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PIT vs OTT

    Le travail ardu de Pascal Dupuis porte ses fruits en séries

    Par Shawn Roarke - Directeur de rédaction senior à NHL.com

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    Le travail ardu de Pascal Dupuis porte ses fruits en séries

    PITTSBURGH – À l’époque, soulever la Coupe Stanley en 2009 était le plus bel accomplissement de la carrière de Pascal Dupuis.

    Mais à seulement 30 ans, Dupuis sentait tout de même qu’il avait encore beaucoup de choses à accomplir.

    Il n’était pas un élément clé de la conquête des Penguins. Il n’avait récolté aucun point en 16 matchs en séries, après avoir connu une saison régulière respectable, au cours de laquelle il avait inscrit 12 buts et amassé 28 points. Alors même s’il a soulevé le précieux trophée cet été-là, il était toujours rongé par un désir inassouvi.

    Dupuis voulait faire davantage partie de l’histoire à sa prochaine participation en séries.

    « La Coupe [Stanley] est arrivée à ma porte à l’été 2009 et j’ai dit à tout le monde autour de moi, incluant ma femme, que la prochaine fois que j’allais la gagner, j’allais y avoir davantage participé », a-t-il dit.

    Pittsburgh n’a pas encore ajouté une Coupe Stanley à sa collection, mais après quelques échecs hâtifs en séries, les Penguins sont de retour dans la course, et ils affrontent encore les Sénateurs d’Ottawa en deuxième ronde.

    Et Dupuis fait honneur à ses promesses.

    Au sein d’une équipe remplie de joueurs étoiles, c’est Dupuis qui mène au chapitre des buts depuis le début des séries. Il en a marqués six en sept matchs, ce qui le place à égalité avec Patrick Sharp des Blackhawks de Chicago au sommet de la ligue.

    Ce moment de gloire a été construit graduellement par Dupuis, lui qui a été le rouage méconnu de la domination des Penguins en saison régulière au cours des dernières années. Il a marqué 20 fois en 48 matchs cette saison, après avoir inscrit 25 buts – un sommet en carrière – en 82 rencontres l’an dernier.

    « On m’a posé beaucoup de question à propos du fait qu’il était dans l’ombre au cours des derniers mois », avait déclaré l’entraîneur Dan Bylsma après le match no 1 de la série contre les Sénateurs d’Ottawa, au cours duquel Dupuis a marqué un superbe but en infériorité numérique dans un gain de 4-1. « Il est un des meilleurs marqueurs à forces égales de la ligue depuis un bout de temps maintenant.

    « Ses statistiques sont aussi bonnes que les gros noms dont on entend toujours parler. Il a fait ça pour nous avec Sidney Crosby, sans Sidney Crosby, avec une tonne de différents compagnons de trio et dans une tonne de différentes situations pour notre équipe, et tout ça à 5-contre-5. »

    Mais même s’il a amélioré son total de buts marqués, Dupuis n’a pas encore réussi à se tailler une place permanente au sein des déjà bien garnies unités des Penguins en avantage numérique. Il a inscrit deux filets sur le jeu de puissance cette saison, ses deux premiers en six ans avec l’équipe, au cours desquels il avait marqué 94 fois en 380 matchs de saison régulière.

    « Je ne joue pas en supériorité numérique, alors mes buts surviennent soit à forces égales, soit en désavantage numérique, a mentionné Dupuis. Mais vous savez quoi? C’est le rôle qu’on m’a demandé de remplir. Et on gagne, alors je vais continuer à jouer de cette façon. »

    C’est une chose de jurer qu’on va s’améliorer, mais d’y mettre le travail et de réussir à y arriver en est une autre et une bien plus belle, une qui fait le bonheur des coéquipiers de Dupuis.

    L’attaquant James Neal a parlé des efforts que Dupuis a mis pendant les vacances estivales prolongées cette année, surtout les séances d’entraînement non officielles que les joueurs des Penguins qui vivent dans la région à l’année ont tenues dans leur aréna de Southpointe pendant le lock-out.

    « C’est un gars pour qui son travail lui tient beaucoup à coeur, a évoqué Neal. Son conditionnement par exemple. Quand tu patinais avec lui à Southpointe, tu voyais à quel point il était en forme et il détenait définitivement une avance sur les gars. Et ça continue parce qu’il travaille vraiment fort. »

    Crosby a pris part à certaines de ces séances, et a remarqué l’éthique de travail de son compagnon de trio presque immédiatement.

    « Il est dévoué, il a 34 ans et je crois qu’il est probablement en meilleur forme que jamais, il y a consacré beaucoup de temps, a mentionné Crosby. Pendant le lock-out, environ 10 d’entre nous se réunissaient et c’était lui qui poussait tous les autres en quelque sorte – c’est définitivement une des raisons pour lesquelles il connaît le succès qu’il connaît. »

    Une autre raison qui explique son succès est le fait qu’il soit dévoué à faire toutes ces choses pour atteindre ses objectifs en sachant qu’il n’est pas le marqueur le plus naturel qui soit. Il n’a pas peur de foncer au filet à la recherche de rebonds et de tirs à faire dévier. Son bon travail en terrioire défensif – et en infériorité numérique – lui amènent son lot de chances de marquer également.

    « Il travaille extrêmement fort, il est diligent dans tous les aspects de son jeu, a dit Bylsma. Il marque de beaux buts, de plus laids buts aussi. Des buts en infériorité numérique comme on a vus [lors du match no 1] – un jeu assez spectaculaire. Il a marqué des buts très importants pour nous contre les Islanders de New York, a foncé vers le filet. Il gagne un peu en notoriété en ce moment, mais il est ce genre de joueur pour notre équipe depuis longtemps. »

    Dupuis sait que la route est encore longue pour lui et son équipe avant qu’ils atteignent les objectifs qu’ils se sont fixés. Il sait aussi que sa contribution est encore perçue comme de la chance par certains, malgré le succès qu’il connaît.

    Il a entendu les nombreux appels des médias et des partisans pour que le directeur général des Penguins Ray Shero trouve un compagnon de trio à la hauteur du talent de Crosby pour le remplacer.

    Mais un peu comme la visite de la Coupe Stanley chez lui il y a quatre ans, Dupuis voit ses succès actuels comme un avertissement qu’il doit être encore meilleur.

    « Je pense juste que ça pénètre dans le filet en ce moment », a-t-il dit jeudi de ses succès à l’attaque. « C’est vrai que j’inscris mon nom sur la feuille de pointage, mais mon rôle n’a pas changé. Je joue encore en désavantage numérique, je joue encore à droite – ou à gauche – avec Sidney Crosby et ça n’a pas changé depuis trois ans. C’est relativement la même chose depuis mon arrivée ici en fait – trouver des ailiers pour Sid. Mais je suis content que ce soit moi en ce moment. »

    Et les Penguins aussi.

     

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