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PIT vs OTT

    Aperçu de la série Penguins-Sénateurs

    Par Shawn Roarke et Arpon Basu - Journalistes LNH.com

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    Aperçu de la série Penguins-Sénateurs

    Penguins de Pittsburgh

    Rang: 136-12-072 Pts.

    Sénateurs d'Ottawa

    Rang: 725-17-656 Pts.

    Les Penguins de Pittsburgh ont dû peiner beaucoup plus que prévu pour éliminer les Islanders de New York en première ronde et leur prochain obstacle sera encore plus difficile.

    Les Sénateurs d’Ottawa ont beau avoir terminé au septième rang dans l’Association Est, ils n’ont pas joué comme une équipe classée aussi loin. Ils ont éliminé le Canadien de Montréal en misant sur un style robuste, très semblable à celui pratiqué par les Islanders pour rendre la vie misérable aux détenteurs du premier rang.

    Les Penguins ont gagné leurs trois matchs face aux Sénateurs en saison régulière. Le 27 janvier, Evgeni Malkin a réussi le but victorieux en fusillade quand ils ont remporté une victoire de 2-1, but marqué contre Ben Bishop, qui a plus tard été échangé au Lightning de Tampa Bay.

    Le 13 février, les Penguins l’ont emporté 4-2 et James Neal a marqué deux buts.

    Et le 22 avril, les Penguins ont défait les Sénateurs 3-1 lorsque le gardien auxiliaire Tomas Vokoun a effectué 34 arrêts pour avoir le meilleur sur Craig Anderson.

    Mais tout ça ne veut pas dire que les Penguins doivent d’attendre à avoir la vie facile dans la série à venir.

    « Ils ont toujours lutté quand nous les avons affrontés, a rappelé Pascal Dupuis. Leur building peut trembler à l’occasion. Ils ont de toute évidence bien joué en première ronde pour battre Montréal, une équipe classée septième qui en battait une classée deuxième. Ca devrait être une bonne confrontation. »

    Les Penguins devront trouver une façon de venir à bout d’Anderson s’ils veulent passer à la finale de l’Association de l'Est. Le gardien a été le meilleur joueur de la série contre le Canadien, repoussant 171 tirs sur 180 pour un taux d’arrêts de ,950. S’il répète ses exploits, les Sénateurs pourraient causer une deuxième surprise.

    Les Sénateurs, eux, devront limiter les dégâts des gros canons des Penguins. Sidney Crosby a marqué trois buts et récolté neuf points en cinq matchs face aux Islanders à son retour au jeu après avoir subi une fracture de la mâchoire. Iginla a marqué deux buts et amassé neuf points tandis que Dupuis a marqué cinq buts et ajouté deux aides, en six rencontres.

    Les Penguins se sont heurtés à une résistance beaucoup plus solide que prévu de la part des Islanders  et de leurs rapides attaquants qui ont mis beaucoup de pression sur leur défense. Crosby a prévenu qu’on pouvait s’attendre à la même chose de la part des Sénateurs.

    « Ils jouent du bon hockey. Ils sont très semblables (aux Islanders), a-t-il commenté. Ils ont des attaquants rapides, beaucoup de talent et de vitesse. Nous devrons mieux réussir à garder la rondelle à l’extérieur de notre territoire et hors de notre filet. »

    Les Sénateurs et Penguins se sont déjà affrontés à trois reprises en séries éliminatoires. Les Sénateurs ont gagné en cinq matchs en 2007 et les Penguins ont pris leur revanche en quatre matchs de suite l’année suivante, chaque équipe s’inspirant de ses succès en première ronde pour se rendre jusqu’en finale de la Coupe Stanley. Ces deux adversaires se sont de nouveau retrouvés face à face en première ronde en 2010 et cette fois les Penguins l’ont emporté en six rencontres, grâce à trois victoires enregistrées à Ottawa.

    Comme si cette rivalité n’était pas déjà suffisante, il faut encore se rappeler ce match du 13 février quand Matt Cooke a frappé Erik Karlsson avec le résultat que le détenteur du trophée Norris a raté 31 matchs en raison d’une déchirure à 70 pour cent à son talon d’Achille.

    Le défenseur est revenu au jeu vers la fin de la saison régulière et il n’a pas semblé garder de séquelles de cette grave blessure durant la série contre le Canadien puisqu’il a terminé à égalité au premier rang des compteurs de son équipe avec une fiche de 1-5-6 en jouant en moyenne près de 27 minutes par match.

    Attaquants

    C’est connu, les Penguins sont très riches en talent à cette position.

    Avant les matchs de dimanche, quatre des sept premiers compteurs en séries venaient de Pittsburgh. Malkin (2-9-11), Jarome Iginla (2-7-9) et Pascal Dupuis (5-2-7) ont participé au pointage à chacun  des six matchs, et Crosby (3-6-9) a fait de même à chacune de ses cinq rencontres.

    Et c’est sans parler de Chris Kunitz et James Neal, qui ont totalisé 43 buts et 88 points au cours de la saison régulière de 48 matchs. Kunitz a complété la série contre les Islanders avec une fiche de 2-3-5 tandis que Neal a été limité à un but.

    En tout, les attaquants des Penguins ont marqué 19 buts lors des six rencontres de la série et on a encore eu la preuve de la profondeur qui existe au sein de cette équipe.

    Brandon Sutter a excellé dans un rôle défensif, et Brenden Morrow et Matt Cooke ont contribué avec leur robustesse. Joe Vitale et Tyler Kennedy ont été lancés dans la mêlée lors du cinquième match et ils ont apporté de la rapidité et de la combativité. Kennedy a réussi le but victorieux lors de la cinquième rencontre.

    Jusqu’où les Penguins sont riches en attaquants? Jussi Jokinen, qui a amassé 11 points en 10 matchs après son acquisition, n’a pu trouver une place dans la formation! Tout comme la recrue Beau Bennett, qui a perdu son poste pour le troisième match après avoir réussi le but victorieux lors du premier.


    C’est à ce niveau que les Sénateurs peuvent le moins se comparer aux Penguins, mais cela ne veut pas dire que leurs attaquants doivent être pris à la légère.

    Daniel Alfredsson ne fait pas que fournir l’inspiration et le leadership, il est aussi à égalité au premier rang des compteurs de son équipe en séries et il est le joueur clé du premier trio. Son centre Kyle Turris s’est amélioré régulièrement après avoir été rétrogradé au quatrième trio lors des deux premiers contre le Canadien, et il a marqué à chacun des trois derniers matchs de la série. Sa performance vers la fin du quatrième match, quand il a foncé au filet et obtenu une mention d’aide sur le but égalisateur de Cory Conacher à 22,6 secondes de la fin de la troisième période puis marqué le but victorieux en prolongation, est ce qui explique que les Sénateurs ont pu éliminer le Canadien aussi rapidement.

    La longue période d’attente avant le premier match de deuxième ronde aidera vraisemblablement Milan Michalek et Colin Greening, deux attaquants qui ont semblé importunés par des blessures qui ont affecté leur rendement en première ronde.

    Les Sénateurs ont aussi de la profondeur, amenée par leurs jaunes jambes. Jean-Gabriel Pageau a émergé comme peut-être leur patineur le plus rapide et le plus explosif, tandis que Conacher, Jakob Silfverberg et Mika Zibanejad ont aussi connu leurs moments de gloire.

    Mais le trio peut-être le plus important face au Canadien a été celui de Zack Smith flanqué de Chris Neil et Matt Kassian, qui a procuré une bonne dose d’énergie aux Sénateurs en faisant payer le prix à la défense montréalaise à presque chacune de ses présences sur la patinoire. Le défenseur Kristopher Letang peut s’attendre à les avoir souvent dans sa face.


    Défenseurs

    Letang est devenu le pilier que les Penguins voulaient voir à la défense  et il continue de jouer comme un candidat au trophée Norris. Contre les Islanders, il a reçu de l’aide de Paul Martin, qui a semblé retrouver sa forme après avoir été aux prises avec différentes blessures.

    Letang a marqué deux buts et récolté six points face aux Islanders mais, tout aussi important, il a joué une moyenne de plus de 27 minutes par rencontre  et terminé la série avec un différentiel de plus-3. Martin a aussi amassé six points tout en jouant plus de 26 minutes par match en moyenne et il a affiché un différentiel de plus-5. Son seul but de la série a créé l’égalité à 3-3 lors du sixième affrontement, gagné 4-3 en prolongation grâce au but d’un autre défenseur, Brook Orpik, son premier en 78 matchs éliminatoires. Les Penguins ont aussi eu une contribution inattendue de Douglas Murray, acquis en fin de saison, qui a marqué deux buts.

    Orpik est revenu au jeu lors du quatrième match et a passé plus de 23 minutes sur la glace en moyenne lors des trois dernières rencontres de la série.

    Les autres défenseurs ont connu un peu plus de problèmes. Matt Niskanen a pris part aux six matchs de la série mais il a peiné par moments face aux rapides attaquants des Islanders. Mark Eaton et Deryk Engelland ont été insérés dans la formation mais n’ont pu garder leur poste.  Simon Després est étiqueté sixième défenseur pour le moment parce que l’entraîneur Dan Bylsma apprécie sa vitesse et son habileté à déplacer la rondelle.

    La défense des Sénateurs est peut-être surtout connue pour les exploits offensifs de Karlsson, mais elle est aussi composée d’un groupe de joueurs à la fois costauds, mobiles et capables de punir l’adversaire. Marc Méthot (6’3, 231 livres), Jared Cowen (6’5, 230), Chris Phillips (6’3, 221) et Eric Gryba (6’4, 222) ont été en mesure de suivre le rythme des rapides attaquants du Canadien, et une fois qu’ils les rejoignaient, ils ne se gênaient pas pour les frapper. Leur mission sera la même face aux talentueux attaquants des Penguins.

    Quant à Karlsson, il n’a pas encore retrouvé sa vitesse d’avant le coup de patin de Cooke, mais il a terminé à égalité avec Anderson en tête des compteurs de son équipe face au Canadien (1-5-6) et il a été le joueur le plus utilisé des siens en passant en moyenne 26:49 par match sur la patinoire, incluant 6:15 en avantage numérique, un sommet parmi les 16 équipes en séries. Le repos dont profitent les Sénateurs lui sera spécialement bénéfique.

    Karlsson et Sergei Gonchar forment un duo menaçant à la pointe en avantage numérique et ils sont presque toujours sur la glace quand l’adversaire joue avec un homme en moins.


    Gardiens

    Les gardiens sont une fois de plus le souci numéro un des Penguins.

    Après s’être illustré lors du premier match contre les Islanders, Marc-André Fleury s’est mis à se battre contre la rondelle et a accordé 14 buts en trois matchs, certains vraiment mauvais.

    Bylsma a donc choisi de s’en remettre à Tomas Vokoun pour le cinquième match et le vétéran de 36 ans a répondu à l’appel en blanchissant les Islanders grâce à une performance de 31 arrêts. Il a de nouveau été solide lors du sixième match, même s’il a concédé trois buts.

    Bylsma doit maintenant prendre une décision importante. Reviendra-t-il avec son gardien de concession, qui semble éprouver un problème de confiance après tous ces mauvais buts accordés. Ou continuera-t-il avec Vokoun, qui n’a disputé que 13 matchs éliminatoires en carrière?


    Craig Anderson a été le meilleur joueur des Sénateurs face au Canadien et peut-être le joueur le plus utile à son équipe parmi les 16 en séries.

    Son taux d’arrêts de ,950 est franchement impressionnant, mais il ne dit pas tout. Ce sont les moments choisis pour s’illustrer qui ont mené les Sénateurs à la victoire.

    Il n’a pas accordé un seul but face à 40 lancers en troisième période, pendant que ses coéquipiers en marquaient 12 en cinq matchs. Mais peut-être plus important encore, il n’a accordé que deux buts face à 66 lancers en première période, un pourcentage d’arrêts de ,970 qui a permis aux Sénateurs de marquer le premier but à trois reprises.

    Les Sénateurs ont connu un seul vrai bon début de rencontre et c’est Anderson qui leur a permis de résister aux charges du Canadien, procurant ainsi à ses coéquipiers un énorme avantage psychologique.

    Le gardien auxiliaire des Sénateurs n’est pas un deux de pique. Robin Lehner a affiché une moyenne de 2,20 et un taux d’arrêts de ,936 en 12 matchs de la saison régulière. Mais les Sénateurs se rendront aussi loin qu’Anderson pourra les conduire.

    Entraîneurs

    Bylsma a gagné une Coupe Stanley et jouit donc d’une crédibilité établie.

    Et déjà en première ronde, il n’a pas craint de procéder à des changements difficiles, le remplacement de Fleury par Vokoun évidemment, mais aussi ceux de  Bennett, Jokinen et Eaton. Kennedy, un des remplaçants, a marqué le but victorieux du cinquième match.

    Bylsma a aussi joué avec les membres de ses éléments de ses deux premiers trios, ce qui n’est pas toujours facile quand on compte autant de joueurs vedettes.

    Reste à voir quelle décision importante il prendra à propos de ses gardiens, et quel en sera le résultat.

    Paul MacLean a mené son équipe aux séries en dépit de l’absence prolongée de ses meilleurs joueurs et il a continué de prendre les bonnes décisions une fois rendu en séries.

    Il a joué un rôle important dans l’élimination du Canadien en faisant davantage confiance à ceux de ses hommes qui jouaient le mieux, toujours avec de bons résultats.

    Turris a été retiré du premier trio dans les deux premiers matchs puis marqué un but à chacun des trois derniers. Pageau, qui a été promu chaque fois à la place de Turris, a su lui aussi remercier soin entraîneur en marquant trois buts lors du troisième match. Zibanejad et Conacher sont longtemps restés sur le banc lors de la quatrième rencontre mais ont tous deux marqué en troisième période avant le but victorieux de Turris en prolongation.

    Le don de MacLean pour identifier ses joueurs en forme du moment constitue une des principales forces des Sénateurs.


    Unités spéciales

    Les unités spéciales ont vraisemblablement fait la différence en faveur des Penguins contre les Islanders.

    Elles ont marqué quatre buts en 13 occasions à domicile et trois en huit au Nassau Coliseum, un taux de succès de 33,3 pour cent, le meilleur en séries. Letang et Kunitz ont marqué chacun deux fois.

    Les Penguins ont été tout aussi brillants en infériorité numérique, n’accordant que deux buts en 20 occasions à la dangereuse attaque des Islanders.

    Il sera intéressant de voir comment les Penguins vont se débrouiller contre des Sénateurs qui ont festoyé par moments face à une équipe montréalaise indisciplinée.

    Le jeu de puissance des Sénateurs a assurément constitué un point faible dans le dernier droit de la saison régulière avec une fiche de 4-en-56 lors des 14 derniers matchs, 1-en-12 avec Karlsson dans la formation.

    Il y a eu une amélioration évidente face au Canadien avec un taux de réussite de 20,4 pour cent. Mais cinq des six buts en avantage numérique ont été réussis quand la victoire était déjà dans le sac lors des troisième et cinquième matchs. Ils devront faire mieux quand l’issue de la rencontre sera encore en jeu.

    Les Sénateurs ont été solides toute la saison en désavantage numérique  et ça s’est poursuivi en première ronde, forçant les excellents P.K. Subban et Andrei Markov à commettre des revirements à la pointe en plus d’être très efficaces en échec-avant, empêchant souvent le Canadien de s’établir dans leur territoire.

    Il pourrait faire la différence

    Paul Martin -- S’il est à son meilleur niveau, comme ce fut souvent le cas en première ronde, il ajoutera encore de la profondeur en attaque à une équipe qui en compte déjà beaucoup. Martin peut patiner sans arrêt, créer de l’offensive aussi bien avec son lancer que par ses aptitudes à lire le jeu, et il est meilleur qu’on le pense en défense. S’il s’impose, les Penguins compteront sur deux duos à la ligue bleue qui risquent de causer des cauchemars à leurs adversaires.

    Erik Karlsson -- C’est l’évidence qu’Anderson sera le joueur clé chez les Sénateurs, mais si Karlsson peut hausser son niveau de jeu en deuxième ronde, leurs chances seront encore meilleures. En passant autant de minutes sur la glace face au Canadien, son jeu s’est détérioré à mesure que la série progressait, ce qui est normal en ayant à disputer cinq matchs en huit soirs peut de temps après avoir été à l’écart du jeu pendant deux mois et demi. Mais attention s’il retrouve son endurance!

    Analyse

    Les Penguins vont gagner si… Leurs gardiens font mieux, c’est aussi simple que ça. Les Penguins ont confirmé en première ronde qu’ils pouvaient marquer presque à volonté et que leur groupe d’attaquants peut faire mal à n’importe quelle équipe. Mais cela ne voudra rien dire si on accorde autant de buts que durant une séquence de trois matchs en première ronde. L’effondrement devant le filet coûtera de plus en plus cher à mesure que les séries vont progresser.
     

    Les Sénateurs vont gagner si… Anderson maintient sa domination et s’ils peuvent faire aussi mal physiquement aux Penguins qu’ils l’ont fait au Canadien. Les Sénateurs sont reconnus comme une équipe qui ne s’avoue jamais vaincue, même quand on doute d’eux. Tout le monde du hockey va douter d’eux face aux Penguins et ces tenaces Sénateurs vont vouloir utiliser leur statut de négligés pour se motiver et tenter de faire mentir les experts une fois de plus.

     

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