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PIT vs OTT

    Le long parcours de Craig Anderson l'a mené aux succès à Ottawa

    Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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    Le long parcours de Craig Anderson l'a mené aux succès à Ottawa

    OTTAWA – On dit souvent d’une jeune équipe accédant aux séries de la Coupe Stanley qu’elle devra commencer par perdre avant d’apprendre à gagner.

    Si on veut appliquer cet adage à un joueur, Craig Anderson serait le candidat idéal parce que ses échecs personnels en cours de carrière ont fait du gardien des Sénateurs d’Ottawa l’individu zen qu’il est devenu.

    C’est un trait de caractère qui, estime-t-il, explique en bonne partie les succès qu’il a connus en amenant son équipe en deuxième ronde des séries contre les Penguins de Pittsburgh. Une série dans laquelle les Sénateurs tirent de l’arrière 2-1 à la suite de leur excitante victoire de 2-1 en deuxième période de prolongation lors du troisième match. Le quatrième sera présenté mercredi (19h30 HE; RDS, CBC, NBCSN) à la Scotiabank Place.

    « Plus tôt dans ma carrière, il y a eu des moments où je me sentais vraiment bien puis voilà que j’avais une mauvaise journée et c’était comme si quelqu’un avait tué mon chien », a raconté Anderson lundi après avoir repoussé 49 rondelles dans la victoire de la veille. « On ne peut jouer au hockey de cette façon, il faut agir en professionnel, se présenter au travail chaque jour et demeurer d’humeur égale. On obtient généralement de meilleurs résultats en se concentrant uniquement sur les choses qu’on peut contrôler. »

    Avant de devenir celui que ses coéquipiers voient comme le gagnant du trophée Vézina en saison régulière et le joueur le plus utile à l’équipe en séries, Anderson a été rejeté plus souvent qu’à son tour.

    Repêché du Storm de Guelph, de la Ligue junior de l’Ontario, par les Flames de Calgary en 1999, il a vu cette même équipe sélectionner un autre gardien avec son choix de première ronde l’année suivante et a donc choisi de ne pas signer de contrat pour redevenir admissible au repêchage de 2001.

    Il a alors été choisi par les Blackhawks de Chicago en troisième ronde (73e choix, alors qu’il avait été le 77e deux ans plus tôt), mais il n’est jamais parvenu à s’établir dans la ville des vents, passant cinq ans à se promener de la LNH à la Ligue Américaine.

    Deux semaines en janvier 2006 ont eu un impact sur sa façon de voir sa vie et sa carrière, soit quand il a été réclamé au ballottage par les Bruins de Boston, les Blues de St.Louis puis les Blackhawks eux-mêmes en l’espace de 15 jours.

    Anderson a entrepris la saison suivante dans la Ligue américaine et a été échangé aux Panthers de la Floride en juin 2007.

    « Vous ne pouvez pas descendre plus que ça, quand une équipe ne veut pas de vous, puis qu’une autre vous engage et vous dit à son tour qu’elle ne veut pas de vous… puis qu’on vous échange, se souvient Anderson. C’est un chemin difficile, cahoteux. Ce n’est ce qui vous arrive, c’est comment vous réagissez. J’ai été capable de prendre de la maturité et de réaliser que je devais faire quelques changements si je voulais revenir dans la LNH et connaître du succès. »

    Il a trouvé une façon de le faire en étant utilisé sporadiquement pendant trois ans en Floride tout en travaillant avec l’actuel entraîneur des gardiens du Canadien de Montréal Pierre Groulx, dont l’équipe a été sortie des séries en bonne partie en raison des performances d’Anderson!

    Celui-ci n’a pris part qu’à 53 matchs des Panthers mais a affiché un taux d’arrêts de ,928, ce qui en a fait un candidat attrayant pour l’Avalanche du Colorado lorsqu’il était joueur autonome à l’été 2009.

    Mais ceux-ci l’ont échangé à Ottawa à la dernière année de son contrat, en février 2011, en retour d’un autre gardien, Brian Elliott, qui joue maintenant pour les Blues de St.Louis.

    Anderson a complété la saison à Ottawa avec une fiche de 11-5-1, un pourcentage d’arrêts de ,939 et une moyenne de 2,05, et il a été récompensé par une prolongation de contrat de quatre ans. Finalement il pouvait s’établir quelque part, et il ne pouvait être plus heureux.

    « C’est une place merveilleuse pour moi, dit-il, Ma famille et moi adorons ça ici. Nous aimons mes coéquipiers, nous aimons le personnel. Nous avons été traités de façon incroyable dès le premier jour, alors c’est devenu mon chez-moi. Aussi longtemps qu’on va vouloir de moi, je vais être content de rester ici. »

    Son entraîneur Paul MacLean croit que ses expériences de vie rapportent aujourd’hui à Anderson.

    « Je pense qu’il a acquis de la maturité, qu’il réalise où il se situe et qu’il se connaît bien, a-t-il dit. Il essaie d’être lui-même et rien d’autre. C’est ce que visent tous les joueurs, trouver leur niveau et ne pas trop varier. Je pense qu’il a fait du bon travail d’apprentissage au cours de sa carrière et que c’est pourquoi il est aussi bon. »

    Les frustrations d’être échangé et rejeté aussi souvent ont laissé des marques sur Anderson, mais lui ont en même temps appris à rouler avec les coups. C’est un don qui peut s’avérer fort utile quand vous disputez un moins bon match comme ce fut le cas pour lui lors du deuxième contre les Penguins, quand il a été retiré pour la première fois de la saison après avoir accordé trois buts face à 21 lancers en un peu plus de 21 minutes de jeu dans ce qui s’est conclu par une défaite de 4-3.

    « La plupart du temps la routine ne change pas », répond Anderson quand on lui demande de parler de l’impact de ses difficultés en début de carrière. « On doit se préparer de la même façon que les choses aillent bien ou non. Il n’y a pas vraiment de différence entre un bon match et un mauvais, sauf peut-être pour de la malchance ou votre degré de concentration. Vos atouts physiques ne changent pas. Mais si vous vous préparez de la même façon et demeurez constant en tout, cela fait moins de choses à penser et à s’inquiéter. »

    Le jeu d’Anderson depuis le début des séries a été le dernier souci des Sénateurs. Avant le match de lundi entre les Blackhawks de Chicago et les Red Wings de Detroit, il venait au troisième rang des gardiens en série avec un taux d’arrêts de ,940 et au septième avec une moyenne de 2,17.

    MacLean estime qu’une grande partie des progrès de son équipe depuis deux ans peuvent être attribués à l’influence apaisante d’Anderson devant son filet, ce qui a permis à de jeunes joueurs de se développer sans que chacune de leurs erreurs s’avère coûteuse puisque le gardien pouvait les corriger.

    « Il nous a procuré la confiance pour commencer à devenir une équipe, assure MacLean. Savoir que votre gardien va faire l’arrêt permet à une équipe de jouer de façon plus relaxe. Les joueurs n’ont pas peur que chaque lancer de l’adversaire se retrouve dans le filet, ils se sentent donc un peu plus à l’aise et ils peuvent faire des erreurs sans que ça coûte un but.

    « C’est le type de confiance que vous voulez avoir en un gardien numéro un et c’est ce que Craig nous donne. »

    C’est une juste récompense pour les Sénateurs.

    Après tout, ils ont été la première équipe de la Ligue nationale à vraiment témoigner de sa confiance en Anderson, et aujourd’hui, l’équipe et le gardien en retirent les bénéfices.

     

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