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Touchette : Patrice Bergeron est l’homme à tout faire des Bruins

mercredi 2013-05-22 / 15:26 / LNH.com - Nouvelles

Par Serge Touchette - Chroniqueur LNH.com

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Touchette : Patrice Bergeron est l’homme à tout faire des Bruins

Lorsqu'on parle des meilleurs joueurs de centre de la LNH, son nom est rarement mentionné.

Mais il n'y a pas une équipe qui ne lui ferait pas une place sur le champ.

Qui donc est cet oiseau rare ? Si vous avez répondu Patrice Bergeron, vous méritez un morceau de robot. Même deux.

Le joueur des Bruins de Boston, qui est parmi les meilleurs joueurs de son équipe depuis le début des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, ne gagnera probablement jamais le trophée Art Ross ou le trophée Hart, mais il appartient à ce groupe sélect de joueurs capable de mille et une chose pour faire gagner une équipe.

Il est l'homme aux multiples missions. Face aux Rangers, mardi soir, il a été tenu en échec, mais son trio complété par le rapide Brad Marchand et l'increvable Jaromir Jagr n'a cessé de faire des misères aux Blueshirts.

Certains observateurs le comparent à Ron Francis, membre du Panthéon. Personnellement, il me rappelle parfois Jacques Lemaire, qui, dans les années 70, n'avait pas son égal dans les deux sens de la patinoire.

Bergeron, à l'exemple de Lemaire à l'époque, n'est pas seulement un joueur habile. Il a aussi une bonne tête.

Au fil des ans, les Bruins ont connu de grands leaders. On n'a qu'à penser à Eddie Shore, Johnny Bucyk, Bobby Orr, Phil Esposito, Terry O'Reilly, Cam Neely et Raymond Bourque, entre autres.

À cette liste, il faut désormais ajouter le nom de Patrice Bergeron. Pas seulement à cause de son exploit peu ordinaire lors du septième match de la série contre les Leafs lorsqu'il a marqué le but égalisateur avec moins d'une minute à écouler en troisième avant de signer la victoire de son équipe en prolongation, mais à cause de l'ensemble de son œuvre.

Rarement vu un joueur capable d'exceller dans toutes les facettes du jeu, sans exception.

« Il fait tout bien », soulignait Jaromir Jagr, l'autre jour.

« Peu de joueurs sont capables d'en faire autant » notait, pour sa part, son entraîneur Claude Julien.

Jagr et Julien n'ont pas tort.

Sa contribution dépasse la feuille de pointage 

Un exemple parmi tant d'autres ? Bergeron est souvent opposé aux meilleurs trios de l'équipe adverse ce qui ne l'a pas empêché de s'afficher dans la colonne des « plus » à tous les ans, sauf une fois, depuis son arrivée dans la ligue

Il est également efficace lors des mises en jeu, en supériorité et en infériorité numérique et il a le don de réaliser des jeux importants.

Si les Bruins lui demandaient d'interpréter les hymnes nationaux, il serait sans doute capable de le faire !

Bref, les grands leaders ne sont pas toujours des joueurs capables d'obtenir 50 buts ou 100 points par année.

La contribution de Bergeron, qui n'est pas le plus flamboyant, dépasse largement la simple feuille de pointage.

Parlez-en aux Bruins pour voir.

Qui est le meilleur ? 

Beaucoup de gens, à tort ou à raison, ont crié à l'injustice en apprenant que Michel Therrien n'était pas parmi les trois finalistes pour l'obtention du trophée Jack Adams, remis annuellement au meilleur entraîneur de la ligue.

Therrien, certes, méritait mieux, mais Joel Quenneville, Bruce Boudreau et Paul MacLean ne sont pas moins méritants.

C'est le genre d'année où il aurait fallu partager le trophée en quatre pour éviter la controverse.

Mais peu importe qui gagnera l'heureux élu, le meilleur entraîneur de la ligue, à mon humble avis, répond au nom de Mike Babcock.

Therrien a raison d'être déçu, mais, mince consolation s'il en est une, Babcock, qui fait des merveilles chez les Red Wings de Détroit depuis nombre d'années, n'a toujours pas gagné le trophée Jack Adams.

Le hockey international grandit

Il fut un temps où le Canada était fin seul sur la scène du hockey international.

Ses victoires de 12-1 ou 13-0 étaient monnaie courante.

Puis le Russie, à son tour, est devenue une puissance. La République Tchèque a suivi.

Depuis, le hockey international n'a cessé de progresser. On parle maintenant de parité.

Le dernier championnat mondial nous l'a de nouveau confirmé. Non seulement la France a réalisé un coup de théâtre en battant la Russie, mais la finale mettait en présence la Suède et la ... Suisse, qui prend de plus en plus de place.

Qui donc aurait cru cela possible, il y a 20 ou 25 ans ?

 

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