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Les hauts et les bas d’Alain Vigneault à Vancouver

mercredi 2013-05-22 / 23:28 / LNH.com - Nouvelles

Par Kevin Woodley - Correspondant LNH.com

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Les hauts et les bas d’Alain Vigneault à Vancouver

VANCOUVERAlain Vigneault quitte les Canucks de Vancouver après avoir été l’entraîneur qui a remporté le plus de matchs et qui a présenté le meilleur pourcentage de victoires dans l’histoire de la franchise. Il a accumulé un dossier de 313-170-57 qui lui a valu deux trophées des Présidents, six titres de la section Nord-Ouest et une participation à la finale de la Coupe Stanley.

Après son congédiement de mercredi, personne ne s’étonne de constater que son passage de sept ans derrière le banc des Canucks comporte plus de hauts que de bas.

- Embauché le 20 juin 2006 après une saison passée à la barre du club-école des Canucks dans la Ligue américaine de hockey, Vigneault et un autre nouveau venu, Roberto Luongo, mènent Vancouver, une formation qui avait raté les séries éliminatoires la saison précédente, à une fiche de 49 victoires et au titre de la section Nord-Ouest à leur première campagne ensemble. Les Canucks ont été éliminés par les éventuels champions de la Coupe Stanley, les Ducks d’Anaheim, au deuxième tour, mais Vigneault a remporté le trophée Jack-Adams remis au meilleur entraîneur de la LNH et Luongo a pris le deuxième rang du vote pour le trophée Vézina.

- La saison suivante s’est terminée en queue de poisson alors que Vancouver a perdu sept de ses huit dernières parties de la saison pour ainsi être exclu des séries éliminatoires pour la seule fois sous le règne de Vigneault. Peu de temps après, le directeur général Dave Nonis a été congédié. Plusieurs croyaient que l’entraîneur subirait le même sort, mais après un long processus d’évaluation marqué par des semaines de rencontres quotidiennes, le nouveau directeur général Mike Gillis a décidé de conserver les services de Vigneault.

- De retour au sommet de la section Nord-Ouest et dans les séries d’après-saison en 2008-09, les Canucks, stimulés par le nouveau trio formé d’Alexandre Burrows et Daniel et Henrik Sedin (Vigneault en a surpris plus d’un en adjoignant l’ailier à caractère défensif aux jumeaux Sedin, une décision qui rapporte encore), ont balayé les Blues de St. Louis en première ronde et semblaient se diriger vers une confortable avance de 3-1 dans leur série de deuxième tour contre les Blackhawks de Chicago. Or, Vancouver a essayé de protéger son avance dans le quatrième match (ce n’était pas la première ou la dernière fois qu’une équipe à caractère offensif de Vigneault était accusée de lever le pied) et n’a obtenu que quatre tirs au but pendant que les Blackhawks effaçaient leur déficit en créant l’égalité avec 2:44 à faire à la rencontre avant de l’emporter en prolongation. Chicago a gagné facilement les deux matchs suivants, donnant ainsi naissance à une rivalité à sens unique puisque les Hawks ont à nouveau éliminé les Canucks en deuxième ronde en 2010 (eux qui avaient effectué une impressionnante remontée contre les Kings de Los Angeles au premier tour après que Vigneault eut promu Mikael Samuelsson sur le premier trio). Cette autre fin de saison décevante a été quelque peu effacée par le trophée Hart, remis au joueur le plus utile de la ligue, et le trophée Art-Ross, remis au meilleur marqueur de la LNH, remportés par le capitaine Henrik Sedin, lui qui avait obtenu plus de temps de glace en zone offensive de la part de Vigneault.

- 2011 a été une année historique pour Vigneault et les Canucks, qui ont établi un nouveau record d’équipe avec 54 victoires et 117 points en route vers leur premier trophée des Présidents à titre de meilleure formation de la saison régulière. Daniel Sedin a succédé à son frère jumeau au sommet des compteurs du circuit et il s’est assuré que le trophée Art-Ross reste dans la famille. Ryan Kesler a ajouté le trophée Selke, remis au meilleur attaquant défensif de la LNH, à son palmarès et Vigneault a de nouveau été en nomination pour le trophée Jack-Adams. Les Canucks ont présenté la meilleure attaque et la meilleure défensive de la ligue. Leur jeu de puissance, qui s’est distingué par la présence de Kesler devant le filet sur la première unité plutôt qu’au centre de la seconde, a aussi été le plus efficace du circuit. Ce n’est pas tout : leurs succès en saison régulière se sont finalement poursuivis en séries éliminatoires. Après s’être payé une bonne frousse en première ronde contre (devinez qui?) les Blackhawks, qui ont contraint les Canucks à jongler avec Luongo et Cory Schneider avant que ceux-ci finissent par s’imposer dans le septième match, ils ont poussé la finale de la Coupe Stanley à la limite de sept rencontres.

- Si l’année 2011 en général a été le fait saillant du passage de Vigneault à Vancouver, la fin en a été le pire moment… ou du moins le début de son déclin. En avant 2-0 contre les Bruins de Boston en finale de la Coupe Stanley, Vigneault a laissé Luongo devant le filet pendant tout le match lors d’un revers de 8-1 sur la route à l’occasion de la troisième partie. Même s’il a rebondi en remportant le cinquième match à domicile, Luongo n’a plus été le même à Boston et il a été chassé des rencontres numéro 4 et 6 avant de s’avouer vaincu à Vancouver dans la septième partie. Les Canucks s’en sont vite remis en remportant un deuxième trophée des Présidents de suite en 2011-12, mais ils ont été facilement éliminés par les Kings en cinq parties lors du premier tour des séries. Après avoir remporté un sixième titre de la section Nord-Ouest en 2013 malgré de nombreuses blessures à des joueurs clés et des failles flagrantes à l’attaque, la troupe de Vigneault a connu les mêmes problèmes en séries qui ont débuté en 2011. Avec une attaque anémique, les Canucks ont vite été balayés par les Sharks de San Jose.

Ce fut le dernier affront pour Vigneault, dont le passage de sept ans à la barre des Canucks fut somme toute des plus positifs.

 

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