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PIT vs BOS

    Aperçu de la série Bruins-Penguins

    Par Shawn Roarke et Dan Rosen - Journalistes LNH.com

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    Aperçu de la série Bruins-Penguins


    Penguins de Pittsburgh

      Rang: 136-12-072 Pts.

    Bruins de Boston

      Rang: 428-14-662 Pts.

    Les Penguins de Pittsburgh ne devraient pas trop craindre de retrouver les Bruins de Boston en finale de l’Association de l’Est.

    Ils ont en effet conservé une fiche parfaite de 3-0-0 contre eux en saison régulière, dominant 8-5 à l’issue de trois victoires par la marge d’un but. Mieux encore, ils ont remporté les six derniers affrontements entre les deux équipes et leurs six derniers matchs à Boston!

    En voulez-vous encore? Les Penguins ont aussi éliminé les Bruins les deux dernières fois que ces deux rivaux se sont affrontées à cette étape des séries, et gagné la Coupe Stanley à chaque occasion, en 1991 et 1992.

    Les Penguins vont maintenant viser la trifecta pour progresser à la grande finale de la Coupe Stanley pour la première fois depuis leur conquête de 2009. Les Bruins, eux, espèrent y retourner pour la deuxième fois en trois ans. Ils ont gagné la coupe en 2011 aux dépens des Canucks de Vancouver.

    Les deux équipes ont franchi la deuxième ronde des séries avec relativement de facilité après avoir dû peiné davantage en première ronde.

    Les Penguins, qui ont terminé au premier rang dans l’Est, viennent d’éliminer les Sénateurs d’Ottawa, septièmes, en cinq matchs et en les surclassant 22-11. Les Sénateurs ont eu besoin d’une deuxième période de prolongation lors du troisième match pour remporter leur seule victoire.

    Quatrièmes au classement, les Bruins n’ont aussi eu besoin que de cinq matchs pour éliminer les Rangers de New York, sixièmes. Les Rangers ont aussi besoin de la prolongation pour gagner le quatrième match.

    Si le passé est garant de l’avenir, il devrait se marquer beaucoup de buts dans cette série, qui impliquera les six premiers compteurs depuis le début des éliminatoires.

    David Krejci domine avec 17 points et son compagnon de trio Nathan Horton en a 12, à égalité au cinquième rang. Les quatre autres meneurs proviennent des Penguins: Evgeni Malkin et le défenseur Kristopher Letang ont chacun 16 points, suivis de Sidney Crosby (15) et Jarome Iginla (12).

    Les deux équipes ont aussi pu compter sur une forte défense et des gardiens en belle forme.

    Les Penguins ont concédé une moyenne de 2,5 buts par match et sont devenus plus avares depuis que Tomas Vokoun a pris la place de Marc-André Fleury au cours de la première ronde. Les Bruins ont accordé une moyenne de 2,33 buts par rencontre et Tuukka Rask montre un excellent taux d’arrêts de ,928.

    Attaquants

    Les Penguins ont confirmé au cours des deux premières rondes qu’il n’y a pas une seule autre équipe pourvue d’un aussi grand nombre de bons marqueurs.

    Onze de leurs attaquants ont au moins un but à leur fiche et huit en ont au moins deux. Chacun des 15 attaquants ayant revêtu l’uniforme en séries a amassé au moins un point.

    Mais ce sont les meilleurs joueurs qui ont été les meilleurs. Avec ses quatre buts et 16 points, Malkin se dirige tranquillement vers un autre possible trophée Conn Smythe. Crosby a 15 points après avoir raté le premier match des séries en raison de sa fracture à la mâchoire, Iginla en a 12, Pascal Dupuis et James Neal, 10 chacun. Etonnamment tranquille en première ronde, Neal a marqué cinq buts à ses deux derniers matchs.

    Une statistique illustre parfaitement cette profondeur qui caractérise les Penguins: leurs attaquants ont réussi six des buts victorieux jusqu’ici et ce fut chaque fois un joueur différent. Cette équipe peut aussi marquer dans toutes les situations: les Penguins ont été très forts en avantage numérique, ils ont marqué de gros buts en désavantage et ils en ont réussi deux importants à quatre contre quatre lors du match qui a éliminé les Sénateurs.

    Les Penguins ont de plus des joueurs de soutien qui remplissent un rôle important. Craig Adams excelle en infériorité numérique, Brendan Morrow est un vétéran leader, Matt Cooke est intimidant nord-sud et Tyler Kennedy traverse une heureuse séquence depuis qu’il a réintégré la formation.

    Chez les Bruins, Claude Julien est demeuré fidèle à ses trios. Pourquoi en effet changer des combinaisons gagnantes?

    Krejci, Horton et Milan Lucic ont constitué un trio dominant, totalisant respectivement 17, 12 et 10 points. Lucic a réussi à faire oublier une saison décevante même si six de ses sept mentions d’aide ont été obtenues lors des trois premiers matchs contre les Maple Leafs de Toronto.

    Le deuxième trio, composé de Patrice Bergeron entre Brad Marchand et Jaromir Jagr, s’est aussi avéré dangereux.

    Bergeron est celui qui a le plus fait pour éliminer les Leafs vers la fin du septième match et il a préparé le but de Marchand en prolongation lors du premier contre les Rangers. Jagr n’a pas été aussi productif que souhaité mais il demeure efficace en se servant de son imposant physique pour compenser son manque de vitesse.

    Les Bruins aimeraient en obtenir davantage du trio de Chris Kelly, entouré de Tyler Seguin et Rich Peverley, Mais leur manque de production est compensé par le brio du quatrième trio.

    Gregory Campbell, Shawn Thornton et Daniel Paillé ont fait la différence quand les Bruins ont battu les Rangers 2-1 lors du deuxième match et 3-1 lors du cinquième. Face aux Rangers, le quatrième trio a marqué autant de buts, quatre, que les six premiers attaquants.

    Défenseurs

    Les Penguins sont peut-être aussi imposants à la défense qu’en attaque, ce qui n’est pas peu dire.

    Letang a été le meilleur joueur des siens en deuxième ronde en mettant à profit sa vitesse et sa lecture du jeu pour disséquer la défense des Sénateurs. Il accumule les points à un rythme rarement vu en séries, même dans la glorieuse histoire des Penguins.

    Paul Martin a aussi constitué une certaine révélation après en avoir arraché un peu en saison régulière. Il totalise neuf points (2-7) depuis le début des séries et montre un différentiel de plus-7.Matt Siskanen a aussi contribué à l’attaque et obtient beaucoup de temps de glace au sien de la deuxième unité du jeu de puissance.

    Ces trois dynamos offensifs sont complétés par un trio de défenseurs physiquement intimidants. Brooks Orpik, qui joue le plus souvent avec Martin dans un duo à caractère plus défensif, peut frapper pour faire mal. Au côté de Niskanen, Douglas Murray n’a pas son pareil pour dégager le devant du filet. Quant à Mark Eaton, il joue bien son rôle en soutien de Letang.

    Dan Bylsma n’a pas craint de faire appel à d’autres défenseurs dans des circonstances spécifiques. Ainsi, il a eu recours à Simon Després quand il a jugé qu’on avait besoin d’un peu plus d’aide offensive, et à Deryk Englland, quand il lui semblait qu’un peu plus de robustesse s’imposait.

    Les Bruins ont sorti les Rangers en cinq matchs même s’ils ont dû s’en remettre à trois recrues pour les quatre premiers. Mais Torey Krug, Matt Bartkowski et Dougie Hamilton n’ont pas paru intimidés lorsque appelés à remplacer les blessés Dennis Seidenberg, Andrew Ference et Wade Redden.

    Seidenberg est revenu au jeu lors du dernier match et Hamilton a dû céder sa place au côté de Zdeno Chara. Bartkowski et Krug sont demeurés en poste.

    Ce dernier a été carrément magique. Il a marqué quatre buts à ses cinq premiers matchs en séries tout en se comportant comme un vétéran même s’il n’avait disputé que deux matchs dans la LNH avant cette série contre les Rangers.

    Toujours blessé au bas du corps, Andrew Ference n’a pas manqué aux Bruins et il pourrait même avoir de la difficulté à réintégrer la formation quand il sera en santé de la façon dont jouent Krug et Bartkowski.

    Gardiens

    Vokoun est une des belles histoires des séries mais il est oublié dans l’avalanche de buts marqués par ses coéquipiers.

    Le gardien de 36 ans a été engagé pour server de police d’assurances à Fleury, le gardien de concession,et les Penguins ont été payés en retour lors de l’important cinquième match face aux Islanders de New York, après que Fleury ait été incroyablement chancelant lors des trois rencontres précédentes.

    Vokoun a gagné ce cinquième match et n’est plus retourné sur le banc. Il n’a perdu qu’un match sur sept, et ce en deuxième période de prolongation face aux Sénateurs. Ses statistiques sont franchement impressionnantes: taux d’arrêts de ,941 et moyenne de 1,85.

    Ce n’est donc pas une surprise si Bylsma n’a montré aucun signe de ramener Fleury, qui a accepté son sort sans faire d’éclat.

    Les Bruins sont l’équipe de Rask, cela ne fait plus aucun doute.

    Celui-ci a entrepris les séries comme le gardien qui était devant le filet quand les Bruins ont été éliminés par les Flyers de Philadelphie après avoir pris une avance de 3-0 en 2010 et il est aujourd’hui considéré comme ce gardien qui joue aussi bien qu’en saison régulière et qui pourrait mener les Bruins à une deuxième conquête de la Coupe Stanley en trois ans.

    Jamais depuis le début des séries Julien n’a eu à songer à remplacer son gardien qui montre une moyenne de 2,22 et un pourcentage d’arrêts de ,928. Rask s’est spécialement illustré contre les Rangers, avec une moyenne de 1,86 et un taux d’arrêts de ,936.

    Il a été constant, confiant et parfois spectaculaire.

    Entraîneurs

    Bylsma obtient rarement le crédit qu’il mérite parce qu’il a tellement de talent à sa disposition. On se dit que n’importe quel entraîneur le moindrement compétent pourrait mener ce groupe de joueurs à la victoire.

    Mais il a eu des décisions difficiles à prendre en séries et il a pris les bonnes, à commencer par celle de faire appel à Vokoun, qui aurait pu à la limite lui coûter son poste. Il a jonglé admirablement avec ses brillants attaquants et a su obtenir le meilleur de ses joueurs de soutien en les menaçant d’être écartés de la formation ou d’avoir moins de temps de glace.

    Julien, lui, s’est fait remarquer en demeurant fidèle à ses trios et à ses duos de défenseurs. Mais il est beaucoup plus que cela et une des raisons pour lesquelles les Bruins sont à huit victoires d’une deuxième conquête de la Coupe Stanley avec lui derrière le banc.

    Il s’est avéré une présence apaisante pour ses joueurs, surtout quand les Bruins ont presque bousillé une avance de 3-1 face aux Leafs et après la défaite lors du quatrième match à New York. Il n’a jamais montré de signe de panique et n’a jamais refusé de répondre aux nombreuses questions sur la catastrophe de 2010 face aux Flyers, disant: « On apprend du passé mais on vit au présent, pas dans le passé. »

    Unités spéciales

    Plusieurs raisons peuvent expliquer que les Penguins sont à quatre victoires de la grande finale de la Coupe Stanley, mais aucune ne vaut leurs succès avec les unités spéciales.

    Les Penguins sont mortels avec l’avantage d’un joueur, ayant marqué 13 buts en 11 matchs depuis le début des séries, ce qui en fait évidemment les meilleurs de la LNH.

    Ils ont non seulement clairement les joueurs talentueux qu’il faut, mais ils les déploient d’une façon unique qui rend moins efficaces les façons habituelles de se défendre à court d’un homme. Sept de leurs joueurs ont déjà marqué en avantage numérique depuis le début des séries.

    Et les Penguins sont tout aussi impressionnants en infériorité numérique, grâce, notamment, au travail des attaquants Adams, Cooke et Brandon Sutter. Les Penguins n’ont accordé que quatre buts en désavantage numérique en 11 matchs des séries et ils en ont marqué deux, chaque fois l’œuvre de Dupuis.

    Le jeu de puissance des Bruins a constitué une de leurs grandes forces face aux Rangers après avoir constitué un point faible en saison régulière et lors de la série contre les Leafs.

    Les Bruins ont marqué quatre buts en 12 occasions contre les Rangers et trois d’entre eux ont été réussis par Krug, dont le tir sur réception est déjà réputé à travers la ligue. Que les Bruins aient enfin débloqué en avantage numérique est très important compte tenu que les Penguins dominent la LNH avec un taux de réussite de 28,3 pour cent.

    Les Bruins devront donc se surpasser en infériorité numérique, ce qui pourrait être un problème. Les Rangers, qui ont été limités à quatre buts en 44 avantages en séries, ont commencé à produire vers la fin, ce qui pourrait être mauvais signe pour les Bruins, qui ont réussi à se défendre à un taux de 81,1 pour cent avec un ou des joueurs en moins.

    Il pourrait faire la différence

    Sidney Crosby, Penguins -- Depuis son retour au jeu à la suite d’une série de blessures, Crosby a été le joueur de classe mondiale que l’on a connu. Mais il aura à relever son plus grand défi face à Patrice Bergeron et au duo de Chara et Seidenberg à la défense. Il devra trouver des solutions s’il veut aider les Penguins à aller de l’avant.

    Tyler Seguin, Boston -- Il a recommencé à trouver ses repères, ce qui est une bonne nouvelle pour les siens, avec trois points (1-2) à ses deux derniers matchs, après avoir été limité à une mention d’aide lors des 10 premiers des séries. Il obtient moins de temps de glace mais sa confiance ne semble pas affectée. Si les Bruins veulent éliminer les Penguins, Seguin devra assumer un grand rôle.

    S’il continue à amasser des points, il est aussi possible, même si peu vraisemblable, que Julien le ramène dans le deuxième trio à la place de Jagr, surtout si ce dernier peine à suivre le rythme endiablé des Penguins.

    Analyse

    Les Penguins vont ganger si ... Ils s’en tiennent au plan de match qui leur a si bien réussi face aux Sénateurs. Les Bruins représentent le même genre de défi mais les Penguins ont le talent et la profondeur pour en venir à bout. La clé est de continuer à pratiquer le style nord-sud qui leur a permis d’éliminer les Sénateurs. Ils doivent simplement lancer la rondelle derrière les défenseurs, appliquer de l’échec-avant, foncer au filet et jouer de façon robuste. C’est un style de jeu qui rapporte des dividendes aussi bien à court terme qu’en long terme durant les séries.

    Les Bruins vont ganger si … Ils ne changent pas leur façon de jouer face à la puissante attaque des Penguins. Ils ont une bonne organisation dans les trois zones ce qui leur permet de demeurer constants match après match. Les Penguins vont tenter de provoquer des changements dans leur jeu et vont sans doute y parvenir à l’occasion, mais si les Bruins en font trop, ils vont se faire brûler.

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