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PIT vs BOS

    Les Bruins savent qu’ils ne peuvent se permettre d’être trop confiants

    Par Matt Kalman - Correspondant LNH.com

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    Les Bruins savent qu’ils ne peuvent se permettre d’être trop confiants

    BEDFORD, Massachusetts – Les Bruins de Boston de 2011, qui ont remporté la Coupe Stanley, ne comptent peut-être pas sur autant de joueurs de talent que les Penguins de Pittsburgh, mais l’équipe qui a mis fin à une disette de 39 ans sans soulever le précieux trophée pourrait tout de même rivaliser avec les meilleures formations de la LNH.

    Cette édition des Bruins avait terminé au cinquième rang de la ligue au chapitre des buts, et au sommet de la LNH à 5-contre-5.

    Sauf que lors de sa série de premier tour contre le Canadien de Montréal et en finale de la Coupe Stanley contre les Canucks de Vancouver, l’attaque des Bruins n’avait rien fait qui vaille lors des deux premiers matchs de ces deux séries. Les Bruins n’avait marqué qu’un but face au Tricolore et deux face aux Canucks, en route vers deux déficits de 0-2.

    Mais on sait tous comment ces séries se sont terminées.

    Alors quand ils sont arrivés à la maison mardi avec une avance de 2-0 en finale de l’Est contre les Penguins de Pittsburgh, les Bruins n’ont pas laissé leur avantage de 9-1 au chapitre des buts dans cette série influencer le fait qu’ils croient fermement en les chances de leurs adversaires de remonter la pente.

    « On le sait – on était dans la même situation il y a deux ans. On tirait de l’arrière 0-2 et tu essaies juste de diriger tous les tirs que tu peux contre l’autre équipe, a déclaré le défenseur de Boston Dennis Seidenberg. Alors on sait que c’est possible. Et j’espère qu’on a appris de cette expérience. Alors on doit garder les pieds sur terre et ne pas perdre le momentum. »

    Le noyau de l’édition actuelle des Bruins a goûté à la victoire et à la défaite à plusieurs reprises en séries. En 2009, ils ont comblé un déficit de 1-3 avant de s’incliner lors du match no 7 de leur série face aux Hurricanes de la Caroline. Les remontées et la conquête de la Coupe Stanley en 2011 ont été suivies par une défaite de premier tour en sept matchs en 2012. Et il y a évidemment l’effondrement historique de 2010, quand les Bruins ont bousillé une avance de 3-0 pour être éliminés par les Flyers de Philadelphie.

    Ces expériences partagées par les joueurs des Bruins leur ont appris de ne jamais rien prendre pour acquis.

    « Évidemment, notre équipe en entier [comprend la situation des Penguins], a mentionné le défenseur Andrew Ference. On a un groupe de gars qui sont déjà passés par là et qui ont déjà été des deux côtés de la clôture. Alors c’est une bonne chose d’avoir le même groupe depuis si longtemps, parce qu’on peut vraiment se fier sur nos expériences du passé et ne pas seulement parler de ce qui ‘aurait pu’ arriver. Parce qu’on a tout vécu, je crois, avec cette équipe. Que ce soit quand on a réussi des remontées ou que d’autres équipes ont comblé des déficits contre nous. On l’a tous vécu ensemble et on a tiré certaines leçons de ces expériences. »

    Sauf que les Bruins ne sont pas les seuls à déjà avoir vécu ce genre d’expériences. Même s’il faut remonter à un peu plus loin, plusieurs membres du noyau actuel des Penguins – incluant Sidney Crosby, Evgeni Malkin, Marc-André Fleury, Brooks Orpik et Kristopher Letang – se sont déjà retrouvés dans des situations semblables à deux reprises. Comme en 2011 pour les Bruins, l’édition 2009 des Penguins avait dû combler des déficits de 0-2 en deuxième ronde face aux Capitals de Washington, puis en finale de la Coupe Stanley contre les Red Wings de Detroit. Au final, Crosby et sa bande ont soulevé le précieux trophée.

    Alors il serait étonnant que les Penguins soient assez démoralisés pour avoir abandonné.

    Les Bruins ne pourront pas se contenter d’attendre que les Penguins perdent le reste de cette série. Ils savent qu’ils devront mériter leurs victoires contre l’équipe qui a terminé au premier rang dans l’Est en continuant de faire tout ce qu’ils ont bien fait jusqu’à maintenant. L’entraîneur Claude Julien a indiqué mardi que son équipe jouait le meilleur hockey de sa saison, et ses joueurs étaient parfaitement d’accord.

    « Je crois que oui. On sait qu’on a joué du bon hockey en saison régulière, mais ce n’est même pas proche du hockey qu’on joue en ce moment, a dit le joueur de centre David Krejci. Mais il nous reste encore un long chemin à parcourir, alors on doit continuer comme ça. »

    Un des plus grands accomplissements des Bruins parmi tant d’autres au cours des deux premiers matchs est probablement leur capacité à avoir contrecarré l’attaque des Penguins. Tout ça commence avec le gardien Tuukka Rask, qui a stoppé 48 des 49 lancers qui ont été dirigés vers lui. L’équipe devant Rask a quant à elle menotté certains des joueurs étoiles des Penguins, alors que Crosby n’a dirigé que six tirs au but en deux matchs au cours desquels il a été blanchi, et que Jarome Iginla a été limité à trois lancers.

    Même sans le dernier changement sur la route, les Bruins ont été en mesure de placer les joueurs qu’ils voulaient contre ceux des Penguins. Et même quand ils n’ont pas réussi à le faire, ils ont adhéré à la perfection à leur structure défensive.

    « On a été chanceux à quelques reprises. Ils ont touché quelques poteaux, a dit Seidenberg. Mais pour la majeure partie, tu essaies de les garder loin. Et tu essaies de les empêcher d’entrer dans notre territoire avec trop de vitesse. Et on a fait du bon boulot. »

    Mais le boulot n’est pas terminé, et personne n’a besoin de le rappeler aux Bruins.

    « C’est certain que quand tu peux revenir d’un séjour sur la route en ayant gagné les deux matchs, c’est encourageant, a indiqué Julien. Notre équipe joue du très bon hockey en ce moment, sans aucun doute le meilleur hockey qu’on ait joué cette saison. On doit continuer pour espérer battre [les Penguins]. Comme je l’ai dit [lundi], on était dans la même situation que Pittsburgh il y a quelques années et on a réussi à s’en sortir. Je crois qu’on comprend la situation. On doit s’assurer de comprendre que les prochains matchs vont être aussi cruciaux pour nous que pour eux. »

     

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