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Penguins vs. Islanders

Iginla a rajeuni après avoir été échangé aux Penguins

Par Dan Rosen - Journaliste Principal NHL.com

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Iginla a rajeuni après avoir été échangé aux Penguins

Le défenseur Matt Niskanen, des Penguins de Pittsburgh, est en admiration devant Jarome Iginla.

« Le premier matin de son arrivée, j’ai regardé dans le vestiaire et je me suis dit : ‘Wow, c’est Jarome Iginla’ », a déclaré à LNH.com Niskanen, âgé de 26 an. « Ça fait un petit bout de temps que je joue avec Sid (Crosby) et Geno (Evgeni Malkin), mais lui, ça fait tellement longtemps qu’il joue dans la ligue et qu’il est si bon, j’ai dû m’ajuster. Je ne pense pas que je suis encore habitué. Il est une légende. »

Iginla n’aura pas besoin d’être une légende pour aider les Penguins à remporter la Coupe Stanley cette saison. C’est l’une des raisons pour laquelle il a retiré sa clause de non-échange pour faciliter son transfert aux Penguins peu de temps avant l’heure limite des échanges dans la LNH.

Pittsburgh est l’endroit où Iginla peut être comme Niskanen, un autre joueur qui est concentré à aider les Penguins à connaître un printemps magique. C’est un rôle qui a rajeuni Iginla après avoir passé plus de 16 saisons à Calgary qui se sont terminées sans cérémonie et sur une note décevante après avoir subi une défaite de 2-0 contre les Blackhawks de Chicago le 26 mars.

Après avoir porté un ‘C’ sur son chandail rouge pendant près d’une décennie à Calgary, Iginla n’a pas de titre ni de lettre sur l’uniforme noir et jaune des Penguins, ce qui l’aide à se sentir libre, rapide et comblé encore une fois à l’âge de 35 ans.

« Il y a longtemps que je ne m’étais pas senti aussi bien et aussi plein d’énergie, a raconté Iginla à LNH.com. Je ne parle pas d’âge, mais ce fut une année difficile. C’était une année au cours de laquelle mon contrat prenait fin et je savais que nous devions connaître un bon début de saison, sinon je pourrais être échangé. Il y a eu beaucoup d’inconnues et d’incertitudes. J’adore toujours jouer au hockey, mais il y a eu beaucoup de stress jusqu’à ce que je sois échangé.

« C’est excitant, c’est une nouvelle expérience. Je ne ressens pas la pression d’être le leader. »

Mais il y en a une en raison de qui il est. C’est inévitable, la réputation d’Iginla dans la LNH est sans précédent. Il est autant respecté à titre de coéquipier, de professionnel, de joueur et de leader.

Même s’il n’essaie pas de jouer ce rôle à Pittsburgh, il le fait de toute façon. Les Penguins sont meilleurs avec lui et ils le savent.

« Il apporte une présence, une tranquillité, a déclaré l’attaquant Matt Cooke. Il a gagné à plusieurs endroits, que ce soit chez les juniors, aux Championnats juniors, aux Jeux olympiques, aux Championnats du monde. Il ne lui manque seulement qu’un titre. »

Et il y a une motivation supplémentaire pour les Penguins de remporter une autre Coupe Stanley afin de permettre à Iginla de vivre l’expérience de la soulever. Cela justifierait son choix et sa confiance envers eux.

« Chacun reconnaît qu’il a fait un choix et tout le monde est enthousiasmé de son choix, a dit Cooke. Je pense que ça en dit long et le fait que nous ayons été son choix procure plus de confiance à notre groupe. Cela nous permettra peut-être d’être encore meilleurs.

« Il y a une aura qui flotte autour de lui qui respire la confiance, qui respire la patience. C’est un élément important qu’il apporte à notre groupe. »

Iginla n’a pas été un prétendant à un titre d’équipe depuis fort longtemps, tellement longtemps qu’il doit reculer de 18 ans, à l’époque où il jouait avec les Blazers de Kamloops de la Ligue de l’Ouest. C’était la dernière fois qu’il se rappelle d’avoir été aussi confiant à la veille des séries éliminatoires, comme il l’est présentement avec les Penguins.

« Nous avons remporté la Coupe Memorial et nous étions les grands favoris, a dit Iginla. Dans la LNH, les Flames n’ont jamais été classés favoris, même quand nous avons atteint la finale en 2004, car nous étions les négligés. Donc, je ne me suis jamais retrouvé dans cette situation dans la LNH. »

Sa première impression des Penguins n’a pas changé.

« Dès mon arrivée, j’ai pu constater qu’ils formaient un groupe confiant mais pas trop confiant, que les joueurs aimaient jouer ensemble et que différents joueurs font très bien ce qu’ils font, a-t-il dit. Chacun fait quelque chose d’un peu différent, mais ils aiment le faire et ils le font bien. »

Iginla a indiqué que ça lui avait pris cinq matchs pour se sentir à l’aise, pour atteindre la vitesse de ses nouveaux coéquipiers. Il a marqué un but et a amassé une assistance.

« Au cours des cinq premiers matchs, je maniais la rondelle et je ne me sentais pas à l’aise, a rappelé Iginla. Je pensais trop, j’étais anxieux. »

Il qualifie de différent le système de jeu de Dan Bylsma, un système qu’il n’avait jamais expérimenté dans la LNH, ce qui représente beaucoup, car il a joué sous les ordres de 10 entraîneurs en chef à Calgary. Iginla a indiqué que l’ajustement avait été difficile car après s’être fié si longtemps à son instinct, c’est comme s’il devait réapprendre à jouer, comme s’il devait apprendre où se placer.

Évidemment, il n’a pas réappris à jouer. Après tout, le jeu n’est pas si différent à Pittsburgh qu’il ne l’était à Calgary, sauf pour la qualité du talent. Mais Iginla a dû apprendre comment les Penguins faisaient les choses, comme ils avançaient dans un environnement si compétitif et comment ils se retrouvaient du côté des gagnants.

Le gros attaquant a récolté neuf points à ses huit derniers matchs de la saison régulière.

« Je commence à ne plus avoir à penser où me placer à la bonne place, a indiqué Iginla. Ce fut une bonne chose que j’arrive ici avant le début des séries éliminatoires, j’ai donc pu me familiariser, mais, il est évident que je me sentais pas à l’aise au début. »

Le plus grand impact d’Iginla est survenu sur l’unité en avantage numérique, au sein de laquelle il a marqué trois de ses quatre buts, tous du côté gauche de la patinoire après que les Penguins eurent préparé le jeu à la droite avant de lui refiler la rondelle.

Il utilise son puissant tir droitier que Bylsma qualifie « d’arme », un avantage que les Penguins n’avaient pas à ses quatre premières saisons derrière le banc. Quand Sidney Crosby reviendra au jeu, Iginla aura peut-être encore plus d’espace pour travailler du côté gauche car la défense adverse se concentrera sur Crosby et Malkin du côté droit.

« Il y a certains joueurs qui ont des attributs qui nous portent à hocher la tête quand on les regardent, que ce soit nous ou les spectateurs dans les gradins. On les regarde et on se dit : ‘Wow, regardez cela, c’est fantastique’, a louangé Bylsma. Au cours des 10 derniers jours, il a tiré, tiré et encore une fois tiré de cet endroit du côté gauche. C’est une arme, c’est un canon. Il a effectué quelques tirs et on se demandait si la rondelle n’allait pas percer le filet.

« Il ajoute une importante dimension à notre avantage numérique. »

Iginla a ajouté une dimension aux Penguins qui est aussi puissante que son tir.

Niskanen ne peut toujours pas le croire. Un mois après l’arrivée de son nouveau coéquipier, il continue à hocher la tête.

« Je ne veux rien enlever à Sid ou à Geno, mais ça fait tellement longtemps qu’il joue dans la ligue. Il est une super étoile canadienne depuis si longtemps, a encensé Niskanen. Il est arrivé ici, il s’est mêlé à tout le monde très facilement. C’est vraiment une très bonne acquisition. »

Suivez Dan Rosen sur Twitter à: @drosennhl

 

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