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PIT vs BOS

    Zdeno Chara contribue à l’attaque en plus de fermer la porte en défense

    Par Matt Kalman - Correspondant LNH.com

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    Zdeno Chara contribue à l’attaque en plus de fermer la porte en défense

    WILMINGTON, Mass. – Celui qui est généralement reconnu comme le défenseur le plus dominant dans son territoire n’a peut-être pas accumulé suffisamment de points en saison régulière pour attirer l’attention de ceux qui votent pour le trophée Norris.

    Mais Zdeno Chara va entreprendre la finale de l’Est samedi soir à Pittsburgh avec le genre de points qui pourraient bien mener les Bruins de Boston à une deuxième Coupe Stanley en trois ans.

    Chara totalise 11 points (2-9) en deux rondes, devancé seulement chez les défenseurs par Kristopher Letang, son rival des Penguins, qui en compte 16 (3-13).

    Cette poussée offensive est survenue à la suite d’une saison où le défenseur géant a peiné à produire en attaque, comme la plupart de ses coéquipiers. Les Bruins ont chuté au 13e rang de la LNH quant au total de buts avec une moyenne de 2,65 par match et Chara a été limité à 19 points en 48 rencontres. À ce rythme, il aurait complété une saison de 82 matchs très loin de sa marque personnelle de 52 points, établie la saison précédente.

    Mais il a toujours été aussi solide en zone défensive et terminé la saison avec un différentiel de plus-14 en jouant près de 25 minutes par rencontre en moyenne, le plus souvent face aux meilleurs attaquants adverses. Il n’a pas été retenu parmi les trois finalistes au trophée Norris pour la première fois depuis 2010, un an après l’avoir gagné.

    « Ma priorité est toujours de bien jouer défensivement et d’empêcher mes adversaires de marquer. Si je peux aider et contribuer en attaque, surtout en avantage numérique, c’est un gros plus, a-t-il déclaré. Mais comme je l’ai dit, si toute l’équipe peine à marquer, c’est difficile de produire individuellement. »

    Même un défenseur étoile, qui a terminé les saisons 2010-11 et 2011-12 avec un différentiel de plus-33, peut devenir un peu frustré quand les points ne s’accumulent pas et ce fut le cas de Chara, surtout quand il constatait que les Bruins auraient eu besoin de marquer plus de buts à presque chaque match.

    « Je suis certain (qu’il est devenu frustré) », a confié Dennis Seidenberg, son sempiternel partenaire à la défense. « Normalement, quand il ne marque pas, il va effectuer 500 lancers pour trouver une solution. Mais c’est ce que tous les joueurs font. Quand ça ne fonctionne pas pour vous, quand la rondelle ne bondit pas en votre faveur, vous retournez sur la glace pour lancer encore plus et essayer toutes sortes de choses. Et il n’est pas différent des autres, juste un peu plus entêté peut-être. »

    Claude Julien sait que son défenseur désire de tout cœur aider son équipe dans toutes les facettes du jeu.

    « Je dirais qu’il a été un peu frustré durant la saison, mais pas parce qu’il veut être perçu comme un défenseur offensif, a analysé l’entraîneur. Je pense que c’est parce qu’il se sent obligé de contribuer de toutes les façons et qu’il s’impose beaucoup de pression pour le faire année après année. C’est pourquoi il est si bon. »

    Chara a déjà deux points de plus en séries qu’il y a deux ans quand les Bruins ont gagné la Coupe Stanley, mais il n’a rien changé à son approche, selon Julien.

    « S’il y a quelque chose, c’est que tout est tombé en place pour lui, estime l’entraîneur. Ce n’est pas qu’on le voit tout le temps transporter la rondelle. Il la déplace rapidement, ses tirs atteignent la cible et la rapidité avec laquelle il dégainait contre les Rangers l’a beaucoup aidé. Quand les choses commencent à tourner en votre faveur, la confiance joue certainement un grand rôle. C’est le résultat d’une foule de petites choses. »

    Les Bruins pourraient avoir besoin de la contribution offensive de Chara pour compenser les charges attendues des défenseurs des Penguins, menés par par Letang, un des trois finalistes au trophée Norris avec P.K. Subban, du Canadien de Montréal, et Ryan Suter, du Wild du Minnesota.

    Chara conçoit qu’il peut parfois être négligé en raison de ses statistiques offensives moins impressionnantes. Et il apprécie le talent de Letang.

    « Bien, je sais qu’il est super doué et qu’il joue du grand hockey. Il est certainement un des meilleurs défenseurs de la ligue », l’a-t-il vanté.

    Peut importe son apport offensif, ce n’est pas un secret que Chara sera sous pression face aux Penguins. Qu’il soit opposé au trio de Sidney Crosby ou à celui d’Evgeni Malkin, il va devoir en faire encore plus que lors des deux premières séries quand il a été utilisé en moyenne plus de 29 minutes par match. Il a limité Phil Kessel à trois buts à forces égales en sept rencontres face aux Maple Leafs de Toronto et Rick Nash à un seul en cinq contre les Rangers de New York.

    Les Bruins auront besoin de ce genre de performance, et même plus encore, face à des Penguins qui les ont battus trois fois sur trois cette saison.

    « Ils ont beaucoup d’offensive, beaucoup de talent, convient Chara. Mais ce n’est pas comme si on ne les avait jamais affrontés. Nous avons disputé des matchs serrés contre eux. Il nous faudra juste faire bien attention à ce qu’on fait sur la glace dans certaines situations. Nous ne voulons certes pas leur donner trop d’occasions d’exploiter leur offensive. »

     

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