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Penguins vs. Islanders

Les Penguins sont convaincus qu’ils pourront rebondir après leur dernier revers

Par Chris Adamski - Correspondant LNH.com

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Les Penguins sont convaincus qu’ils pourront rebondir après leur dernier revers

PITTSBURGH – Lorsque Sidney Crosby a marqué son deuxième but en près de quatre minutes à son retour au jeu vendredi soir, la 280e salle comble de suite au Consol Energy Center s’est déchaînée.

Crosby répliquait au filet inscrit par Matt Moulson des Islanders de New York quelque 18 secondes plus tôt pour redonner une priorité de deux buts aux Penguins de Pittsburgh. Tout semblait aller comme sur des roulettes pour les détenteurs du titre dans l’Est. Les Penguins semblaient en voie de prendre une confortable avance de 2-0 dans leur série quatre de sept des quarts de finale de l’Association de l’Est.

Or, pendant que les partisans manifestaient leur joie, Dan Bylsma cachait mal sa nervosité. Après la rencontre, l’entraîneur des Penguins a révélé qu’il avait vu venir la suite des choses.

« On a compté très tôt dans la partie, mais le pointage n’était pas représentatif de la qualité de notre jeu, a admis Bylsma. Ça semblait trop facile à ce moment. Pourtant, ils jouaient beaucoup mieux que nous et ils nous donnaient plus de fil à retordre. C’était évident même si le tableau indiquait 3-1.

« On voyait qu’ils gagnaient en confiance plus le match progressait. »

Et il n’est pas le seul à l’avoir remarqué. Les Islanders, huitièmes dans l’Est, ont surpris les Penguins et ils ont gâché le retour au jeu de Crosby, absent depuis plus d’un mois en raison d’une fracture à la mâchoire. New York a inscrit les trois derniers buts de la partie pour l’emporter 4-3 et égaler la série à une victoire de chaque côté.

L’issue de cette rencontre n’a pas été sans rappeler les déceptions vécues par les Penguins en séries éliminatoires au cours des trois dernières campagnes, alors que Pittsburgh n’a pas franchi le premier tour des séries depuis sa conquête de la Coupe Stanley en 2009.

« Les visages ont changé, la mentalité a changé, les meneurs ne sont plus les mêmes et les joueurs sont différents, a affirmé l’attaquant Pascal Dupuis. Les années passées ne veulent pas dire grand-chose.

« [Les Islanders] étaient plus affamés que nous. C’est l’histoire du match. »

Cette conclusion a été reprise par Jarome Iginla, qui a déclaré que les Penguins ne jouaient pas avec le même sentiment d’urgence et qu’ils avaient été surclassés au chapitre de l’effort.

Ça ne devait pas se produire ainsi pour les Penguins. Du moins, pas cette année. Le directeur général Ray Shero a remanié sa formation à la date limite des transactions en allant chercher Jussi Jokinen et des joueurs de caractère comme Iginla, Brenden Morrow et Douglas Murray.

La plupart du temps, les Penguins dominent leurs adversaires sur le plan des habiletés et du talent. Pour les vaincre, il faut y mettre l’effort requis et se soucier des détails, comme la partie de vendredi l’a démontré.

« On est sorti de notre plan de match, a expliqué le défenseur Kristopher Letang. Notre échec avant ne fonctionnait pas et on avait de la difficulté à sortir la rondelle de notre territoire. Ils avaient un bon échec avant, mais on aurait dû être meilleurs avec la rondelle.

« On a éprouvé des difficultés dans plusieurs facettes du jeu. Il faut qu’on s’adapte. On a plusieurs bons vétérans dans notre formation, il suffit maintenant de rebondir. »

Le court répit d’ici le troisième match, qui sera disputé au Nassau Coliseum dimanche à midi (NBC, TSN, RDS), devrait les aider. Les joueurs des Penguins semblent savoir quels ajustements apporter pour reprendre le dessus.

« On va revoir les aspects de notre jeu qu’on doit améliorer, a expliqué Iginla. On va s’y mettre [samedi] et on va insister sur le fait qu’il faut travailler fort et payer le prix pour espérer gagner. »

La saison dernière, les Penguins ne sont pas parvenus à rectifier le tir en première ronde contre les Flyers de Philadelphie. Comme c’est le cas cette année, plusieurs experts les voyaient soulever à nouveau la Coupe Stanley. Or, ils ont perdu les trois premiers matchs de la série après avoir accordé 20 buts aux Flyers. Ils ont gagné les quatrième et cinquième parties, mais c’était trop peu trop tard.

« Ce sont les séries éliminatoires. On perd parfois des parties, a déclaré Crosby. Il faut juste s’assurer qu’on a vite appris notre leçon de cette défaite. Ce n’est pas comme ça qu’on veut jouer et il y a encore beaucoup de place à l’amélioration.

« On sait qu’on n’a pas joué comme il le fallait. Ils ont profité de quelques bonds chanceux, mais ils ont travaillé fort pour les obtenir. Je crois qu’on sait qu’on n’en a pas fait assez pour remporter ce match. »

Comme ce fut le cas lors des trois premières parties de la série contre les Flyers l’an passé, les Penguins ont ouvert la marque pour ensuite perdre leur avance. New York a décoché 79 lancers, dont 42 qui ont atteint le gardien de but de Pittsburgh Marc-André Fleury. Les Islanders ont surclassé les Penguins au chapitre des mises en échec et ils ont provoqué 11 revirements.

« Ils ont travaillé plus fort que nous et ils nous ont dominés dans notre zone, a affirmé Dupuis. On a créé beaucoup trop de revirements et c’est ce qui nous a coûté la partie. On ne peut pas faire ça pendant les séries. »

Bylsma a déclaré que cette avance hâtive lors du deuxième match était trompeuse. Ça semblait « trop facile », même pour une équipe qui a présenté un dossier de 36-12-0 cette saison avec des séquences de 15, 7 et 5 victoires consécutives. Or, l’entraîneur soutient que ses joueurs sont conscients que les Islanders, qui participent aux séries éliminatoires pour la première fois en six ans, forment une bonne équipe.

« On s’est préparé pour une série difficile de sept parties, a ajouté Bylsma. Et c’est ce qu’on a maintenant. »

Malgré leur fiche impressionnante, les Penguins ont subi des défaites consécutives à cinq reprises au cours du calendrier régulier. Plusieurs de ces revers étaient bien mérités. En moyenne, Pittsburgh perdait par une marge de 2,4 buts pendant la saison.

Toutefois, ces contre-performances étaient souvent suivies de longues séquences victorieuses. Et c’est ce qui encourage Dupuis.

« Je ne m’inquiète pas pour la troisième rencontre parce qu’on a l’habitude de rebondir après ce genre de [mauvais] match », a-t-il conclu.

 

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