présence a fait fuir les trois gaillards.

    Depuis ce jour, j'ai toujours été un grand fan de Mikita.

    Gare aux rondelles

    Cette année-là, les Hawks ont de nouveau été vaincus par le Canadien, mais je n'ai jamais cessé de les suivre à la trace.

    J'adorais les voir performer au Chicago Stadium, un vieil amphithéâtre unique en son genre, qui avait le pouvoir d'intimider l'adversaire. La foule était toujours gonflée à bloc, l'atmosphère électrique.

    À l'extrémité nord (ou sud?) du Stadium se trouvait la tribune de presse. Résultat, les journalistes étaient parfois la cible des rondelles déviées. Je ne suis pas certain, mais j'ai l'impression que plusieurs journalistes de Chicago ont porté le casque protecteur avant les joueurs des Hawks!

    Le Chicago Stadium a été remplacé par le United Center depuis, Hull et Mikita ne sont plus que les doux souvenirs d'une époque déjà lointaine et les Hawks sont redevenus une puissance de la LNH.

    Ils ont passé près de 50 ans sans gagner une seule Coupe Stanley, mais voilà qu'ils pourraient en gagner une seconde en l'espace de quatre ans.

    Grâce à Toews, Kane, Keith, Hossa et les autres, la tradition perdure.

    Le prof ou l'élève?

    C'est qui le problème? Le prof ou l'élève? La question est certainement de mise à la suite de la décision du Canadien de montrer la sortie à Pierre Groulx, lundi.

    C'est dire que Carey Price travaillera sous les ordres d'un troisième entraîneur des gardiens de but depuis son arrivée à Montréal.

    Il est toujours plus facile de blâmer le prof. Price demeure un élève doué, mais son attitude, par moments, laisse à désirer.

    Un exemple? Il a souvent du mal à se relever après avoir concédé un mauvais but.

    Ce n'est pas un nouvel entraineur des gardiens qui va relancer Price, mais plutôt un changement d'attitude et sûrement quelques ajustements sur le plan technique.

    On a beau dire, Price n'a pas beaucoup progressé au cours des trois ou quatre dernières années.

    L'élève aura des choses à prouver l'an prochain. Pas le prof.

     

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