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CHI vs DET

    Hossa occupe un rôle important dans les succès des Blackhawks

    Par Corey Masisak - Journaliste LNH.com

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    Hossa occupe un rôle important dans les succès des Blackhawks

    DÉTROIT – Au Championnat du monde de hockey junior de 1997, la Slovaquie n’a pas offert une trop grande opposition à l’équipe canadienne dirigée par Mike Babcock, s’inclinant 7-2 en quart de finale.

    Babcock a mené son équipe à la médaille d’or cette année-là, mais lorsqu’il est revenu avec les Chiefs de Spokane, son équipe de la Ligue de hockey junior de l’Ouest (WHL), un joueur de l’équipe slovaque l’avait grandement impressionné.

    Il s’agissait d’un jeune homme d’une petite ville du nord-est de la Slovaquie du nom de Marian Hossa.

    « De toute évidence, [Hossa] est un très bon joueur de hockey. La première fois que je l’ai vu jouer, c’était au Championnat du monde junior de 1997, a déclaré Babcock. À mon retour du Championnat junior, j’ai dit à mon directeur général qu’il fallait absolument mettre la main sur lui. Nous n’étions cependant pas prêts à verser 50 000 $ pour l’avoir, et Portland l’a repêché. Il a évolué là-bas, y a remporté la Coupe Memorial et nous battait sans arrêt. »

    Hossa a été sélectionné au cinquième rang par Portland dans le cadre du Repêchage international de la LCH l’année suivante. Spokane détenait le huitième choix.

    « Je savais que j’allais jouer mon hockey junior dans la WHL, mais je ne savais pas encore où, s’est rappelé Hossa. J’entendais parler de quelques villes, dont Portland et Spokane. J’ai abouti à Portland, et je crois que le fait qu’il y avait un entraîneur slovaque au sein de cette équipe à l’époque y est pour quelque chose, et ça m’a facilité un peu les choses. Mais je me souviens des séries que nous avons jouées contre Spokane, de même que de la Coupe Memorial. »

    Et que pense-t-il de l’opinion de Babcock sur les raisons qui l’ont envoyé à Portland?

    « Je ne connais pas ces détails, a raconté Hossa en riant. C’est la première fois que j’en entends parler, les médias viennent tout juste de m’en faire part. Je viens de le découvrir après toutes ces années. »

    Hossa a récolté 45 buts en 53 parties pour les Winterhawks au cours de la saison 1997-98. Portland a terminé en tête de la division Ouest, devant Spokane qui a conclu la campagne au deuxième rang.

    Les deux équipes se sont affrontées en finale d’association dans les séries éliminatoires de la WHL, et les Winterhawks se sont imposés en sept rencontres. Portland et Spokane se sont retrouvées à la Coupe Memorial, et l’équipe de Hossa a de nouveau eu l’avantage.

    Trois jours plus tard, Hossa et les Winterhawks soulevaient la Coupe Memorial, alors que le tournoi était présenté au Veterans Memorial Arena de Spokane.

    « Oui, certainement », a répondu Hossa lorsqu’on lui a demandé s’il se souvenait de cette conquête. « Lorsque l’on remporte quelque chose de gros comme un championnat national junior aussi important au Canada, on s’en souvient assurément. Le tournoi se déroulait à Spokane dans leur nouvel aréna, c’était très chouette. »

    Depuis ce temps, Hossa a connu une carrière phénoménale dans la LNH. Il a disputé son 1000e match dans la ligue au cours de la saison 2012-13, et il ne lui manque que 65 points pour en totaliser 1000 en carrière. Il a marqué 40 buts dans une campagne à trois reprises, et il s’est forgé la réputation d’être l’un des attaquants les plus complets de la LNH en raison de l’excellence de son jeu défensif.

    Babcock est finalement parvenu à l’avoir dans son équipe. En effet, Hossa a signé une entente avec les Red Wings de Detroit après que ces derniers aient remporté la Coupe Stanley en 2008 contre son équipe de l’époque, les Penguins de Pittsburgh.

    « Je suivais sa carrière depuis tout ce temps », a avoué Babcock en faisant référence à la première fois qu’il l’avait vu en action. « Il s’est amélioré sans cesse. C’est évidemment un joueur imposant, talentueux, très complet et qui peut créer des jeux. Il a très bien fait lors de son séjour avec les Red Wings. Par la suite, il a pris une décision d’ordre financier, comme tous les joueurs doivent le faire de nos jours. Il s’est joint à une très bonne équipe et il joue très bien en compagnie de [Jonathan] Toews. C’est un excellent joueur. »

    Ces deux saisons, celle où il a été échangé aux Penguins lors de la date limite des transactions en 2008 et la saison suivante passée avec les Red Wings, ont été marquantes dans la carrière de Hossa. Il avait atteint la finale de la Coupe Stanley deux années de suite, et avait perdu lors des deux occasions.

    Il avait été étincelant avec les Penguins en séries éliminatoires, obtenant 12 buts et 26 points en 20 parties. Il a connu un bon départ en séries avec Détroit en 2009, mais une blessure à l’épaule l’a ralenti en finale.

    Ses statistiques et le succès qu’il avait connu jusque-là ne comptaient pas à ses yeux. Un peu comme les Bills de Buffalo du début des années 1990, il était reconnu comme celui qui passait tout près, mais qui ne parvenait pas à l’emporter.

    « Je crois que chaque défaite te motive ou te pousse à aller un peu plus loin, a philosophé Hossa. On passe à travers les moments difficiles, et ceux-ci nous poussent à devenir meilleurs. C’est vrai comme joueur de hockey, mais c’est aussi vrai en tant que personne. Je crois que l’on apprend de ces échecs, ce qui nous permet d’apprécier la victoire davantage. »

    Hossa a quitté Detroit pour se joindre aux Blackhawks de Chicago, et la saison suivante, il se retrouvait en finale de la Coupe Stanley pour une troisième année consécutive avec une troisième équipe différente. Chicago l’a emporté contre les Flyers de Philadelphie, et le curriculum vitae de Hossa portera à jamais la mention « champion de la Coupe Stanley. »

    Les choses ne se sont peut-être pas passées comme il le voulait en séries éliminatoires au cours de ses premières saisons avec Ottawa et Atlanta, où il était déjà un joueur brillant, puis au cours de ces deux saisons à Pittsburgh et à Détroit, mais il a maintenant trouvé sa place à Chicago.

    Hossa n’est pas le seul gros nom à apparaître sur l’alignement des Blackhawks. Toews, Patrick Kane et Duncan Keith y sont aussi. Hossa est toutefois un joueur qui appartient toujours à l’élite mondiale, et il est l’une des principales raisons pour lesquelles les Blackhawks ont été aussi dominants en 2012-13.

    « Il ne reçoit pas beaucoup de reconnaissance, a déclaré son coéquipier recrue Brandon Saad. Peut-être passe-t-il un peu inaperçu, mais je suis convaincu que les équipes que nous affrontons savent à quel point il est dangereux, peu importe le type de publicité qu’il reçoit. Il est un membre important de notre équipe, et il nous montre l’exemple depuis le début des séries. »

    Hossa a évolué pendant la majeure partie de la campagne sur le premier trio de Chicago en compagnie de Toews et de Saad. Depuis le début des séries éliminatoires, il occupe le deuxième rang de son équipe avec quatre buts, et il est à égalité au troisième rang avec une récolte de sept points. Kane et Toews n’ont pas touché la cible bien souvent; Hossa et Patrick Sharp (six buts) mènent l’équipe à ce chapitre.

    Saad est natif de Pittsburgh et il se souvient très bien d’avoir observé Hossa lorsqu’il est devenu un favori de la foule dans la ville de l’acier, avant de devenir un joueur détesté la saison suivante.

    « J’étais jeune lorsqu’il est arrivé à Pittsburgh, et je l’ai évidemment regardé jouer, s’est rappelé Saad. Il est ensuite allé à Detroit, mais comme on veut toujours surveiller les grands joueurs, j’ai continué à suivre ses exploits. »

    « Tout le monde sait à quel point il est un joueur complet, mais lorsque l’on joue avec lui, on peut vraiment voir tout ce qu’il fait. Il est si fort et rapide, et il est très difficile de le séparer de la rondelle. C’est très impressionnant pour moi d’avoir la chance de le voir jouer tous les jours, de pouvoir constater à quel point il est rapide et fort. »

    Hossa n’est pas très populaire auprès des partisans vêtus de rouge et de blanc qui prennent place au Joe Louis Arena ces jours-ci. Il avait conclu une entente d’un an avec les Red Wings dans l’espoir de remporter la Coupe Stanley, ce qu’il n’est pas parvenu à faire. Il a ensuite signé un contrat à long terme avec les éternels rivaux de Detroit.

    « J’ai adoré jouer ici », a dit Hossa en parlant de son séjour à Detroit. « Je crois que nous avons connu une excellente saison. Nous avons perdu une rencontre très importante, la plus importante, et ça me fait encore souffrir quand j’y pense. Mais j’ai finalement pu me reprendre l’année suivante [à Chicago] »

    En ce qui concerne les huées, il les a bien sûr entendues pendant le match numéro 3. Chaque fois que Hossa transportait la rondelle, les partisans des Red Wings lui ont fait part de leur mécontentement.

    « C’est évident qu’il y aura des huées. C’est comme cela que ça fonctionne, a reconnu Hossa avant la troisième rencontre. C’était amusant, Patrick Kane m’a avoué qu’il espérait vivre quelque chose comme ça un jour. »

    Les Blackhawks tirent maintenant de l’arrière 2-1 dans leur série quatre de sept en raison de la défaite de 3-1 qu’ils ont subie dans le cadre du troisième match, et la quatrième rencontre sera présentée jeudi (20 h HE; RDS2, CBC, NBCSN) au Joe Louis Arena qui sera certainement un endroit hostile pour Chicago. Après avoir été aussi dominants en saison régulière, les Blackhawks font face à l’adversité pour la première fois de la campagne.

    « Nous savons que les attentes sont élevées, a souligné Hossa. Nous avons remporté le trophée du Président, alors les gens vont dire que nous sommes les favoris. Nous sommes habitués à ces attentes et à cette pression. Pour être honnête, nous nous concentrons seulement sur la prochaine partie. Nous tentons de ne pas regarder trop loin en avant.

    « Je crois que lorsqu’une chance pareille s’offre à nous, et que l’on a le sentiment que quelque chose de spécial se passe dans le vestiaire, on tente évidemment de se rendre jusqu’au bout. Nous allons voir comment tout cela va se terminer, mais nous nous sentons très bien. On doit y aller une partie à la fois, car on ne sait pas ce que l’an prochain nous réserve. Peut-être que quelques gars vont signer des contrats ailleurs, et que nous allons soudainement avoir une équipe différente, avec de nouveaux visages. Nous devons donc tenter de tirer le maximum de la situation qui s’offre à nous aujourd’hui. »

     

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