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PIT vs BOS

    L’ombre de Jagr est toujours présente dans le vestiaire des Penguins

    Par Chris Adamski - Correspondant LNH.com

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    L’ombre de Jagr est toujours présente dans le vestiaire des Penguins

    PITTSBURGH – Quand on descend le hall dans le sous-sol du Consol Energy Center et qu’on approche le vestiaire des Penguins de Pittsburgh, on aperçoit une grande fresque qui met en vedette cinq des plus grands joueurs du demi-siècle d’histoire de la franchise.

    Dans le vestiaire des Penguins, en plus d’une réplique d’un dôme en acier inoxydable qui rappelle le vieux Civic Arena, on retrouve au-dessus des casiers des joueurs actuels un ‘anneau d’honneur’ non officiel d’environ deux douzaines d’icônes des Penguins, ex-joueurs, entraîneurs et dirigeants.

    En entrant, on aperçoit dans le sens des aiguilles d’une montre, le regretté Bob Johnson, qui a conduit les Penguins à leur première Coupe Stanley en 1991, qui trône au-dessus du casier de Marc-André Fleury.

    Par la suite, on reconnaît les Mario Lemieux, Larry Murphy, Paul Coffey, Kevin Stevens et plusieurs autres joueurs jusqu’à ce qu’on se retrouve au deux tiers de la pièce en U. Là au-dessus du casier de Mark Eaton, on retrouve une figure qui occupe le deuxième rang de l’histoire des Penguins dans presque toutes les statistiques offensives de l’équipe. Ce joueur, qui a remporté le titre des pointeurs de la LNH à cinq reprises, a joué un rôle majeur dans les deux premières conquêtes de la Coupe Stanley de l’organisation. Il est également celui qui pourrait jouer un rôle important pour les empêcher d’avoir la chance d’en remporter une quatrième.

    Jaromir Jagr occupe le huitième rang des pointeurs de l’histoire de la LNH et il a été l’un des athlètes les plus populaires à avoir joué à Pittsburgh.

    Maintenant âgé de 41 ans et portant les couleurs des Bruins de Boston, Jagr revient dans la Ville de l’acier pour disputer la finale de l’Association de l’Est. Il y a presque 25 ans, les amateurs de Pittsburgh avait découvert un prodige âgé de 18 ans avec ses cheveux longs et qui allait devenir un phénomène culturel.

    « Son visage est affiché en raison des grands moments qu’il a procurés à Pittsburgh. Il a gagné deux Coupes et il est l’un des plus grands joueurs de tous les temps », a dit Eaton qui était assis en dessous de la reproduction de Jagr. « C’est la raison pour laquelle, son visage est accroché ici, mais ça ne nous déconcentre par du tout. »

    L’entraîneur en chef Dan Bylsma a souri et secoué la tête quand on lui a demandé s’il ne serait pas gênant de donner durant un entracte lors du premier match de la finale de l’association des conseils sur la façon d'arrêter le no 68 pendant que son portrait le regarde tout juste au-dessus de lui.

    « Je n’avais jamais pensé que l’un des joueurs vedettes de l’histoire des Penguins faisait partie de notre ‘anneau d’honneur’ et joue encore », a déclaré Bylsma.

    C’est fort probablement unique dans le sport professionnel. Même si les Penguins n’ont jamais eu de cérémonies officielles pour honorer ceux qui se retrouvent honorés dans leur vestiaire, il est généralement reconnu que le joueur doit avoir pris sa retraite.

    À l’ouverture du Consol Energy Center en 2010, Jagr était âgé de 38 ans et n’avait pas joué dans la LNH depuis plus deux ans, mais brillait dans la KHL en Russie. À cette époque, ça faisait déjà neuf ans qu’il avait porté le chandail des Penguins.

    Mais quand son contrat a pris fin avec la formation Avangard d’Omsk un an plus tard, il a démontré son intérêt pour revenir jouer en Amérique du Nord. Certaines rumeurs l’ont envoyé avec les Penguins, mais il s’est finalement joint à leurs plus grands rivaux, les Flyers de Philadelphie.

    Pis encore pour les amateurs de Pittsburgh, Jagr a amassé sept points en six matchs quand les Flyers ont éliminé les Penguins en première ronde l’année dernière.

    « Il a encore cette habileté à décocher un bon tir dans un espace restreint », a indiqué le capitaine des Penguins, Sidney Crosby. « Oh oui, je crois qu’il représente toujours une menace. Il a obtenu plusieurs chances de marquer au cours des présentes séries éliminatoires et il en a créé plusieurs autres. »

    Même si Jagr n’a pas encore marqué un but et a été limité à quatre assistances en 12 matchs dans les présentes séries, il tire en moyenne trois fois par match. Il est utilisé en moyenne 17:17 par rencontre, ce qui en fait l’un des six attaquants les plus utilisés. Et pour démontrer comment il demeure une menace, Jagr est utilisé en moyenne 2:45 en avantage numérique, à égalité au premier rang de l’équipe à ce chapitre.

    « Il est toujours une menace avec la rondelle. C’est très difficile de lui enlever la rondelle, a indiqué Bylsma. Je ne regarde pas les certificats de naissance, il peut bien être âgé de 41 ans, mais il excelle encore en avantage numérique. Il protège tellement bien la rondelle en zone offensive qu’il est un facteur important. Il peut encore jouer, il n’a plus la même chevelure qu’il avait dans le temps, mais il peut encore jouer. »

    Et il finit toujours par revenir à Pittsburgh. C’est la troisième année consécutive dans la LNH qu’il affronte les Penguins dans les séries éliminatoires. En 2008 dans l’uniforme des Rangers de New York, il avait perdu contre les Penguins en demi-finale de l’association.

    « On l’a vu souvent à titre de joueurs avec les Flyers et les Rangers, a déclaré Eaton. On sait donc ce qu’il est capable de faire. »

    L’expérimenté attaquant Brenden Morrow a été un coéquipier de Jagr avec les Stars de Dallas pendant la majorité de la saison avant que tous les deux ne soient échangés avant la date limite des transactions.

    Même si les amateurs de Pittsburgh ont tendance à huer Jagr maintenant, quand il était une recrue et que les Penguins ont remporté la Coupe Stanley en 1991, il était l’athlète le plus populaire de la ville, plus que Lemieux ou Stevens, plus que Barry Bonds ou Bobby Bonilla, des Pirates, plus que Rod Woodson ou Greg Lloyd, des Steelers.

    Morrow estime que Jagr est toujours aussi talentueux, toujours aussi charismatique même à l’âge de 41 ans.

    « Dans le vestiaire, il est aussi enthousiaste qu’un jeune de 18 ans, a dit Morrow. Il vient à la patinoire pour travailler. Il est toujours aussi habile, il est difficile à déplacer quand il a la possession de la rondelle.

    « Il a bien joué à Dallas, il a marqué des buts importants. Il est toujours une menace quand il est sur la patinoire. »

    Tout comme il l’était il y a un peu plus d’une décennie avec les Penguins.

     

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