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PIT vs BOS

    Tomas Vokoun est devenu le gardien no 1 des Penguins

    Par Chris Adamski - Correspondant LNH.com

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    Tomas Vokoun est devenu le gardien no 1 des Penguins

    PITTSBURGH - Même s’il a 36 ans et 14 saisons d’expérience dans la LNH, Tomas Vokoun jure qu’il considère qu’il est à l’essai chaque fois qu’il obtient un départ devant le filet des Penguins de Pittsburgh.

    Compte tenu de ses performances lors des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, il s’agit visiblement d’un essai à long terme. Et il semble de plus en plus qu’il pourrait être à l’essai jusqu’à ce qu’il soulève la Coupe Stanley avec ses coéquipiers.

    Vokoun présente le deuxième meilleur taux d’efficacité dans la LNH lors des séries éliminatoires (.941) et il occupe le troisième rang au chapitre des buts alloués parmi ceux qui ont obtenu au moins un départ (1,85). Ce sont des statistiques qui prouvent qu’il est un gardien partant et qui démontrent qu’il va bien devant le filet de l’équipe favorite lors des séries éliminatoires de l’Association de l’Est alors que la finale de l’association commencera la semaine prochaine.

    Vokoun ne tient toutefois rien pour acquis même si ses statistiques confirment le bien-fondé des décisions du directeur général des Penguins Ray Shero de le mettre sous contrat l’été dernier, et de l’entraîneur-chef Dan Bylsma de l’utiliser à la place de l’inefficace Marc-André Fleury.

    Et cela, même si presque tout le monde le fait.

    « Je ne vois pas les choses différemment qu’avant le premier match », a affirmé Vokoun après avoir bloqué 29 des 31 tirs dirigés vers lui lors de la victoire des Penguins lors du cinquième match qui a permis d’éliminer les Sénateurs d’Ottawa en demi-finale de l’Association de l’Est, vendredi soir.

    « J’ai toujours le sentiment que c’est un essai, et qu’on ne sait jamais ce qui va arriver quand on trébuche. Ce n'est pas important. Nous formons une équipe et nous sommes ici pour gagner, peu importe qui est devant le filet et ce qui arrive, tant que l’on gagne, c’est ce qui est le plus important. De toute évidence, on se sent bien quand on gagne et qu’on aide l’équipe à l’emporter. Mais pour ce qui est de l’avenir, on verra. »

    Vokoun a entrepris les sept derniers matchs des Penguins, en remportant six. Et il a probablement réalisé sa meilleure prestation lors de sa seule défaite en effectuant 46 arrêts quand les Penguins se sont inclinés 2-1 en deuxième prolongation contre les Sénateurs lors du troisième match.

    Bylsma a fait appel à Vokoun après que Fleury eut alloué 14 buts en trois matchs contre les Islanders de New York en quarts de finale de l’Est. Plusieurs voyaient sa présence comme une solution à court terme, mais Vokoun n’a pas donné le choix à Bylsma.

    Si les entraîneurs des Penguins entendaient revenir à Fleury à la première occasion, Vokoun ne leur en a pas donné la chance.

    « Pour moi, rien n’est coulé dans le ciment – je joue chaque match comme si c’était mon dernier, a noté Vokoun. Ce ne serait pas différent si on me disait que je jouerais pour le reste des séries éliminatoires, peu importe ce qui pourrait arriver.

    « Dans cette industrie, les promesses tiennent tant et aussi longtemps que l’on performe. Rien ne change à ce chapitre; c’est juste agréable d’être en mesure de jouer – surtout lors des séries éliminatoires, où le tempo est plus élevé et où on peut jouer deux matchs consécutifs, ce qui permet de bien sentir comment se déroule le match. »

    Vokoun a amorcé les séries du bon pied en effectuant 31 arrêts contre les Islanders à ses débuts en éliminatoires avec les Penguins le 9 mai, et il n’a jamais regardé derrière lui par la suite. Après que Fleury eut alloué au moins quatre buts lors de trois matchs de suite, Vokoun n’a même pas concédé autant de buts à la suite d’un seul départ.

    Vokoun a bloqué au moins 90 pour cent des tirs dirigés vers lui à l’exception d’un seul départ, effectuant au moins 29 arrêts dans six de ses sept départs.

    Vokoun reconnaît volontiers qu’il bénéficie non seulement de l’offensive de la LNH qui a le plus de profondeur et qui est la plus talentueuse, mais aussi d’une défensive améliorée, ce dont n’avait pas profité Fleury par moments contre les Islanders. Mais Vokoun a généralement évité le but « facile » qui avait affligé Fleury et les Penguins lors des dernières années en séries éliminatoires. Et il a aussi effectué des arrêts importants à des moments importants.

    Le dernier exemple est survenu lors du cinquième match contre les Sénateurs quand il s’est imposé contre Colin Greening dans la dernière minute de la deuxième période. Les Sénateurs avaient marqué moins de trois minutes plus tôt pour revenir dans le match, et un but de Greening aurait porté le score à 3-2.

    Vokoun a plutôt fermé la porte, mettant la table pour le but d’Evgeni Malkin 18 secondes plus tard qui mettait alors le match hors de portée.

    « Je ne pense pas qu’il ait eu à effectuer plusieurs arrêts spectaculaires, mais il a été mis à l’épreuve lors de ce 2-contre-1 et il a très bien fait, a noté Bylsma. Il a été solide sur certains tirs et quand il y avait des joueurs devant lui en désavantage numérique. »

    Partant incontestable pendant une décennie, Vokoun avait la chance de demeurer un gardien no 1 quand il est devenu autonome après la dernière saison. N’ayant participé qu’à deux séries éliminatoires et alors que la fin de sa carrière approchait, Vokoun a plutôt choisi de signer à Pittsburgh avec une équipe qui avait un gardien établi et qui avait fait ses preuves en Fleury – mais c’était aussi une équipe qui était parmi les favorites pour faire la conquête de la Coupe Stanley.

    Quelques mois plus tard à la date limite des transactions dans la LNH, Brenden Morrow et Jarome Iginla ont pris des décisions similaires, renonçant à leurs clauses de non-échange pour joindre une équipe avec laquelle ils joueraient des rôles moins importants à plus de 30 ans pour se lancer à la poursuite du précieux trophée.

    Vokoun n’avait jamais joué à ses 13 premières saisons dans la LNH avec une équipe ayant franchi la première ronde des séries éliminatoires.

    « Je suis venu ici pour avoir la chance d’aller loin en séries – et je ne suis pas le seul. Deux autres gars sont ici aussi pour les mêmes raisons, a révélé Vokoun. Et de toute évidence à partir de ma propre expérience, je sais jusqu’à quel point c’est difficile d’être là où nous sommes présentement. On l’apprécie et on en profite, on donne tout ce qu’on a et on s’assure d’avoir tout donné quand c’est fini. »

    Depuis qu’il a remporté la Coupe Stanley en 2009, Fleury a eu de la difficulté lors des séries éliminatoires et Vokoun a été mis sous contrat, entre autres, pour alléger la tâche de Fleury en saison régulière dans l’espoir que la fatigue ne soit pas un facteur en séries. Mais ce que Shero n’avait pas indiqué, c’était la possibilité que Vokoun soit une police d’assurance si Fleury n’était pas à la hauteur en séries éliminatoires – ce qui avait été le cas la saison dernière quand les Flyers de Philadelphie avait inscrit 26 buts en six matchs contre lui.

    Vokoun et Fleury ont rapidement établi une bonne relation, et Vokoun a exprimé qu’il aurait tellement aimé obtenir une telle chance dans d’autres circonstances.

    Mais il comprend aussi ce qui en est. Après tout, les promesses tiennent tant et aussi longtemps que l’on performe.

    Vokoun a saisi sa chance. Il sait qu’il est gâté d’être le gardien d’une équipe qui affiche une moyenne de 4,27 buts inscrits par match, plus que toute autre équipe ayant joué au moins sept matchs en séries éliminatoires depuis que Vokoun a fait ses débuts dans la ligue.

    Les circonstances idéales pour un essai au milieu de la vie – c’est un essai où il n’y aucune fin en vue.

    « Ce fut très agréable, a révélé Vokoun vendredi. Nous avons bien joué en équipe au cours de la série. Il y a eu beaucoup de jeux qui n’étaient pas égoïstes. Les joueurs jouent pour leur équipe, ils jouent bien défensivement, et cela a paru.

    « Ça rend la vie facile pour un gardien. »

     

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