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CHI vs LAK

    Aperçu de la série Kings-Blackhawks

    Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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    Aperçu de la série Kings-Blackhawks

    Blackhawks de Chicago

      Rang: 136-7-577 Pts.

    Kings de Los Angeles

      Rang: 527-16-559 Pts.

    Les Kings de Los Angeles ont gagné la Coupe Stanley le printemps dernier et les Blackhawks de Chicago, deux ans plus tôt.

    Et une de ces deux formations aura l’occasion de répéter l’exploit en 2013.

    Les Kings et les Blackhawks sont passés à la finale de l’Association de l’Ouest en remportant difficilement le septième match de leurs éprouvantes séries demi-finales. Ce sera la première fois qu’ils s’affronteront en séries éliminatoires depuis 1974, une information sans aucune signification pour les principaux intéressés.

    Ce qui est pertinent par contre, selon l’importance qu’on donne à la saison régulière à ce stade-ci de l’année, c’est à quel point ils étaient proches l’un de l’autre quand ils se sont affrontés cette saison.

    Les Hawks ont gagné deux des trois rencontres, incluant une victoire de 5-2 lors du match d’ouverture au Staples Center, et ont dominé 12-9 au total des buts. Mais chaque équipe a été créditée de 84 tirs au but et marqué deux fois en avantage numérique.

    Jonathan Toews, qui connaît des séries difficiles, a mené les Hawks avec six points, mais Jonathan Quick, qui est sensationnel dans les séries, ne l’a pas été contre Chicago, ayant conservé un taux d’arrêts de ,857 lors des trois affrontements.

    Les Blackhawks sont favoris sur papier parce qu’ils ont terminé au premier rang du classement général et détiennent l’avantage de la glace. Mais quand on regarde les intangibles et l’expérience, les deux équipes se valent.

    Attaquants

    Les Blackhawks comptent sur un groupe d’attaquants expérimentés, agressifs et talentueux. Mais il faudra que Jonathan Toews et Patrick Sharp se mettent à l’œuvre dès le début de la série.

    La bonne nouvelle c’est que les deux ont marqué récemment.

    Sharp a marqué le premier but du septième match contre les Red Wings, son premier depuis le premier match de la série après en avoir réussi cinq en autant de matchs contre le Wild du Minnesota. Peut-être a-t-il entrepris une autre heureuse séquence?

    Toews a marqué son tout premier but des séries lors du match précédent. Il a été tenu à l’écart de la feuille du pointage lors de la dernière rencontre mais sa présence n’est pas passée inaperçue.

    La ligne de centre des Hawks est peut-être un peu mince derrière Toews, mais Michal Handzus leur en a donné peut-être un peu plus qu’on s’y attendait, Andrew Shaw apporte beaucoup d’agressivité et on l’a beaucoup vu lors du septième match contre les Red Wings, et Dave Bolland peut faire un peu de tout.

    Les Hawks sont bien nantis sur les ailes avec Sharp, Marian Hossa et Patrick Kane, les trois premiers compteurs de leur équipe en séries.

    Michael Frolik et Marcus Kruger sont solides en désavantage numérique et efficaces dans les deux derniers trios. Frolik possède des habiletés qui ne donnent pas toujours des résultats mais qu’on remarque, comme lors de son but sur un lancer de punition lors du sixième match contre les Red Wings.

    Bryan Bickell et Brandon Saad apportent du poids et aussi leurs habiletés, et ils devraient avoir un rôle important à jouer face aux lourds attaquants des Kings.

    Les Kings peuvent compter sur les quatre ingrédients qui assurent la qualité d’un groupe d’attaquants: la taille, la force, la vitesse et l’habileté.

    Mike Richards est le plus petit attaquant et il mesure 5 pieds 11 pouces. Dustin Penner fait 6 pieds 5, Dwight King et Jeff Carter sont tous deux à 6 pieds 4, Anze Kopitar et Jordan Nolan à 6 pieds 3.

    Le poids moyen des 12 attaquants qui devraient entreprendre la finale de l’Ouest est de 211 livres. Penner pèse 245 livres, King 232, Kopitar et Nolan 225 chacun. Cette statistique n’inclut pas Jarret Stoll, un cas douteux en raison d’une commotion cérébrale, qui fait 6 pieds 1 pouce et 212 livres.

    Quant à la profondeur, aussi importante que les quatre ingrédients cités, sachez que Dustin Brown a entrepris le septième match contre les Sharks de San Jose dans un troisième trio avant de revenir avec Kopitar et Justin Williams en deuxième période. Ces trois-là ont préparé le but victorieux, marqué par Williams, son deuxième. Ce dernier a ainsi mis fin à une disette de huit matchs.

    Les attaquants des Kings devront marquer davantage de buts après avoir été limités à 20 lors des 13 premiers matchs des séries. Jeff Carter en a cinq à sa fiche, un de plus que Williams.

    Les mises en jeu seront importantes et là encore les Kings sont sous la moyenne en séries. Kopitar est le seul à avoir gagné plus de la moitié de ses mises en jeu, et de justesse, à 50,6 pour cent. La moyenne d’équipe est de 45,7 pour cent.

    Défenseurs

    Brent Seabrook a marqué le but qui a envoyé les Blackhawks en finale de l’Ouest en prolongation lors du septième match contre Detroit et Niklas Hjalmarsson pensait bien l’avoir marqué en fin de troisième période, mais l’arbitre Stephen Walkon l’a annulé après avoir sifflé pour décerner des punitions mineures doubles. Duncan Keith a neuf points en séries, autant que Kane et trois de plus que Toews. Nick Leddy, Johnny Oduya et Michal Rozsival peuvent également très bien déplacer la rondelle.

    Tout ça pour dire que les défenseurs contribuent à l’attaque et qu’ils devront continuer de le faire si les Hawks veulent accéder à la grande finale de la Coupe Stanley.

    Seabrook, en particulier, peinait en séries jusqu’aux derniers matchs. On l’a replacé au côté de Keith, ce qui l’a aidé. Son dernier but décisif va lui permettre d’entreprendre la prochaine série avec confiance mais même avant de marquer, il avait disputé un match de haut niveau avec son style robuste et sa contribution à l’attaque. Et ses 36 présences sur la glace ont constitué un sommet chez les Hawks.

    Le physique imposant de Seabrook et Hjalmarsson et la vitesse d’exécution de Keith, Oduya et Leddy seront essentiels face aux gros joueurs agressifs des Kings.

    Les Kings ont obtenu l’aide de leurs défenseurs pour compenser une partie des problèmes offensifs de leurs attaquants. Slava Voynov a marqué quatre buts et Drew Doughty, deux. Ils ont aussi cumulé trois mentions d’aide lors du septième match contre les Sharks.

    Le petit nombre de buts marqués ajoute de la pression sur les défenseurs, qui ont bien répondu en aidant Jonathan Quick à conserver la meilleure moyenne des gardiens en séries, 1,50. Les Kings n’ont marqué que 14 buts contre les Sharks mais ils n’en ont accordé que 10.

    Doughty passe énormément de temps sur la patinoire, une moyenne de tout près de 28 minutes (27:57) par match, et il prend des risques parce qu’il sait que son partenaire Robyn Regehr est là pour le protéger. On peut dire la même chose de Voynov, secondé par Rob Scuderi, le deuxième défenseur le plus utilisé (22:36). Le troisième duo est composé de Matt Greene, qui préfère rester à l’arrière, et Jake Muzzin, qui aime accompagner l’attaque. Alec Martinez et Keaton Ellerby sont aussi disponibles.

    Martinez a pris part à tous les matchs des séries la saison dernière quand les Kings ont gagné la Coupe, mais on ne l’a plus revu depuis qu’il a complété le deuxième match contre les Sharks avec un différentiel de moins-3 et quatre minutes de punitions.

    Gardiens

    Corey Crawford fait tourner les têtes et changer les opinions à son sujet depuis deux rondes. S’il est encore le meilleur gardien dans la prochaine ronde, c’est qu’il aura été supérieur au gardien le plus en feu des séries et le gagnant du dernier trophée Conn Smythe.

    Considérant ses performances depuis le début des séries, il est très possible qu’il tienne le coup face à Jonathan Quick. Crawford présente un taux d’arrêts de ,948 et une moyenne de 1,50 à ses quatre derniers matchs, et il est à ,938 et 1,70 pour l’ensemble des séries.

    Il a été à son mieux lors du septième match contre les Red Wings quand il n’a accordé qu’un but face à 27 lancers en dépit de la pression énorme. Il avait repoussé 35 des 38 rondelles dirigées vers lui lors du match précédent, dont 26 sur 28 lors des deux premières périodes, avant que l’offensive des Hawks débloque pour lui procurer une victoire de 4-3.

    On se perd en qualificatifs pour décrire le jeu de Quick en séries éliminatoires. Il a encore été sensationnel lors des deux premières rondes et ce ne fut jamais plus évident que lors du dernier match, quand il a dû réaliser plusieurs arrêts époustouflants pour préserver la victoire finale de 2-1. Son arrêt de la mitaine face à Joe Pavelski après s’être étiré à cinq minutes de la fin de la rencontre aura peut-être été le fait saillant de la série.

    Quick (8-5) domine la ligue avec une moyenne de 1,50, un taux d’arrêts de ,948 et ses trois blanchissages. Aussi bon a-t-il été en six matchs contre les Blues de St.Louis (1,58, ,944 et un blanchissage), il a encore été meilleur face aux Sharks (1,44, ,951 et deux blanchissages). Il n’a concédé que 20 buts face à 382 lancers.

    Quick a gagné le trophée Conn Smythe la saison dernière avec une moyenne de 1,41, un taux d’arrêts de ,946 et trois blanchissages, et il présente encore le même genre de statistiques.

    Entraîneurs

    Joel Quenneville a gagné la Coupe Stanley à deux reprises et il n’a jamais perdu son sang-froid lors du septième match contre Detroit, même pas après le but refusé à Hjalmarsson. Il a gardé son calme de vétéran derrière le banc, qui exerce une influence positive sur ses joueurs.

    Tout aussi important, Quenneville a eu le don de peser sur les bons boutons pendant toute la saison.

    Quand les Hawks ont commencé en force, il s’est dit insatisfait. Quand ils filaient vers un record de la LNH en amassant au moins un point à leurs 24 premiers matchs, il réalisait que tout ce que cela voulait dire est que ses joueurs connaissaient une très bonne première moitié de saison. Et quand son équipe tirait de l’arrière 3-1 dans la série contre les Red Wings et semblait sur le point de s’effondrer, il a vu à la ramener sur la bonne voie.

    Darryl Sutter est un homme de peu de mots et de beaucoup d’expressions faciales. Il n’est pas du genre à encenser ses joueurs et il est honnête quand vient le temps de commenter leur rendement. Ça fonctionne bien de la sorte, alors pourquoi changer?

    L’entraîneur ne craint pas de jouer avec sa formation. Il voit bien ce qui fonctionne bien ou mal et il apporte les changements nécessaires.

    Remplacer Brown par Kyle Clifford au côté de Williams et Kopitar n’a peut-être pas semblé sa meilleure décision, mais il avait noté que le trio sombrait dans la routine et qu’un changement s’imposait donc. Il a ramené Brown en deuxième période et 40 secondes plus tard ce trio marquait le but victorieux du match décisif de la deuxième ronde.

    Il fera face à son ancienne équipe.

    Unités spéciales

    Avec tous les joueurs talentueux qui peuvent faire partie du jeu de puissance (Toews, Hossa, Shaw, Keith, Seabrook, Kane, Sharp, etc.), les Hawks devraient montrer un taux de réussite supérieur à 16,2 pour cent en avantage numérique depuis le début des séries. Mais ils ont fait à peine mieux en saison régulière, 16,7 pour cent.

    Mais comme en saison régulière encore, les Hawks ont compensé cette lacune grâce à leur brio en infériorité numérique.

    Ils n’ont accordé qu’un seul but en 41 désavantages numériques en 12 matchs des séries, au sommet de la LNH avec un taux de réussite de 97,6 pour cent, 5,5 pour cent de mieux que les Kings il y a un an quand eux aussi ont eu besoin de ces succès avec un joueur en moins pour compenser un jeu de puissance déficient afin de gagner la Coupe Stanley.

    Les Bruins de Boston ont aussi remporté la coupe dans les mêmes circonstances il y a deux ans. Les Hawks souhaitent évidemment changer la donne mais marquer en avantage numérique contre les Kings sera difficile. Ceux-ci ont présentement un taux de succès de 86,0 pour cent et n’ont concédé qu’un but en 19 désavantages numériques à domicile.

    Les Kings ont gagné la bataille des unités spéciales 7-6. Leur jeu de puissance à un taux de réussite de 20 pour cent (7-en-35) et ils parviennent à se défendre en infériorité numérique à un rythme de 86,0 pour cent (37-en-46).

    Il est important de souligner une grande différence à domicile et sur la route. Les Kings n’ont donné qu’un but en 19 désavantages numériques à Los Angeles depuis le début des séries, et aucun aux Sharks en 12 occasions. Mais ils en ont accordé cinq en 24 occasions sur la route, un taux de réussite modeste de 79,2 pour cent.

    Leur jeu de puissance par contre a été aussi efficace dans les deux cas, avec un pourcentage de réussite de 20 pour cent aussi bien à domicile qu’à l’étranger.

    Les Kings ont gagné la Coupe Stanley l’an dernier avec un taux de succès de 92,1 pour cent en désavantage numérique, le meilleur de la ligue en séries. Ils auront une bonne chance de conserver leur trophée s’ils peuvent augmenter leur taux de réussite actuel à plus de 90 pour cent.

    Il pourrait faire la différence

    Brent Seabrook: Il a eu à vaincre l’adversité contre les Red Wings et il a eu le dernier mot en marquant le but décisif. Il doit maintenant devenir un gros facteur pour son équipe car il devra profiter de son physique imposant contre les costauds attaquants des Kings. Seabrook n’a joué qu’un peu plus de 12 minutes (12:03) lors du quatrième match contre les Red Wings, son plus petit total en carrière durant les séries, mais plus de 26 minutes (26:13) dans la septième rencontre, ce qui devrait être à peu près son temps de glace face aux Kings. Et il devra s’avérer un pilier.

    Justin Williams: Après avoir grandement aidé les Kings à accéder à la finale de l’Ouest en marquant les deux seuls buts de son équipe lors du septième match contre les Sharks, Williams passe à la ronde suivante avec un sentiment de confiance, ce qui s’avère un fort boni pour les siens. Il a mis fin à une séquence de huit matchs sans but lors de cette dernière rencontre et en plus des deux qu’il a marqués, il a paru confiant en possession de la rondelle en a provoqué plusieurs autres excellentes chances de marquer. Les Kings ont besoin de plus de punch offensif de la part de leurs attaquants et Williams est celui qui pourrait en amener, tout en aidant Brown et Kopitar à décoller.

    Analyse

    Les Blackhawks vont gagner si ... Crawford répond au défi de Quick et s’ils sont plus rapides que les Kings. Ceux-ci vont vouloir utiliser leur physique à leur avantage, mais les Hawks peuvent répliquer par leur vitesse et leurs habiletés, surtout à l’avant. Toews devra produire, Sharp devra reprendre là où il a laissé dans le dernier match, Kane devra être un dynamo, Hossa devra aussi être un facteur et Shaw devra ennuyer ses adversaires.

    Les Kings vont gagner si ... Quick demeure aussi alerte, s’ils continuent d’être invincibles au Staples Center (14 victoires consécutives) et s’ils obtiennent une meilleure production de leurs attaquants. Quick est de toute évidence le facteur principal, mais il aurait beaucoup moins de pression à subir si ses coéquipiers pouvaient marquer plus de deux buts par rencontre. Les meilleurs joueurs des Kings devront en donner plus s’ils veulent gagner la Coupe Stanley une deuxième année de suite.


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