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CHI vs DET

    Les Blackhawks ne veulent pas admettre qu’ils ont dépassé les Red Wings

    Par Brian Hedger - Correspondant LNH.com

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    Les Blackhawks ne veulent pas admettre qu’ils ont dépassé les Red Wings

    CHICAGO – La question a été posée à Corey Crawford après l’entraînement vendredi et sa réponse, sans le vouloir, a résumé jusqu’à quel point la rivalité a changé entre les Blackhawks de Chicago et les Red Wings de Detroit.

    Crawford, le gardien no 1 des Blackhawks, était questionné sur le peu d’endurance des Red Wings lors des deux dernières périodes dans la défaite de 4-1 mercredi au United Center à l’occasion du premier match de la demi-finale de l’Association de l’Ouest.

    Les Red Wings, qui avaient traversé les États-Unis à six reprises quand ils ont éliminé les Ducks d’Anaheim en quarts de finale, ont dit qu’ils s’attendent à être plus rapides et meilleurs lors du deuxième match de la série qui aura lieu ici samedi (13 h, CBC, NBC).

    « Franchement, ça ne m’intéresse pas, a affirmé Crawford. Je pense davantage à nous. Peu importe leur itinéraire de voyages ou encore leur calendrier, ça ne nous affecte pas. Nous nous attendons à ce qu’ils jouent avec intensité et qu’ils soient à leur meilleur. Nous nous préparons à ça. »

    Il y a quatre ans quand les Red Wings avaient éliminé les Blackhawks en cinq matchs lors de la finale de l'association, cette attitude aurait soulevé des railleries. Mais maintenant, alors que les Blackhawks tentent de remporter la Coupe Stanley pour la deuxième fois en quatre saisons, ça ne semble pas inapproprié. Chicago n’a pas battu Detroit lors des séries éliminatoires de la Coupe Stanley depuis 2009 mais il n’avait pas eu la chance de le faire jusqu’à maintenant.

    Entretemps, les Blackhawks ont remporté la Coupe Stanley en 2010 et ils ont nettement eu le meilleur contre les Red Wings en saison régulière. En incluant le premier match, Chicago a battu Detroit huit fois de suite depuis l’an passé et il affiche un dossier de 9-0-1 contre les Red Wings lors des deux dernières saisons. Les matchs ont été serrés, à l’exception d’une victoire écrasante de 7-1 des Blackhawks au Joe Louis Arena le dimanche de Pâques cette année, mais Chicago a eu le meilleur trop souvent pour que ce soit de la chance.

    L’élève a-t-il dépassé le maître ?

    Aucun des joueurs des Blackhawks ne le dira publiquement, mais leur jeu contre les Red Wings est éloquent. Alors qu’on se plaît à dire que le jeu en séries éliminatoires est différent de celui préconisé par les équipes en saison régulière, le premier match de la série ressemblait drôlement aux quatre matchs entre Chicago et Detroit cette saison, tous remportés par les Blackhawks.

    Il y a encore des équipes de la LNH qui sont encore impressionnées quand elles voient les Red Wings, mais celle qui appelle son domicile « The Madhouse on Madison » ( La maison de fous de la rue Madison) n’est pas une de celles-ci. En fait, les Blackhawks semblent même être plus déterminés quand ils affrontent les Red Wings alors que Nicklas Lidstrom, Chris Chelios, Chris Osgood, Tomas Holmstrom, Kirk Maltby et Kris Draper se sont retirés depuis 2009.

    Crawford était encore dans les ligues mineures à l’époque, et Jonathan Toews, Patrick Kane, Patrick Sharp, Duncan Keith et Brent Seabrook commençaient à se tremper les pieds en séries éliminatoires. Marian Hossa, qui évolue aux côtés de Toews au sein du meilleur trio des Blackhawks, a porté l’uniforme des Red Wings pour une seule saison à Detroit en 2009 tandis que Henrik Zetterberg, Pavel Datsyuk et Johan Franzen étaient de jeunes joueurs des Red Wings.

    « À l’époque, je pense qu’on était content de notre position, a noté Kane. Il semblait, et je n’aime pas dire ça, que les Red Wings étaient trop bons pour qu’on ait le meilleur sur eux, surtout quand ils remportaient quelques victoires contre nous. C’était comme lors d’une série de cinq matchs. C’était intimidant. »

    Kane rappelle aussi que c’était difficile au plan personnel.

    « Je me mesurais à des gars comme Lidstrom, a-t-il dit. Je l’avais surveillé toute ma vie quand je grandissais… C’était plutôt effrayant d’affronter un gars comme lui pendant toute une série de sept matchs, mais c’était quelque chose. C’était une grande expérience. »

    Ce fut aussi la première difficulté majeure pour les Blackhawks qui sont devenus une des meilleures concessions de la ligue. Les Red Wings se situaient au niveau d’excellence qu’ils voulaient atteindre et ils semblent maintenant près d’y arriver.

    « Ils étaient certainement l’instrument de mesure quand on avait une jeune équipe », a rappelé Sharp, qui a été échangé aux Blackhawks en 2005 par les Flyers de Philadelphie. « Ils étaient ceux que l’on voulait imiter. Tous, à commencer par leurs instructeurs jusqu’au dernier joueur, étaient formidables. Plus loin dans le temps, je me souviens alors que j’évoluais avec les Flyers d'être allé au Joe Louis Arena et d’avoir vu Brett Hull, [Brendan Shanahan] et Chelios. Ça ressemblait à une équipe d’étoiles. »

    Detroit est toujours considéré comme une des meilleures équipes, même si les Red Wings ont reconstruit leur formation, mais il est impressionnant de voir où les Blackhawks sont rendus.

    « La réalité, c’est qu’ils ont de bons joueurs et qu’ils ont grandi », a dit Mike Babcock, qui est l’entraîneur-chef des Red Wings depuis 2008 quand ils ont remporté la Coupe Stanley pour la 11e fois de leur histoire. « Si vous faites du bon travail quand vous avez une mauvaise équipe, et que vous faites de bons choix au repêchage, vous pouvez probablement en profiter ensuite pendant huit à 10 ans. Il faut seulement s’assurer d’être assez mauvais, assez longtemps, pour être en mesure de s’améliorer suffisamment. »

    Il y avait des ricanements quand il a dit cela mercredi avant le premier match de la série mais Babcock ne blaguait pas.

    « Vous pouvez en rire, a-t-il expliqué. Vos partisans ne veulent pas l’entendre, mais si vous devenez trop bons, trop rapidement, vous ne serez jamais assez bons. Rester mauvais assez longtemps dans ce nouveau monde vous donnera une vraie chance d’être vraiment bon … et c’est ce qu’ils ont fait. »

    Le directeur général des Blackhawks Stan Bowman et son bureau de direction – comprenant deux adjoints ayant quitté des postes de directeur général dans la LNH lors des deux dernières saisons – a aussi accompli de l’excellent travail pour que les Blackhawks demeurent parmi les meilleures équipes. Ils ont gardé intact le noyau d’étoiles de l’équipe et ils ont ajouté des joueurs de qualité pour avoir plus de profondeur à l’intérieur du plafond salarial avec des choix au repêchage (Andrew Shaw, Marcus Kruger), des échanges (Nick Leddy, Michael Frolik, Johnny Oduya, Michal Handzus) et des mises sous contrat des joueurs autonomes (Ray Emery, Michal Rozsival, Sheldon Brookbank, Daniel Carcillo, Jamal Mayers).

    C’est différent de ce qu’a fait Detroit pendant la majeure partie de sa séquence de 22 saisons en séries éliminatoires. Les Red Wings avaient l’habitude de faire comme les Yankees de New York, avant l'implantation du plafond salarial dans la LNH en 2006-07, dépensant beaucoup pour obtenir des joueurs talentueux sur le marché des joueurs autonomes ou en effectuant des échanges.

    Les Blackhawks se sont bâtis uniquement à l’ère du plafond salarial et ils semblent destinés à rester parmi les meilleurs pendant plusieurs années. L’élève est-il devenu le maître ?

    C’est possible, mais bonne chance si vous voulez qu’un joueur l’admette.

    « Il est certain qu’on vient de loin, a révélé Toews. On a dit avant le début de la série que nous avions encore des choses à prouver contre cette équipe. Depuis que je suis avec les Blackhawks, nous avons toujours estimé que les Red Wings étaient un instrument de mesure pour notre équipe, et je pense que ça n'a pas changé du tout. Nous avons un bon départ dans la série mais on a encore du chemin à faire. Nous savons que c’est une équipe qui n'abandonne jamais. Nous avons du momentum, mais nous devons le garder dans le deuxième match. »

     

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