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ANA vs DET

Les vétérans des Ducks réalisent que c'est peut-être leur dernière chance

Par Curtis Zupke - Correspondant LNH.com

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Les vétérans des Ducks réalisent que c'est peut-être leur dernière chance

ANAHEIM - En aucune façon Sheldon Souray n'aurait pu prévoir ce que l'avenir lui réservait en quittant la glace du Centre Bell ce 2 mai 2006.

Le Canadien de Montréal venait d'être éliminé par les Hurricanes de la Caroline à l'issue du sixième match de la première ronde, et il lui aura fallu attendre sept ans pour retourner dans les séries de la Coupe Stanley. Sa carrière l'aura amené à jouer pour deux autres équipes et à faire un détour par la Ligue Américaine avant d'aboutir à Anaheim où il a comme ressuscité.

À 36 ans, le défenseur disputera donc un premier match éliminatoire en près de sept ans mardi lorsque les Ducks accueilleront les Red Wings de Detroit pour le premier match de leur série.

« C'est une occasion vraiment spéciale, surtout avec l'équipe que nous avons ici. Nous avons une occasion de faire quelque chose de vraiment spécial, estime-t-il. « Ça fait longtemps que j'ai eu cette chance, ça va être excitant. »

Souray est un des nombreux vétérans des Ducks qui auront l'occasion de gagner une première Coupe Stanley ou de répéter l'exploit avant qu'il soit trop tard.

Teemu Selanne a 42 ans et le sentiment général est que cela pourrait bien être sa dernière saison. Saku Koivu en a 38 et aimerait bien couronner une impressionnante carrière par une conquête de la Coupe. Toni Lydman a 35 ans et son corps usé ne pourra plus résister bien longtemps. Radek Dvorak, 36 ans, est revenu d'Europe pour prendre part à ses premières séries depuis 2006.

Selanne a bu dans la Coupe Stanley en 2007 mais les autres ont disputé un total combiné de 185 matchs en séries sans jamais soulever le précieux trophée.

« C'est quelque chose qui m'a manqué au cours de ma carrière et cette fois j'ai une chance légitime d'aller jusqu'au bout, a confié Koivu. Nous avons eu quelques séries fructueuses à Montréal, mais là, de finir en haut du classement et avec tout le monde en santé. Nous avons une bonne chance et c'est une belle occasion d'accomplir ce qu'on vise depuis longtemps.

« Plus on vieillit, plus on acquiert de la maturité et plus changent les perspectives dans la vie. Nous en sommes tous au point dans nos carrières où on n'a plus à se faire un nom ou à prouver quoi que ce soit. Sachant qu'il n'y aura plus beaucoup d'occasions à venir, il faut apprécier la situation et essayer d'en tirer le plus d'avantages possible. »

Koivu estime que cette équipe est probablement la plus tricotée serrée depuis son arrivée à Anaheim et celle qui lui fournit probablement sa meilleure chance de se rendre loin en séries. L'expérience des vétérans se combine aux talents de jeune comme Nick Bonino, Kyle Palmieri et Emerson Etem pour donner aux Ducks une identité qu'ils n'ont pas eue depuis leur conquête de 2007.

Ryan Getzlaf, Corey Perry et François Beauchemin faisaient partie de cette équipe. Getzlaf et Perry complétaient le deuxième trio avec Dustin Penner, tandis que Beauchemin formait un duo avec Scott Niedermayer. Des années plus tard, ils sont entourés de vétérans affamés et ils comprennent très bien tout ce que cela représente pour eux.

« On ne réalise pas à quel point c'est difficile et que la chance ne repassera peut-être plus pour ces gars-là, a noté Beauchemin. C'est ce qu'on dit aux plus jeunes. C'est notre chance et on ne sait jamais quand elle se représentera.

« Avoir raté les séries l'an dernier a été vraiment difficile. C'est pour ça qu'on joue. Pour gagner la Coupe Stanley, et ça devrait être l'objectif chaque année. Mais c'est difficile. Il n'y a seulement qu'une équipe par année qui va y parvenir et il y a 30 équipes. C'est là que nous sommes rendus. Nous avons eu une bonne saison mais il ne faut plus penser à la saison régulière. »

Selanne revient sous les réflecteurs après avoir vu son temps de glace diminué de 12 à 14 minutes par rencontre en fin de saison, au point de se demander s'il n'est pas devenu un spécialiste de l'avantage numérique. On lui a même fait sauter un match pour lui permettre de se reposer lors de la dernière semaine.

Il n'a pas caché ses sentiments dimanche quand il a déclaré: « Il y a une grosse différence entre les présences de qualité et les autres. Vous voulez des présences de qualité. Je veux dire, peu importe qui vous êtes. Vous ne pouvez pas bien faire en jouant 12 minutes par match, c'est comme ça. »

L'entraîneur Bruce Boudreau a refusé lundi de commenter le temps de glace de son vétéran.

Il s'agira d'un sixième affrontement en séries entre les Ducks et les Red Wings, les deux équipes qui se sont affrontées le plus souvent depuis 1997.

Selanne a bien résumé la situation à la veille de son 112e match éliminatoire.

« L'histoire se répète, a-t-il constaté. Mais je m'attends à une très bonne confrontation. Ils ont été très forts dernièrement. Ils ont eu à se battre pour rester en vie. Nous aussi nous sommes prêts. Je m'attends à une dure bataille.

« Les séries sont le meilleur moment pour jouer au hockey. Les attentes à l'endroit de cette équipe et de moi-même sont très élevées. Ça signifie beaucoup. Vers la fin de la route, il faut prendre avantage de chaque occasion qui se présente. Nous avons plusieurs joueurs affamés qui veulent faire une différence. C'est le défi que nous voulons affronter ensemble. Espérons qu'on le fera bien. »

On peut difficilement parler de ces deux adversaires sans rappeler le fameux but de Selanne en prolongation lors du cinquième match de la finale de l'Association Ouest de 2007 au Joe Louis Arena, généralement considéré comme le plus important de l'histoire des Ducks. Les Red Wings étaient vus comme le principal obstacle sur leur route et Selanne avait permis à son équipe de retourner en Californie avec une avance de 3-2 dans la série.

« Ça s'était passé tellement rapidement, se rappelle-t-il. Le plus beau c'est quand le silence s'était fait dans l'aréna. On pouvait s'entendre respirer. C'était extraordinaire. Faisons-le encore. »

 

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