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CHI vs LAK

    Les performances de Corey Crawford en séries n’ont rien d’étonnant pour les Blackhawks

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Les performances de Corey Crawford en séries n’ont rien d’étonnant pour les Blackhawks

    BEVERLY HILLS, Californie – Le gardien des Blackhawks de Chicago Corey Crawford s’est assis à la droite de l’attaquant Patrick Sharp devant les journalistes à la suite du match no 2 dimanche, et a attentivement écouté son coéquipier – et première étoile de la rencontre – le vanter.

    « Oui, il est exceptionnel », a dit Sharp de Crawford, qui venait tout juste d’effectuer 29 arrêts dans un gain de 4-2 face aux Kings de Los Angeles pour donner aux Blackhawks une avance de 2-0 en finale de l’Ouest.

    « J’ai répondu à des questions à propos de Corey toute l’année, s’il était le no 1, s’il était capable de remplir ce rôle, a poursuivi Sharp. J’ai gardé la même réponse tout le long – il n’y a pas de doute dans ce vestiaire. C’est le gars qu’on veut avoir devant notre filet. Il l’a prouvé dans le passé. C’est bien de le voir enfin obtenir le crédit qu’il mérite. »

    Alors que Sharp finissait de parler, Crawford a étendu son bras et lui a donné une petite tape dans le dos, comme pour le remercier.

    C’est facile de comprendre pourquoi il ferait quelque chose comme ça compte tenu du fait que le plus gros point d’interrogation de la saison des Blackhawks a été la situation des gardiens de but, et surtout comment Crawford allait réagit lorsque ça allait compter et qu’il allait y avoir plus de pression.

    Il a bien répondu jusqu’à maintenant, tellement que c’est tout le reste de l’équipe des Blackhawks qui devrait lui donner une tape dans le dos. Il a été le meilleur des deux gardiens en finale de l’Ouest, et ce même si l’autre gars est Jonathan Quick, le gagnant du trophée Conn Smythe l’an dernier et le meilleur gardien des séries avant cette ronde.

    « Je me concentre davantage sur leurs joueurs, ce qu’ils font, a déclaré Crawford. Mais oui, je veux définitivement le battre [Quick]. »

    Crawford n’a pas été vraiment mis à l’épreuve lors du match no 1, mais bénéficiait d’une très mince marge de manoeuvre et il a répondu à l’appel avec 21 arrêts, incluant 12 en deuxième période, en route vers une victoire de 2-1. Il a fait face à de la pression constante en début de match no 2, quand les Kings l’ont bombardé de 13 lancers au premier tiers, mais il a relevé le défi là aussi.

    Les deux buts qu’il a alloués dimanche sont survenus après que Chicago eut bâti son avance de 4-0. Avant ça, Crawford avait effectué un arrêt spectaclaire aux dépens d’Anze Kopitar lors d’un jeu de puissance des Kings avec six secondes à faire au premier vingt, et un autre de la mitaine devant Dustin Penner en fin de deuxième. Il est aussi sorti loin devant son filet en fin de première pour défier Tyler Toffoli après que la rondelle eut bondi sur la baie vitrée.

    « Sur ce jeu, il a démontré beaucoup de confiance en sortant et en faisant cet arrêt, a indiqué le défenseur des Hawks Duncan Keith. Il a été excellent. »

    Crawford a présenté une moyenne de buts alloués de 1,50 par match et un pourcentage d’efficacité de ,943 en deux matchs contre les Kings, et a détrôné Quick au sommet de la ligue au chapitre de la moyenne des buts accordés en séries à 1,67. Il est deuxième derrière Quick pour le pourcentage d’efficacité à ,938.

    Le match no 3 aura lieu mardi au Staples Center (21 h 00 HE; RDS, TSN, NBCSN).

    « Je sens que j’ai été assez solide, assez constant cette année, a dit Crawford. Ça m’a rendu fier cette année, de livrer le même genre de performance à chaque soir, pour donner une chance aux gars. Avec une équipe comme celle-là, on a tellement une bonne unité offensive, je voulais juste donner une chance aux gars de gagner et m’assurer que ça reste à un ou deux buts d’écart. »

    La confiance de Crawford remonte à l’été dernier, alors qu’au lieu de se concentrer sur les 17 buts qu’il a alloués dans la série quarts de finale contre les Coyotes de Phoenix, il a décidé qu’il était temps d’effacer tous les doutes concernant son jeu, son expérience et sa capacité de bien faire dans les situations importantes.

    Ç’a aidé le directeur général de Chicago Stan Bowman, qui aurait pu aller voir ailleurs pour un gardien – peut-être même à Vancouver pour Roberto Luongo –, mais qui a finalement décidé de garder intact son tandem Crawfort-Ray Emery.

    L’entraîneur des Blackhawks Joel Quenneville a mentionné que l’équipe sentait que Crawford connaîtrait une bonne saison parce que malgré ses difficultés l’an dernier (moyenne de buts accordés de 2,72 et pourcentage de ,903 en 57 apparitions en saison régulière), ils savaient ce dont il était capable pour l’avoir vu dans le passé.

    Il avait affiché une moyenne de 2,30 et un pourcentage de ,917 en 57 matchs lors de la saison 2010-11 et a bouclé le tout avec une série solide contre les Canucks, alors qu’il avait démontré une moyenne de 2,21 et un pourcentage de ,921 en sept matchs.

    « Observez l’histoire des gardiens, ils arrivent à leur saison recrue, et ils peuvent avoir de très bons départs à leur carrière – Corey a très bien fini la saison [2010-11] – mais l’année suivante je pense qu’en raison des standards élevés, c’est difficile de rester au sommet, a dit Quenneville. Tu obtiens le poste de gardien no 1 et les attentes changent, les équipes sont prêtes. J’ai l’impression que plusieurs gardiens ont connu de très bonnes premières saisons et que l’année suivante c’était plus difficile.

    « Mais on a continué à croire qu’il était capable d’être un gardien élite. Cette année il était prêt. »

    Cette saison, Crawford a signé 19 gains avec un pourcentage de ,926 et une moyenne de 1,94.

    Mais la plus grande contribution de Crawford cette année a sans doute été sa constance. Il a alloué deux buts ou moins lors de 31 de ses 44 apparitions entre la saison régulière et les séries. Il a connu une moins bonne séquence en mars, au terme de la série de 24 matchs des Hawks avec au moins un point, lorsqu’il a accordé 11 buts en trois rencontres, incluant cinq – un sommet cette saison – dans une défaite de 6-2 face à l’Avalanche du Colorado le 8 mars.

    « Il a fait ce qu’il avait à faire toute l’année et n’a pas changé son approche même s’il allouait quelques buts, a déclaré Quenneville. Il n’y a pas beaucoup de matchs cette année où il nous a déçus avec sa contribution. »

    Travailler en tandem avec Emery l’a aidé puisque la compétition lui a permis de garder sa constance à point. Crawford l’avait déjà comparée à ses années avec Antti Niemi dans la Ligue américaine.

    Quenneville a gardé Crawford et Emery à l’affût en s’assurant que les deux soient toujours prêts à jouer avant qu’il ne nomme le gardien partant pour le match suivant. Emery aussi a connu une bonne saison, avec une moyenne de 1,94 et un pourcentage de ,922 en 21 apparitions.

    « Ils ont donné beaucoup de confiance à notre équipe puisqu’on savait que le gardien en place allait bien faire, a-t-il ajouté. Ils se sont aussi supportés mutuellement. Je crois que la compétition les amène à vouloir toujours s’améliorer. »

    La blessure au bas du corps d’Emery en fin de saison a rendu une décision qui aurait pu être difficile à prendre pour Quenneville en choix facile, puisqu’il ne pouvait faire autrement que de confier le filet à Crawford pour les séries. Mais Crawford sait que Quenneville pourrait aussi décider de revenir avec Emery du jour au lendemain.

    Un changement de gardien ne semble pas imminent. Crawford n’a presque pas fait de faux pas de toute la saison, ce qui signifie que Sharp avait raison.

    Suivez Dan Rosen sur Twitter: @drosennhl

     

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