Nous avons mis à jour nos Conditions d'utilisation et notre Politique de confidentialité.  En continuant d'utiliser les services en ligne de la LNH, vous acceptez ces documents mis à jour et l'arbitrage de différends.
Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

BOS vs TOR

Bergeron complète la miraculeuse remontée des Bruins en prolongation

Par Shawn Roarke - Directeur de rédaction senior à NHL.com

Partagez avec vos amis


Bergeron complète la miraculeuse remontée des Bruins en prolongation

BOSTON – Le retour des Maple Leafs de Toronto en séries éliminatoires de la Coupe Stanley ne sera pas oublié de sitôt, alors que la remontée spectaculaire des Bruins de Boston a transformé le rêve en cauchemar lundi soir.

Les Maple Leafs, qui prenaient part aux séries pour la première fois en près d’une décennie, ont bousillé une avance de trois buts en troisième période du septième et ultime match au TD Garden contre les Bruins, qui l’ont finalement emporté 5-4 en prolongation grâce à un filet de Patrice Bergeron à 6:05 de la période supplémentaire.

« Nous sommes restés résilients – je pense que c’est ce que je peux dire, a évoqué Bergeron. On a trouvé un moyen. Ce n’est pas nécessairement de cette façon qu’on aurait voulu jouer pendant tout le match, mais on a démontré du caractère en venant de l’arrière et en trouvant une façon de l’emporter en prolongation. Selon moi, on avait le momentum et nos jambes s’étaient remises en marche. C’était super. »

Les Bruins, qui affronteront maintenant les gagnants du match no 7 entre les Rangers de New York et les Capitals de Washington en demi-finales de l’Est, donnaient cependant l’impression d’être morts et enterrés à mi-chemin au troisième tiers.

Après que les Maple Leafs eurent pris une avance de 4-1 dans la période, l’ambiance semblait à la fête du côté de Toronto.

Mais les Bruins, qui ont remporté la Coupe Stanley il y a à peine deux ans, avaient d’autres plans en tête et ont inscrit trois buts sans riposte en neuf minutes et 51 secondes, incluant deux en l’espace de 31 secondes alors que le gardien Tuukka Rask avait retraité au banc au profit d’un sixième attaquant pour faire 4-4 et envoyer tout le monde en prolongation.

« Je crois qu’on a simplement manqué de carburant », a déclaré l’entraîneur des Maple Leafs Randy Carlyle.

Nathan Horton a amorcé la remontée des siens lorsqu’il a touché la cible avec 10:42 à faire à la troisième pour porter la marque à 4-2. À ce moment-là, le but de Horton semblait assez insignifiant pour une équipe qui était en train de se faire déclasser au chapitre de la vitesse par son adversaire, et par l’excellence du gardien James Reimer, qui n’avait alloué que trois filets au cours de ses 169:18 précédentes.

Mais une séquence de 30 secondes dans les derniers instants de la rencontre ont changé toute l’allure du match. Milan Lucic a gagné la bataille pour la rondelle dans l’enclave et effectué un tir puissant à 1:22 de la fin de la période. Mais ce n’était qu’un petit aperçu de ce qui s’en venait.

Les Bruins ont gardé Rask sur le banc et ont profité de leur 6-contre-5 pour pénétrer en zone des Maple Leafs une fois de plus. Cette fois, une belle série de passes a amené la rondelle jusqu’à Bergeron à la pointe. Il a opté pour un lancer des poignets rapide, qui a déjoué Reimer. Le gardien semblait avoir la vue voilée par le défenseur format géant des Bruins, Zdeno Chara, qui s’est placé dans le haut du demi-cercle de Reimer.

« Surtout quand tu tires de l’arrière, tu fais tout ce que tu peux pour te donner une chance, a déclaré Lucic. On a finalement été capables d’obtenir une bonne ouverture, ce que je ne crois pas que nous ayons eu dans ce match avant le but de Horty.

« On a semblé commencer à jouer de manière un peu plus téméraire et on dirigeait beaucoup plus de lancers au but et tout. On s’est juste dit qu’après tout, on n’avait rien à perdre alors on a donné tout ce qu’on avait en espérant que le reste se place tout seul. »

Avant cette poussée de trois buts, les Maple Leafs étaient les vedettes de la journée, eux qui n’avaient pas pris part aux séries à leur sept dernières saisons, une disette qui avait débuté avec une défaite au deuxième tour en 2004 contre les Flyers de Philadelphie.

Les séries 2013 semblaient à oublier pour Toronto après que l’équipe eut perdu trois des quatre premiers matchs de la série, incluant une défaite crève-coeur en prolongation lors de la quatrième rencontre au Air Canada Centre.

Mais lors des trois matchs où ils ont fait face à l’élimination – dont deux dans le bruyant et hostile TD Garden – les Maple Leafs ont utilisé leur rapidité et la domination de Reimer pour surprendre les Bruins et contrer leur offensive.

Reimer avait stoppé 40 rondelles lors du match no 5 et 28 dimanche à Toronto dans le cadre du match no 6.

Les Bruins ont en fait connu le début de rencontre qu’ils voulaient lors du match no 7. La recrue Matt Bartkowski a sauté sur une mauvaise passe de Cody Franson avant de surprendre Reimer à 5:39 de la première période.

La passe – une remise entre les jambes sans regarder dans le haut de l’enclave – a confirmé les doutes de ceux qui trouvaient que les Maple Leafs semblaient jouer avec nervosité lors des gros matchs. Mais le résultat de cette négligence a aussi donné l’impression de réveiller l’équipe.

Après la gaffe de Franson, les Leafs ont pris les commandes de la rencontre, dominant Boston 12-4 au chapitre des tirs au but pendant le reste de la période. Et c’est Franson qui, ironiquement, a mené l’attaque de l’équipe.

Le défenseur a pris un risque sur le jeu de puissance, s’avançant jusqu’au poteau à la gauche de Rask où il était en position parfaite pour pousser le retour de lancer de James van Riemsdyk derrière le gardien des Bruins. Ce but est survenu moins de quatre minutes après que Boston eut pris les devants.

Au deuxième tiers, Franson a donné l’avance à son équipe lorsqu’il a battu Rask de la lighe bleue. Rask n’a pas du tout semblé voir la rondelle, qui avait l’air d’avoir des yeux en se frayant un chemin à travers les nombreux joueurs qui se trouvaient devant le filet.

« On s’est donné une très bonne chance de gagner cette série, et on l’a bousillée. C’est aussi simple que ça, a déclaré Franson. On leur a donné. Mais comme je l’ai dit, il faut leur donner le crédit. Ils ont bien fait quand ça comptait. Il faut leur donner le crédit pour ça, mais ce sont nos erreurs qui leur ont permis de générer ces chances de marquer. »

Dans un autre moment ironique, Phil Kessel a inscrit le troisième filet des siens lorsqu’il a récupéré un autre retour de lancer de van Riemsdyk en début de troisième vingt. Kessel, un ancien des Bruins échangé à Toronto en 2009 et dont les partisans de Boston se sont moqués pendant toute la série, a également récolté une aide sur le but de Nazem Kadri plus tard en troisième période, qui avait donné une avance de trois buts aux Maple Leafs.

« Il y a des joueurs qui élèvent vraiment leur jeu d’un cran en séries, a mentionné Carlyle. Ça modifie effectivement ton opinion sur certains individus, tandis que d’autres confirment ce que tu pensais d’eux. »

L’explosion offensive des Maple Leafs vers la fin de la rencontre a été rendue possible en partie grâce à la blessure subie par le défenseur des Bruins Dennis Seidenberg, qui a semblé se faire mal à la jambe après une collision avec Matt Frattin lors de la première minute du match. Seidenberg n’a pas été en mesure de revenir au jeu par la suite, un coup dur pour la défensive de Boston qui devait déjà composer sans les services du vétéran Andrew Ference, qui s’est blessé lors du match no 5.

Les Bruins ont donc donné une chance aux recrues Bartkowski et Dougie Hamilton, qui n’avaient encore jamais participé aux séries de la LNH.

 

La LNH sur Facebook