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CHI vs DET

    Les Blackhawks ont retrouvé le bon vieux Brent Seabrook

    Par Brian Hedger - Correspondant LNH.com

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    Les Blackhawks ont retrouvé le bon vieux Brent Seabrook

    CHICAGO – Juste avant que l’arbitre dépose la rondelle pour le début de la rencontre de samedi au United Center, Brent Seabrook s’est penché devant quelques coéquipiers et a frotté ses jointures à celles de Duncan Keith.

    C’est que le plus familier des duos de défenseurs des Blackhawks de Chicago était reformé pour entreprendre le cinquième match de la série contre les Red Wings de Detroit. Les deux ont ensuite aidé les Hawks à éviter l’élimination en remportant une impressionnante victoire de 4-1, la même marque que pour leur première victoire à l’ouverture de la série.

    La réunion des deux vétérans défenseurs a constitué la principale histoire de cette victoire cruciale, eux qui avaient été séparés lors d’un remaniement qui datait du 31 mars.

    « Nous sommes confortables ensemble, a dit Seabrook. Nous avons joué ensemble pendant plusieurs années. Je sais où il va se trouver sur la patinoire et c’est la même chose pour lui. »

    Jusqu’à ce dernier match, le seul endroit où ils pouvaient encore se retrouver facilement était dans le vestiaire, où ils sont installés côte à côte. Si Keith s’est ressaisi après une légère baisse par rapport à ses standards élevés au cours des deux dernières saisons, les difficultés de Seabrook cette saison n’ont pas été limitées aux séries éliminatoires.

    Joel Quenneville a même été contraint à diminuer de beaucoup son temps de glace lors des troisième et quatrième matchs. Lors du quatrième, il a été limité à une douzaine de minutes réparties sur 20 présences sur la patinoire dans une défaite de 2-0.

    Des entraîneurs auraient poursuivi la même tendance lors du match suivant mais Quenneville a décidé autrement et plutôt augmenté son temps de glace et ses responsabilités au côté de Keith. Et il a été payé en retour. Utilisé pendant plus de 23 minutes, Seabrook a aidé à donner le ton au match en servant une retentissante mise en échec à Damien Brunner, il a fait des passes précises pour relancer l’attaque, il a aussi effectué sept des 45 tirs au but de son équipe et amassé son premier point des séries en participant au but d’Andrew Shaw marqué pendant une supériorité numérique en deuxième période.

    « C’était plaisant à voir », a commenté Keith, qui a récolté deux mentions d’aide. « C’est un bon coéquipier, une bonne personne et j’ai beaucoup joué avec lui. C’est toujours agréable de jouer en sa compagnie, d’être aussi à l’aise et de savoir où il va se trouver. Il a bien joué considérant qu’il n’avait pas été utilisé beaucoup avant. Ce n’est pas facile dans ce cas-là, pas physiquement mais mentalement, et il a fait tout un travail. »

    Tout comme pour Patrick Kane, Patrick Sharp, Marian Hossa et le capitaine Jonathan Toews, qui a marqué samedi son premier but des séries, les Blackhawks auront besoin d’un Seabrook aussi alerte lundi soir à Detroit.

    « Absolument, nous avons besoin de lui si on veut gagner, a reconnu Keith. C’est un joueur qui a cette présence imposante. »

    Et quand il ne l’a pas, les Blackhawks en souffrent.

    On l’oublie parfois, mais Seabrook a fait partie de l’équipe canadienne gagnante de la médaille d’or à Vancouver en 2010, jouant au côté de Keith. Il a seulement 28 ans, il mesure 6 pieds 3 pouce, pèse 221 livres et peut diriger des boulets de la pointe quand il tire la gâchette.

    C’est ce que Quenneville espérait lui voir faire en reconstituant les duos de défenseurs qui avaient aidé l’équipe à amasser au moins un point à ses 24 premiers matchs de la saison, un record de la LNH.

    « Notre problème n’était pas vraiment dans notre territoire, c’était une question de production, a estimé l’entraîneur. Réunir ces deux-là les a probablement excités. Je croyais qu’on pouvait obtenir plus de support offensif de tous nos duos de défenseurs. »

    Quenneville a vu juste et Michal Rozsival a aussi obtenu une mention d’aide après avoir été réuni à Nick Leddy. Le corps défensif a aussi été plus agressif, à l’image de Seabrook.

    Car en plus de ses aptitudes à l’attaque, ce dernier peut aussi s’avérer une présence intimidante face aux meilleurs attaquants adverses. Ses ennuis lors des quatre premiers matchs de la série l’ont peut-être convaincu de retrouver son côté teigneux. On a aussi atteint sa fierté en le laissant aussi longtemps sur le banc lors du match précédent, une situation humiliante qu’il ne souhaitait pas revivre.

    Quand on lui a demandé d’ailleurs au lendemain du quatrième match si les présentes séries étaient éprouvantes pour lui personnellement, sa réponse a été claire et courte: « Oui », a-t-il dit d’un ton renfrogné.

    Seabrook en a dit plus long samedi tout simplement en jouant comme il en est capable, avec confiance et régularité.

    « Depuis que je suis ici à Chicago, j’ai toujours eu beaucoup de responsabilités en étant utilisé dans des situations importantes et face au meilleur trio adverse, et je pense avoir fait du bon travail, a-t-il confié. J’en ai tiré de la fierté car c’est mon travail, ni plus ni moins. Toews marque des buts, Kane fait des passes et marque des buts, et moi je suis un joueur robuste qui empêche l’adversaire d’en marquer. J’ai rendu la vie difficile aux meilleurs joueurs des autres équipes. C’est un rôle que j’adore, un rôle dont je suis fier. Je viens à la patinoire tous les jours pour remplir ce rôle. »

     

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