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Marc Bergevin continuera de miser sur la rapidité et la jeunesse

lundi 2013-05-13 / 17:59 / LNH.com - Nouvelles

Par Richard Milo - Correspondant LNH.com

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Marc Bergevin continuera de miser sur la rapidité et la jeunesse

BROSSARD – La Canadien de Montréal a connu une saison au-delà des espérances en remportant le titre de la section nord-est, mais il a été éliminé en cinq matchs au premier tour des séries éliminatoires par les Sénateurs d’Ottawa, une équipe plus grosse et plus robuste.

Des 16 équipes ayant accédé aux séries, le Canadien était probablement la plus petite et la question était inévitable lors du point de presse de fin de saison du directeur général Marc Bergevin, lundi.

A-t-il besoin d’ajouter du muscle à sa formation ?

« Je crois à un bon équilibre, a-t-il répondu. On a une équipe petite (de taille), mais c’est une équipe rapide et jeune. On ne peut pas changer la composition d’une équipe du jour au lendemain. Ça prend beaucoup de temps.

« De toute évidence, il y a 29 autres équipes qui veulent être grosses, rapides et fortes. C’est plus facile à dire qu’à faire. »

Bergevin a rappelé qu'il faut avoir des joueurs qui ont du caractère pour avoir du succès et il a donné l'exemple du jeune Brendan Gallagher.

Malgré sa petite taille, Gallagher est en nomination pour le trophée Calder, remis à la recrue de l’année, après avoir brillé à sa première année dans la LNH.

« Il avait été laissé de côté pour le premier match (contre Toronto) et on a tous vu ce qu’il a fait par la suite, a dit Bergevin. Il n’a jamais pris congé pour une seule présence sur la patinoire. Il est toujours près du filet, il donne tout ce qu’il a à chaque présence et c’est un jeune. Il est une pierre angulaire de notre équipe et c’est un bel exemple de joueur ayant du caractère. »

Bergevin a aussi beaucoup apprécié le jeune joueur de centre Alex Galchenyuk même s’il a surtout été utilisé à l’aile à sa première saison, après avoir été réclamé en première ronde (3e au total) lors du repêchage l’an dernier.

« Je suis très satisfait de son rendement, a-t-il indiqué. Il est très jeune. Il avait encore deux années dans le junior. En général, il a très bien fait. On a vu ses lacunes au centre. Notre but, c’est de l’amener au centre, mais son développement va dicter à quel moment. »

En revanche, David Desharnais a eu de la difficulté, notamment lors des mises en jeu, en raison de sa petite taille, et il n’a pas connu une saison à la hauteur des attentes.

N’ayant pas perdu confiance en Desharnais, Bergevin a expliqué pourquoi il lui a accordé une prolongation de quatre ans durant la saison.

« David avait eu une excellente saison l’an passé, il allait encore connaître une bonne saison et il avait droit à l’arbitrage cet été, a-t-il noté. Il a été un bon soldat pour nous. C’est aussi un jeune joueur (26 ans).

« David est le premier à admettre qu’il n’a pas été à la hauteur des attentes, mais c’est aussi un jeune joueur. Il va rebondir et il va s’améliorer. C’est pourquoi j’ai fait ce que j’ai fait à ce moment-là. Je n’ai pas une boule de cristal pour prévoir ce qui va arriver. »

A-t-il néanmoins l’intention de « grossir » l’équipe un peu au repêchage ou sur le marché des joueurs autonomes?

« Je ne voudrais pas dévoiler mon jeu devant tout le monde, a-t-il déclaré. Il y a probablement 29 autres directeurs généraux qui écoutent ce point de presse.

« L’équilibre, c’est important. Il y aura toujours des options pour améliorer l’équipe. Je ne veux pas me départir de jeunes pour amener un joueur qui sera ici pour une courte période de temps. J’ai déjà dit que je bâtirais pour l’avenir par le repêchage et le développement des jeunes. »

En nomination

Évidemment, Bergevin a été invité à parler de sa nomination parmi les trois finalistes au titre de directeur général de l’année. Il est en lice avec Bob Murray, des Ducks d’Anaheim, et Ray Shero, des Penguins de Pittsburgh.

«Il fallait que je devienne un directeur général pour avoir un prix, a-t-il lancé à la blague. Je n’en ai jamais eu comme joueur. C’est flatteur, mais je n’aurais pas été nommé si ce n’était du travail de (l’entraîneur-chef ) Michel Therrien, du groupe d’instructeurs et des joueurs. Sans eux, je ne serais pas en nomination. De toute évidence, c’est le Canadien de Montréal et toute l’organisation qui est en nomination. »

Bergevin a rendu un bel hommage à Therrien en précisant qu’il avait bien préparé son équipe en vue du cinquième et dernier match des séries éliminatoires malgré les nombreuses blessures.

« L’important, ce fut de voir comment l’équipe a répondu à Michel. Le fait que l’équipe était prête à jouer (lors du cinquième match) me disait que Michel avait bien préparé son équipe. Il y a eu des périodes un peu plus difficiles cette saison, mais en général, l’équipe a bien joué tous les soirs. »

Constant

Parti de la 15e place dans l’Association de l’Est, le Canadien a créé la surprise en terminant au deuxième rang. Après une telle progression, il ne fait aucun doute que les équipes rivales les attendront de pied ferme la saison prochaine.

« Si on demeurait en santé, a dit Bergevin, je m’attendais dès le premier jour cette année qu’on soit dans le peloton. C’est un accomplissement d’avoir fini deuxième dans notre association. Ce qui nous a aidé, ce fut qu’on ait été constant pendant la saison. On a eu une période difficile à la fin, mais dans l’ensemble, on a été plutôt constant.

« Je ne tiens rien pour acquis en vue de la saison prochaine. Ce sera difficile, très difficile. Il en est ainsi dans la LNH maintenant. Cinq équipes qui avaient pris part aux séries l’an passé ne se sont pas qualifiées cette année. »

Plafond réduit

La saison prochaine, Bergevin devra composer avec un plafond salarial qui sera réduit de 70,2 à 64,3 millions $. Il a précisé que le rachat de contrat du défenseur Tomas Kaberle était possible et qu’une décision sera prise dans un avenir rapproché.

En ce qui concerne le marché des joueurs autonomes sans restriction, Bergevin a indiqué que l’équipe regardera d’abord du côté des joueurs de l’équipe – Jeff Halpern, Michael Ryder, Colby Armstrong, Petteri Nokelainen et Davis Drewiske. Il est d'avis qu’on « ne bâtit pas une équipe championne sur le marché des joueurs autonomes ».

Questionné sur Ryder, le directeur général du Canadien a estimé qu’il avait aidé l’équipe à la suite de son arrivée, mais il a aussi reconnu qu’il avait eu un des difficultés lors des séries éliminatoires.

« Si c’était à refaire, a-t-il dit en faisant référence à l’échange qui lui a permis de l’obtenir en retour d’Erik Cole, je le ferais encore. »

Quant au vétéran Travis Moen, qui n'a pas eu la saison qu'il voulait avoir, il a confiance qu’il pourra se ressaisir la saison prochaine.

À ceux qui souhaitent que le Canadien soit actif sur le marché des échanges, Bergevin a aussi noté lors de son point de presse que ce n’était pas la meilleure manière de bâtir une équipe.

« On n'apporte pas de la profondeur à la date limite des échanges , a-t-il estimé. On le fait par le repêchage et le développement des joueurs. J’ai été clair depuis le premier jour. Je vais regarder toutes les options pour améliorer l'équipe, mais la profondeur, le caractère et la rapidité sont importants. La meilleure façon d’y arriver, c’est en misant sur le repêchage et le développement des joueurs.

« Quand on fait des échanges, c’est difficile. On n’a rien pour rien. Pour avoir quelque chose de bien, il faut donner quelque chose de bien. C’est possible de faire des échanges, mais souvent, on n’avance pas. »

 

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