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La pression en désavantage numérique crée de l’attaque en séries

mercredi 2013-05-08 / 20:09 / LNH.com - Nouvelles

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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La pression en désavantage numérique crée de l’attaque en séries

Le but en échappée alors que les siens évoluaient en désavantage numérique inscrit par l’attaquant des Islanders de New York Kyle Okposo dimanche a bien démontré comment le fait d’appliquer de la pression en désavantage numérique peut déstabiliser un jeu de puissance et créer des occasions de marquer à l’autre bout de la patinoire. D’après de nombreux experts à travers la LNH, la pression exercée pendant une infériorité numérique devient de plus en plus une tendance qu’on a beaucoup aperçu depuis le début des séries éliminatoires 2013.

« J’ai définitivement remarqué une tendance qu’ont les équipes à être plus agressives en désavantage numérique », a mentionné l’entraîneur des Devils du New Jersey Peter DeBoer.

Les Islanders, les Capitals de Washington, les Sénateurs d’Ottawa, les Blackhawks de Chicago et les Sharks de San Jose sont des exemples de formations qui appliquent de la pression sur le jeu de puissance de l’autre équipe. Les Rangers de New York ont fait le coup aux Capitals en fin de troisième période lors du match no 3 de leur série lundi soir, et ç’a fonctionné, empêchant les Caps de créer l’égalité pendant un avantage numérique de 6-contre-4 qui a duré 90 secondes, après que le gardien Braden Holtby eut retraité au banc au profit d’un sixième attaquant.

DeBoer a beaucoup insisté sur cet aspect avec les Devils, qui ont mené la ligue au chapitre des buts marqués en désavantage numérique au cours des deux dernières saisons.

« Quand tu appliques de la pression en infériorité numérique et que tes joueurs les plus talentueux sont impliqués en infériorité numérique, je crois que l’attaque est un produit dérivé de tout ça, a dit

DeBoer. Je peux vous dire que c’est ce qui s’est produit avec nous. Je crois qu’une des tendances et sans aucun doute le fait que la majorité des meilleurs désavantages numériques de la ligue sont ce que j’appelle des désavantages numériques de pression. Ils sont agressifs, du moins aux moments clés. »

Les Islanders étaient effectivement agressifs pendant leur infériorité numérique en troisième période du match no 3 face aux Penguins, alors qu’Okposo a obligé l’attaquant de Pittsburgh Brenden Morrow à prendre une décision rapide le long de la rampe, ce qui a causé un revirement.

Frans Nielsen des Islanders a récupéré la rondelle libre et a rejoint Okposo qui filait seul au centre.

« De la pression sur un joueur met de la pression sur l’équipe de faire un meilleur jeu, a déclaré l’entraîneur des Coyotes de Phoenix Dave Tippett. S’ils font un beau jeu, ou un ou deux beaux jeux pour te battre, tant mieux pour eux. Mais plus souvent qu’autrement, mettre de la pression et gagner du temps et de l’espace limitent les chances de faire un bon jeu. »

C’est pourquoi DeBoer, Tippett et Peter Laviolette des Flyers de Philadelphie ont fait remarquer à LNH.com qu’on voyait de plus en plus d’équipes mettre de la pression sur l’infériorité numérique. Mais ça ne se fait pas aussi facilement. Il y a des caractéristiques importantes dont une unité défensive a besoin pour efficacement mettre de la pression.

« Premièrement, la vitesse – tu dois avoir des joueurs rapides, a indiqué l’analyste du réseau NHL Network Craig Button. Les équipes utilisent leur vitesse pour appliquer de la pression et contre-attaquer afin qu’elles puissent faire la transition vers l’attaque. Auparavant, on écoulait des pénalités en reculant, protégeant, dégageant la rondelle, ensuite on changeait de joueurs, mais maintenant les équipes se disent qu’elles doivent forcer l’autre à faire un jeu, à exercer de la pression. »

Pour obtenir de la rapidité, les entraîneurs utilisent leurs talentueux attaquants en infériorité numérique. C’est pourquoi on peut souvent y voir les Ryan Kesler, Alex Burrows, Derek Stepan, Ryan Callahan, Nicklas Backstrom, Michael Grabner, Kyle Turris, Marian Hossa, Jonathan Toews et Jeff Carter.

« On parle de joueurs clés qui écoulent des pénalités, a ajouté Button. Ils sont dangereux. Est-ce que c’est une façon de créer plus d’attaque? Définitivement. »

Faire des rotations chez les attaquants est un autre aspect important. Les Islanders utilisent régulièrement huit joueurs d’attaque pour écouler leurs pénalités. Les Sénateurs et les Capitals en utilisent sept. La plupart des équipes qui aiment mettre de la pression dans ce genre de système de jeu en utilisent au moins six.

« Dans mon esprit, tu dois être prêt à rouler avec quatre duos d’attaquants en désavantage numérique », a évoqué DeBoer.

Mais comme l’a indiqué Tippett, ce genre de méthode n’est pas sans risque. Selon lui, c’est pour cela que l’éthique de travail est extrêmement importante.

« Le seul hic c’est que tu crées des trous derrière toi, a-t-il dit. Alors tout repose sur ton éthique de travail pendant un désavantage numérique et c’est ce qu’on voit. Les matchs sont si serrés, chaque jeu compte, alors tu vas peut-être devoir mettre de la pression dans le haut de la zone, mais lorsque la rondelle passe d’un défenseur à l’autre, tout à coup tu dois donner un coup de main dans l’enclave. »

La pression fonctionne également lorsque tu as confiance en ton gardien de but, a évoqué Laviolette. Il a utilisé Ottawa et Washington comme exemples avec Craig Anderson et Holtby.

« C’est comme s’ils disaient, ‘Si vous réussissez à effectuer quatre passes malgré la pression et placer la rondelle derrière un joueur qui se trouve seul alors allez-y, mais il vous faudra encore déjouer notre gardien’, a dit Laviolette. Parfois, ta confiance en ton gardien te permet d’être plus agressif. »

Chaque entraîneur a indiqué que la meilleure façon pour un jeu de puissance de contrer la pression était d’agir rapidement et de garder le disque dans le territoire pour fatiguer les quatre joueurs désignés pour écouler la punition. Button a parlé de San Jose et Pittsburgh – deux équipes qui ne perdent pas de temps à se mettre en marche en avantage numérique.

« C’est difficile [pour un désavantage numérique] de se transformer en chance de marquer et c’est difficile d’être agressif lorsque tu es épuisé, a ajouté Laviolette. Si tu peux passer les 20 premières secondes à bouger la rondelle, les forcer à la pourchasser sans qu’ils la récupèrent, tu auras réussi à épuiser les joueurs qui écoulent la pénalité. C’est la meilleure façon de mettre la table pour une possible occasion de marquer sur le jeu de puissance. »

La pression rend ce genre de boulot difficile par les temps qui courent. C’est devenu évident partout à travers la ligue.

« La réaction naturelle d’un joueur sur le jeu de puissance est d’avoir du temps et de l’espace, a dit DeBoer. Mais je ne crois plus que ce soit le cas. »

 

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