Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Se connecter avec votre compte LNH.com:
  • Soumettre
  • Ou
  • Se connecter avec Google
 

BOS vs TOR

Patrice Bergeron se met en marche juste à temps pour les Bruins

Par Matt Kalman - Correspondant LNH.com

Partagez avec vos amis


Patrice Bergeron se met en marche juste à temps pour les Bruins

BOSTON – L’image de Patrice Bergeron qui est restée de la première ronde des séries 2012 est son incapacité à mettre assez de force sur son tir en prolongation pour battre le gardien des Capitals de Washington Braden Holtby lors du match no 7.

Bergeron, qui n’a pas été en mesure de prendre des mises en jeu pendant la majeure partie de cette série, a révélé quelques jours après l’élimination des Bruins de Boston qu’il était blessé aux obliques, une blessure qu’il a dû guérir pendant une bonne partie de la saison morte.

Un Bergeron en santé s’est assuré lundi que peu importe la façon dont les séries 2013 des Bruins allaient se terminer, on allait se rappeler de lui pour de bien meilleures raisons qu’en 2012.

Bergeron a complété une des plus spectaculaires remontées de l’histoire des séries dans la LNH avec le but égalisateur à 50,2 secondes de la fin de la troisième période, et le filet de la victoire pour faire 5-4 à 6:05 de la prolongation contre les Maple Leafs de Toronto au TD Garden.

Les Bruins ont comblé un déficit de trois buts en troisième période pour se mériter un rendez-vous avec les Rangers de New York au deuxième tour.

« Pour être honnête avec vous, ce n’est pas une chose à laquelle je pense encore », a dit Bergeron lorsqu’appelé à comparer la fin de la saison dernière aux séries de cette année. « Tu apprends de tes expériences du passé. C’est toujours ce que j’essaie de faire – que ce soit une bonne ou une mauvaise expérience. Cette fois-là, j’aurais aimé avoir une autre chance, mais c’est l’année passée. Cette année, j’étais confiant et je me sentais bien. J’ai eu quelques bonnes chances. J’ai eu des moments où il fallait que je marque, mais la rondelle ne pénétrait pas dans le filet. Mais si tu continues à travailler fort, les bonds vont éventuellement aller de ton côté. Et c’est ce qui est arrivé quand ça comptait, j’imagine. »

La production offensive n’a pas été un problème pour Bergeron et ses compagnons de trios Tyler Seguin et Brad Marchand pendant la saison régulière. Ils formaient l’unité la plus constante des Bruins, jusqu’à ce que la série contre les Maple Leafs ne s’amorce. Bergeron s’est amené dans le match no 7 avec un seul but, alors que Marchand n’avait amassé que deux aides et que Seguin n’avait pas encore inscrit son nom sur la feuille de pointage.

Pendant que le trio de David Krejci, Milan Lucic et Nathan Horton traînait l’attaque des Bruins sur ses épaules, tout le monde avait hâte d’obtenir du soutien de celui de Bergeron. Le Québécois était conscient des demandes, mais la pression extérieure n’est en rien comparable à la pression qu’il se met lui-même sur les épaules pour performer.

« Vous savez quoi? J’ai des attentes élevées envers moi-même. Je suis probablement mon juge le plus sévère, a-t-il déclaré. Peu importe la pression qui arrive de l’extérieur, je ne m’en soucie pas vraiment parce que je sais que mes attentes sont plus élevées que celles de tout le monde. C’est une question de trouver un moyen de gagner et de démontrer du caractère, et je crois que c’est ce qu’on a fait ce soir. Tout le monde doit élever son jeu d’un cran en séries, et ce soir c’était mon tour de le faire pour mon équipe. »

Lucic n’est pas étranger à ce qu’ont vécu Bergeron et ses compagnons de trio. Les mauvaises performances de Lucic au cours des dernières années en première ronde des séries et pendant la saison 2012-13 ont fait de lui une cible parfaite pour les critiques. Il espère que le match no 7 de lundi changera les choses pour ses coéquipiers.

« Tu as besoin que les gars se lèvent aux moments clés et les choses ne vont pas toujours bien aller pour toi. Elles n’allaient pas bien du tout pour [Bergeron], [Marchand] et [Seguin], mais au final, ça n’a pas d’importance, a mentionné Lucic. Ils ont quand même été capables d’orchestrer et de marquer un but quand ça comptait le plus. J’espère qu’ils pourront garder ce momentum et que l’équipe pourra gagner du momentum grâce à ça également. »

Bergeron, qui avait remporté le trophée Selke remis au meilleur attaquant défensif l’an dernier, n’a jamais laissé les autres aspects de son jeu être affectés par ses difficultés à l’attaque. Il a gagné 62,7 pour cent de ses mises en jeu et a terminé à plus-2. Et bien des choses laissaient présager que Bergeron allait se mettre en marche offensivement. Lors des matchs no 5 et 6, le gardien des Leafs James Reimer lui a réservé deux de ses meilleurs arrêts de la saison sur de très bonnes chances de marquer.

« Je suis vraiment content pour lui, a indiqué l’entraîneur des Bruins Claude Julien. Il travaille très fort, c’est un joueur fiable sur qui on peut compter à chaque match, à chaque année. Je ne crois pas que ses statistiques démontrent bien ce qu’il a fait dans cette série. Pour lui de jouer de cette façon quand ça comptait le plus, c’est vraiment du Patrice Bergeron tout craché. »

Pendant la majeure partie du match no 7, Jaromir Jagr a remplacé Seguin sur le trio de Bergeron et Marchand. Sur le but gagnant en prolongation, Seguin se trouvait par contre dans le feu de l’action avec ses anciens compagnons de trio. On ne sait toujours pas quelles combinaisons utilisera Julien pour la prochaine ronde.

« Je crois qu’aujourd’hui on a obtenu de vraiment bonnes chances, a-t-il dit. On a trouvé un moyen de faire le travail. Comme je l’ai dit, la rondelle a finalement pénétré dans le but et c’est tout ce dont on avait besoin pour gagner en confiance. »

 

La LNH sur Facebook