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Price apprend encore à fonctionner avec son travail scruté à la loupe

samedi 2013-05-11 / 23:33 / LNH.com - Nouvelles

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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Price apprend encore à fonctionner avec son travail scruté à la loupe

BROSSARD – Une autre saison morte chez le Canadien de Montréal s’est amorcée avec des points d’interrogation concernant le gardien Carey Price, quelque chose qui semble être devenu un signe de l’arrivée du printemps dans la ville qu’il appelle sa maison huit mois par année.

Price a été clairement dominé par son homologue chez les Sénateurs d’Ottawa Craig Anderson dans une défaite en cinq matchs lors de leur série quarts de finale dans l’Est. Anderson a présenté un pourcentage d’efficacité de ,950 en cinq rencontres, alors que celui de Price était de ,894 en quatre parties, après qu’une entorse ligamentaire au genou gauche l’eut obligé à rater le match no 5 de la série.

Les partisans du Canadien qui critiquent leur gardien n’a rien de nouveau, alors que les célèbres Ken Dryden et Patrick Roy ont eux aussi dû composer avec les doutes du public au cours de leur carrière.

Mais l’attention portée aux faits et gestes de Price semble être à un tout autre niveau, peut-être en raison de l’éclosion des réseaux sociaux qui rendent tellement plus facile pour les partisans l’expression de leurs opinions. Depuis que la haute direction du Canadien a choisi de garder Price et d’échanger Jaroslav Halak aux Blues de St. Louis tout juste après qu’il eut mené l’équipe jusqu’en finale de l’Est en 2010, tout ce qu’a fait Price a été la source de potentielles critiques.

Samedi, alors que le Canadien a rencontré les médias pour une dernière fois afin de faire le bilan de sa saison, Price a avoué que c’est un aspect de son travail auquel il tente encore de s’habituer.

« Quand tu gagnes ici, il n’y a pas de meilleur endroit où jouer, a-t-il dit. Mais quand tu ne joues pas bien ici, c’est définitivement difficile. Mais c’est tout ce que je connais. Je suis passé directement du junior à ici. C’est le seul type d’ambiance que je connaisse. J’ai appris à l’accepter. »

Il y a des moments où être trop surveillé peut affecter la carrière d’un athlète professionnel. De son côté, Price a concédé qu’il déployait de grands efforts pour éviter de recevoir des conseils non sollicités à longueur de journée.

« C’est une chose qui me manque, juste d’être anonyme, a-t-il indiqué. C’est difficile de l’être ici. »

Price a ensuite été appelé à dire s’il trouvait que c’était plutôt difficile, ou impossible. Il n’a pas hésité bien longtemps.

« C’est impossible, a-t-il répondu. Je ne vais même plus à l’épicerie. Je ne fais presque plus rien. Je suis comme un hobbit dans son trou. Je ne fais tout simplement plus rien. »

Il faut effectivement avoir une personnalité particulière pour occuper le poste que Price s’est engagé à remplir pour les cinq prochaines années avec un salaire de 6,5 millions $ en moyenne par saison, ce qui fait de lui le joueur le mieux payé du Canadien, et qui ajoute par le fait même au niveau d’attention dont il fait l’objet.

Mais en dépit des difficultés entourant la particularité de son travail, Price reconnaît également que s’il excelle dans son rôle, la vie peut devenir beaucoup plus facile à Montréal.

« C’est simplement de cette façon que ça fonctionne, a-t-il mentionné. Tu vas être le bouc émissaire et tu dois l’accepter. Quand tu seras le héros, tu vas devoir apprendre à faire avec aussi. C’est facile de se laisser emporter par la fierté, c’est facile de penser que tu es mauvais et c’est facile de penser que tu es bon ici. C’est simplement quelque chose que tu dois gérer mentalement. »

Il a dit être allé chercher de l’aide à ce propos chez deux des plus grands gardiens à avoir enfilé l’uniforme du Tricolore au cours des 40 dernières années.

« J’ai parlé à d’anciens gardien, j’ai parlé avec Patrcik [Roy] et Ken Dryden, a-t-il mentionné. Mais j’étais tellement impressionné que je n’ai pas vraiment pensé à ce que je voulais leur demander. J’étais trop nerveux. Mais ils savent tous les deux ce que c’est et ils m’apportent beaucoup de soutien. J’ai eu une longue discussion avec Ken Dryden juste à propos de la vie en général. C’est assez cool de pouvoir parler avec quelqu’un qui a été ton idole tout au long de ta vie. »

La tenue de Price n’a pas été un problème pendant une bonne partie de la saison. Mais lorsque l’équipe et lui ont connu une mauvaise séquence après s’être assurés de prendre part aux séries le 11 avril, le jeu de Price est devenu le principal sujet de discussion.

Et c’est en quelque sorte injuste puisque la défensive de cette équipe a énormément souffert de la perte du défenseur Alexei Emelin pour le reste de la saison le 6 avril, mais Price a définitivement mieux fait en début de campagne qu’à la fin.

Il a d’ailleurs semblé prêt à accepter un certain degré de responsabilité pour l’élimination du Canadien, mais Price demeure convaincu qu’il sera en mesure de continuer à progresser.

« Nous n’avons pas gagné, mais je crois honnêtement que je sois capable de gagner une Coupe Stanley, a-t-il déclaré. Je crois avoir les habiletés et la mentalité nécessaires pour y arriver. Mais pour le faire, je dois élever mon jeu d’un cran. Je vais devoir trouver ce qu’il faut que je fasse pour atteindre ce niveau. »

Price a toujours bénéficié du soutien de ses coéquipiers et de l’organisation, et les gens qui gravitent autour du hockey n’ont généralement que de bons mots pour lui. Quand le directeur général Marc Bergevin a été embauché l’an dernier des Blackhawks de Chicago, il a mentionné qu’il n’en savait pas beaucoup sur les joueurs du Canadien, mis à part le fait qu’ils avaient un bon gardien.

« Carey est la pierre angulaire de cette équipe, a indiqué l’attaquant Max Pacioretty. On ne peut rien au fait que nous ayons joué contre une équipe avec probablement le gardien de l’heure dans la ligue de la façon dont [Anderson] a joué. C’est comparer des pommes à des oranges. Il est leur meilleur joueur et [Price] est notre meilleur joueur.

« Tout le monde dans ce vestiaire a confiance en Carey. Il a fait de l’excellent travail, pas seulement dans cette série mais depuis le début de sa carrière. Il doit faire face à beaucoup de pression et à beaucoup d’adversité, et il a toujours su relever le défi. Son jeu lui importe beaucoup et son équipe est très importante pour lui. Tout le monde est confiant qu’il continuera de s’améliorer. »

Après tout, Price n’a que 25 ans. Il n’est pas exactement jeune, mais pour un gardien, il lui reste encore des aspects de son jeu à développer. De nombreux gardiens n’atteignent pas leur paroxysme avant d’avoir 27 ou 28 ans, et très peu d’entre eux ont réussi à accomplir ce que Price a fait à son âge.

Mais avec tout ce qu’il a vécu au cours de ses six saisons dans la LNH – les hauts et les bas extrêmes, avec pratiquement rien entre les deux –, Price admet qu’il en vient même parfois à oublier à quel point il est jeune.

« Je me sens plus vieux que ça pour être honnête », a-t-il dit en souriant. « Je ne dirai pas vieux comment, mais je me sens plus vieux. »

 

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