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MTL VS OTT

Le manque d’attaque du Canadien l’a conduit à une fin précoce

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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Le manque d’attaque du Canadien l’a conduit à une fin précoce

MONTRÉAL – Le Canadien de Montréal a entrepris la saison avec aucune attente, mais l’a terminée avec des espoirs élevés.

L’élimination en cinq matchs contre les Sénateurs d’Ottawa en quart de finale de l’Association de l’Est a été décevante et elle a mis fin à une surprenante saison qui a vu le Canadien passer du dernier rang de leur association à la première place de la section Nord-Est.

Il a réussi cet exploit avec des changements mineurs et un échange très astucieux quand le directeur général, Marc Bergevin, a cédé Erik Cole, aux Stars de Dallas, en retour de Michael Ryder et d’un choix de troisième ronde au prochain repêchage.

Une bonne chimie régnait au sein de l’équipe et une approche équilibrée leur ont permis de se qualifier pour les séries éliminatoires à titre de deuxième favori, donc qu’est-ce qui s’est passé?

Voici cinq raisons qui expliquent la rapide élimination du Canadien dans les séries éliminatoires.

1. Les buteurs n’ont pas marqué

Le meilleur pointeur du Canadien pendant la saison régulière, Max Pacioretty, n’a amassé aucun point en quatre matchs. À sa décharge, il a dévoilé après la défaite de 6-1 dans le cinquième match qu’il souffrait d’une luxation à l’épaule depuis la première rencontre. Tomas Plekanec et David Desharnais n’ont marqué aucun but, mais Plekanec a récolté quatre assistances, alors que Michael Ryder n’a inscrit qu’un seul but. Six des neuf buts des Canadiens ont été marqués par trois joueurs, soit P.K. Subban, Rene Bourque et la recrue Brendan Gallagher.

Les Canadiens avaient besoin que leurs leaders à l’attaque produisent, et même s’ils ont généré des chances à l’offensive, ils n’ont marqué que six buts à forces égales en cinq matchs contre le gardien Craig Anderson. Même si le gardien des Sénateurs a été spectaculaire par moments, c’était aux attaquants du Canadien de venir à bout d’Anderson, ce qu’ils n’ont pas réussi.

2. La force mentale

Pendant toute la saison, le Canadien a entrepris ses matchs avec force, il prenait l’avance et réussissait à la conserver. Dans la série, le Canadien a commencé ses matchs avec beaucoup d’énergie, prenant d’assaut le filet des Sénateurs obtenant plusieurs belles occasions dans la plupart des affrontements. Mais quand ils ne réussissaient pas à déjouer Anderson - les Sénateurs ont inscrit le premier but dans trois des cinq rencontres -, les joueurs de Michel Therrien semblaient se décourager et perdre espoir à mesure que le match progressait. Ils prenaient donc des chances à l’attaque et ils s’éloignaient du système en délaissant leur défense. Le résultat a fait que les Sénateurs ont marqué 12 buts en troisième période, alors que le Canadien en a inscrit aucun.

3. Les blessures

C’est l’excuse universelle et la devise du Canadien, affichée sur le mur de leur vestiaire cette saison, était « Pas d’excuse ». Pourtant, très peu d’équipes auraient pu se distinguer après avoir été foudroyée comme l’a été le Canadien dans la série. Dans le premier match, ils ont perdu les services du joueur de centre Lars Eller, Pacioretty a subi une luxation à l’épaule et le capitaine Brian Gionta s’est déchiré un muscle du biceps gauche. La blessure à Eller a probablement été la plus significative, car il avait été le meilleur pointeur de l’équipe en avril avec 13 points en 14 matchs. Le gardien Carey Price et les attaquants Brandon Prust et Ryan White ont à leur tour été blessés, laissant le Canadien avec une formation nettement amputée pour le cinquième match. Pendant la saison, le Tricolore a été relativement épargné par les blessures, ce qui a été un facteur important dans leurs succès. Leur incapacité à combler ses pertes pendant la série, l’a ultimement mené à une rapide élimination.

4. Manque de discipline

Les Sénateurs voulaient punir physiquement le Canadien et cela a semblé les faire sortir de leur plan de match dès la première rencontre quand le défenseur Eric Gryba a littéralement assommé Eller. La saison du joueur du Canadien a pris fin à ce moment, tandis que le défenseur des Sénateurs a écopé d’une suspension de deux matchs. Les défenseurs Marc Méthot, Jared Cowen et Chris Phillips ainsi que les attaquants Zack Smith, Chris Neil et Matt Kassian ont joué un rôle déterminant dans l’effondrement du Canadien dans le troisième match, une rencontre au cours de laquelle les arbitres ont décerné 210 minutes de pénalité aux deux équipes dans la troisième période.

5. L’unité en avantage numérique a fait long feu

Le Canadien a entrepris la série avec un net avantage au chapitre de l’unité en supériorité numérique, mais les Sénateurs ont dominé 6-3 avec l’avantage d’un joueur dans la série, surtout parce qu’ils ont obtenu 25 avantages numériques en cinq matchs. Le Canadien a présenté un pourcentage de 15,8 pour cent en 19 avantages numériques, comparativement à 20,7 pour cent pendant la saison régulière. Il n’a marqué que trois buts sur 43 tirs, ce qui lui procure un pourcentage d’efficacité de seulement 6,9 pour cent. Pis encore, l’unité en avantage numérique a concédé un but à Kyle Turris qui portait la marque 3-1 dans le cinquième match, ce qui clouait le clou sur le cercueil.

 

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