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BOS vs TOR

Aperçu de la série Bruins-Maple Leafs

Par Shawn Roarke et Dan Rosen - Journalistes LNH.com


Bruins de Boston

Rang: 428-14-662 Pts.

Maple Leafs de Toronto

Rang: 526-17-557 Pts.

Les Bruins de Boston et Maple Leafs de Toronto ont échangé bon nombre de tirs, de buts et de mises en échec percutantes depuis les débuts de la LNH. Cette semaine, ils auront l’occasion de s’y remettre.

La défaite des Bruins dimanche a fait chuter l’équipe au quatrième rang dans l’Est, ce qui lui a fixé un rendez-vous avec une des six équipes originales, les Maple Leafs. Ce sera la 14e fois qu’ils croiseront le fer en séries éliminatoires, mais la première fois depuis 1974.

Les deux équipes sont séparées par cinq points au classement, ce qui coïncide avec le nombre de buts les séparant en quatre affrontements cette année.

Boston a gagné trois des quatre duels en saison régulière, mais deux victoires se sont soldées par un écart d’un but, dont une qui a nécessité une séance de tirs de barrage. Les Bruins ont gagné les deux matchs présentés au TD Garden: un gain de 1-0 le 2 février et la victoire en fusillade du 25 mars. L’autre gain des Bruins, signé le 7 mars à domicile, se serait aussi soldé par un écart d’un but n’eut été d’un but inscrit dans un filet désert avec 15 secondes à faire.

Les Maple Leafs ont évidemment gagné leur seul match de la série par un but, le 23 mars à Toronto.

Les deux équipes tenteront de se racheter en séries cette année. Une saison après avoir soulevé la Coupe Stanley, les Bruins ont été éliminés par les Capitals de Washington au premier tour.

Pour les Maple Leafs, il s’agira d’une première présence en séries depuis leur défaite en deuxième ronde face aux Flyers de Philadelphie en 2004.

Attaquants

Les Bruins de Boston est une des équipes ayant le plus de profondeur et étant la mieux balancée de toute la Ligue nationale de hockey. Ils sont reconnus pour donner des maux de tête aux équipes adverses qui leur ressemblent lorsque vient le temps de savoir qui faire jouer contre qui.

Vous voulez des trios qui marquent des buts? Les Bruins en ont deux, composés de joueurs élites comme Patrice Bergeron, David Krejci, Milan Lucic, Tyler Seguin, Brad Marchand et le vieillissant, mais toujours efficace, Jaromir Jagr, qui a récolté neuf points en 11 matchs depuis que Boston a fait son acquisition des Stars de Dallas à la date limite des transactions.

Vous voulez un trio défensif? Les Bruins en ont un aussi, mené de main de maître par Daniel Paille, qui combine vitesse et ténacité en zone défensive, avec la capacité de créer de bonnes chances à l’attaque au moment opportun.

De l’énergie? Boston possède l’un des trios les plus efficaces pour changer la tournure d’un match avec Shawn Thornton et Gregory Campbell qui peuvent être robustes dans les trois zones de la patinoire. L’entraîneur Claude Julien adore utiliser ce trio lorsqu’il sent que son équipe n’est plus dans le coup.

Mais la plus grande force des Bruins se trouve au centre, ce qui peut souvent garantir du succès en séries éliminatoires. Bergeron et Krejci sont deux des meilleurs joueurs de centre capables de jouer des deux côtés de la glace dans la LNH.

La profondeur de Boston est telle que 15 attaquants différents ont inscrit au moins un but et cinq en ont marqués au moins 10.


Nazem Kadri a été l’une des plus belles surprises de la ligue cette saison – non seulement parce qu’il marque des buts, mais aussi parce qu’après un début de carrière assez tumultueux, il rend enfin justice au potentiel que les Maple Leafs de Toronto ont vu en lui lorsqu’ils l’ont repêché au septième rang lors de l’encan de 2009.

Kadri a démontré cette saison sa capacité à être constant (excepté une disette de buts en début de mois) et à gérer la pression qui vient avec le rôle qu’il a au sein d’une équipe qui s’est finalement sortie d’une impasse, après des années sans participer aux séries éliminatoires.

Le jeune joueur de centre a également aidé Phil Kessel et James van Riemsdyk à devenir des leaders en attaque pour permettre à celle des Maple Leafs de se hisser parmi les meilleures de la LNH, même sans les services de Joffrey Lupul pendant une longue période, puisqu’il a subi une fracture de l’avant-bras.

Lupul a fait la différence lorsqu’il était en santé, et il devrait l’être encore d’ici le début des séries.

Kessel et van Riemsdyk ont joué aux côtés de Tyler Bozak sur le premier trio des Leafs pendant la majeure partie de la saison, alors que Kadri a piloté le deuxième trio, maintenant entre Lupul et Nikolai Kulemin.

Un peu plus de contribution de la part de Mikhail Grabovski et Clarke MacArthur ne ferait sûrement pas de tort aux Leafs, mais Leo Komarov s’est bien servi de son jeu physique, et le quatrième trio, composé de Jay McClement, Colton Orr et Frazer McLaren, est un des plus robustes et efficaces de la ligue.

Si Grabovski et MacArthur se mettent en marche, ils vont permettre aux Leafs de causer encore plus de maux de tête aux équipes adverses.

Matt Frattin a le potentiel qu’il faut pour être un marqueur, mais il éprouve des difficultés depuis la mi-mars.


Défenseurs

Lorsqu’une équipe peut compter sur un candidat annuel au trophée Norris pendant près de 25 minutes par rencontre, la majeure partie du plan de match défensif prend soin de lui-même. Ce luxe dont bénéficient les Bruins se nomme Zdeno Chara, le capitaine et vétéran de 15 saisons dans la LNH avec plus de 100 matchs d’expérience en séries.

Mais la ligne bleue des Bruins est encore plus étoffée que ça. Le vétéran Dennis Seidenberg est un des défenseurs les plus sous-estimés de la ligue aujourd’hui, lui qui s’adapte toujours bien à des nouveaux partenaires en défense et qui gobe de précieuses minutes. Johnny Boychuk et Andrew Ference amènent quant à eux leur part de robustesse et ont eux-aussi participé à la conquête de la coupe Stanley des Bruins en 2011.

Au sein d’un groupe de vétérans de qualité, les Bruins ont ajouté de la jeunesse cette saison avec l’espoir Dougie Hamilton, qui n’est âgé que de 19 ans. Hamilton a prouvé qu’il apprenait très rapidement par rapport à l’aspect offensif du jeu, mais les questions entourant ses capacités à bien gérer la pression des séries éliminatoires pourrait avoir un effet sur le printemps des Bruins.

À quelques reprises cette saison, les Bruins ont connu des difficultés à l’attaque, mais les défenseurs ont donné un coup de main à ce chapitre. Chaque joueur de défense qui a disputé aux moins 20 matchs cette année à fait bouger les cordages au moins une fois cette saison.

Le capitaine Dion Phaneuf a été l’un des défenseurs les plus dynamiques de la LNH cette saison.

Phaneuf, qui évolue sur la même paire de défense que Carl Gunnarsson, joue plus de 25 minutes par match, incluant plus de trois minutes sur le jeu de puissance et plus de trois minutes en désavantage numérique. Et ce ne sont pas des minutes gaspillées pour Phaneuf, qui affronte plus souvent qu’autrement les meilleurs attaquants adverses et qui est dangereux des deux côtés de la patinoire, surtout à la pointe en avantage numérique en raison de son lancer puissant et précis.

Gunnarsson fait bien aux côtés de Phaneuf, mais les Leafs possèdent des lacunes à la ligne bleue, ce qui explique probablement pourquoi le directeur général Dave Nonis a fait l’acquisition du défenseur défensif Ryan O'Byrne à la date limite des transactions.

Les Leafs ont besoin que O'Byrne soit constant et que Cody Franson et John-Michael Liles, des joueurs offensifs, soient un peu plus prudents. Toronto accorde beaucoup de tirs au but, mais reste à voir si l’équipe réussira à allouer le moins de chance de marquer possible. Éviter de prendre des risques inutiles sera très important.

Mark Fraser a connu une bonne saison et Jake Gardiner est toujours intéressant à observer parce que ses faits et gestes sont scrutés à la loupe lorsqu’il joue, et que l’équipe est critiquée lorsqu’il ne joue pas.

Gardiens

Tim Thomas a mené les Bruins vers la conquête du précieux trophée en 2011.

Aujourd’hui, son gardien auxiliaire à l’époque, Tuukka Rask, aura la tâche d’en faire autant ce printemps.

Rask, âgé de 26 ans, a participé à 13 matchs des séries en 2010 – alors que Thomas était sur la touche en raison d’une blessure – et a démontré qu’il était prêt à jouer le rôle de gardien no 1 en situation de match éliminatoire.

Sa tenue cette saison – qui lui vaudra sûrement d’être considéré pour l’obtention du trophée Vézina – laisse croire qu’il est effectivement prêt à relever le défi cette année. À ses 14 derniers matchs avant les séries, Rask a alloué plus de deux buts à seulement trois reprises.

Le gardien no 2 de Boston, Anton Khubodin, est une recrue qui n’a jamais pris part à un match des séries dans la LNH, mais qui a bien fait en saison régulière. En 13 apparitions, il a accordé trois buts ou plus seulement deux fois.


Nonis a non-officiellement désigné James Reimer comme le gardien no 1 des Leafs lorsqu’il a décidé de ne pas effectuer de transaction pour aller chercher un vétéran (Roberto Luongo) à la date limite.

Reimer, dont l’auxiliaire est Ben Scrivens, a bien fait cette saison. Il a récemment accordé cinq buts aux Islanders de New York, mais en général il a été à son meilleur pour aider les Leafs à s’assurer d’une place en séries une semaine avant la fin de la saison régulière.

Il semble à l’aise dans son rôle et gère bien la situation lorsqu’il fait face à beaucoup de lancers, ce qui survient presqu’à chaque match.

En plus de tout ça, il semble – du moins pour le moment – que Reimer, qui vient d’une petite ville au Manitoba, ait tout ce qu’il faut pour être le gardien no 1 de l’équipe la plus scrutée dans le marché qui attire le plus de médias dans toute la ligue.

Reimer n’a cependant pas pris part à un match éliminatoire depuis 2009, lorsqu’il évoluait avec les Stingrays de la Caroline du Sud dans la ECHL.

Entraîneurs

Julien est un des entraîneurs les plus accomplis dans la LNH avec une coupe Stanley à son actif.

Lors de la conquête des Bruins en 2011, Julien a semblé prendre toutes les bonnes décisions et utiliser son calme naturel pour guider Boston vers trois matchs no 7, ainsi qu’une remontée improbable après avoir tiré de l’arrière 0-2 en finale contre les Canucks de Vancouver.

Julien connaît extrêmement bien son équipe puisque le noyau est demeuré quasi intact à la suite de leur grande victoire d’il y a deux ans.

Randy Carlyle a été embauché pour faire exactement ce qu’il a fait jusqu’à maintenant avec les Leafs – les mener jusqu’aux séries éliminatoires. L’expérience de Carlyle entre maintenant en ligne de compte. Il a remporté la coupe Stanley en 2007 et a participé aux séries lors de cinq de ses six saisons complètes avec les Ducks d’Anaheim.

Carlyle est un entraîneur exigeant, mais les Leafs ont bien répondu. Les Leafs ressemblent énormément à leur entraîneur, eux qui sont robustes et physiques.

L’amélioration la plus significative observée à Toronto depuis l’arrivée de Carlyle a été la tenue de l’équipe en désavantage numérique. Les Maple Leafs étaient l’une des pires formations de la ligue la saison dernière, mais sont devenus l’une des meilleures cette année.


Unités spéciales

Boston a soulevé la coupe Stanley en 2011 avec un jeu de puissance anémique. En fait, les 11,4 pour cent d’efficacité des Bruins à ce chapitre constituaient le pire pourcentage parmi toutes les équipes qui ont atteint la deuxième ronde des séries. Et il semble que les Bruins amorceront le bal printanier de la même façon cette année, eux dont l’avantage numérique est classé parmi les 10 pires de la ligue à moins de 15 pour cent.

Les Bruins croient cependant que l’acquisition de Jagr les aidera à améliorer leur jeu de puissance.

Mais aussi mauvais que leur avantage numérique l’a été cette saison – et depuis quelques années déjà –, les prouesses de l’équipe avec un homme en moins ont compensé. Les Bruins figurent d’ailleurs au quatrième rang de la ligue au chapitre de l’infériorité numérique cette saison avec près de 87,1 pour cent d’efficacité.

Tel que mentionné plus haut, le jeu des Leafs avec un homme en moins a été exceptionnel cette saison, après avoir pris le 28e rang dans la LNH l’an dernier avec 77 pour cent. Lorsque Toronto a démontré une fiche de 9-1-4 du 16 mars au 15 avril, son désavantage numérique n’a flanché que deux fois en 44 occasions et n’a alloué aucun but pendant sept rencontres de suite.

Les Maple Leafs ont présenté un dossier de 5-1-1 au cours de cette séquence.

McClement a été efficace dans son rôle d’attaquant par excellence pour les Leafs en désavantage numérique, cumulant plus de 3:30 par match en moyenne.

Toronto en a fait assez sur le jeu de puissance pour gagner haut la main la bataille des unités spéciales cette saison. L’avantage numérique des Leafs est demeuré au milieu du peloton pendant la majeure partie de la campagne, mais ce fut suffisant pour se trouver environ à 20 pour cent.

Kessel a été particulièrement dangereux sur le jeu de puissance, alors que Phaneuf et Franson ont également été efficaces à partir de la pointe

Il pourrait faire la différence

Jaromir Jagr -- Jagr n’était peut-être pas le premier choix des Bruins (Boston croyait avoir mis la main sur Jarome Iginla à un certain moment, qui est finalement passé des Flames de Calgary aux Penguins de Pittsburgh), mais les Bruins sentent maintenant que Jagr est exactement le joueur qu’il leur fallait. Ses habiletés offensives permettent à Julien de pouvoir équilibrer ses trios. Reste à voir ce qu’il fera en séries.

Mikhail Grabovski -- Ce serait peut-être trop en demander à Grabovski de complètement changer l’allure de sa saison en séries, considérant le fait qu’il s’agira de sa toute première participation au grand bal printanier. Cependant, personne ne peut mettre en doute le talent de Grabovski, et s’il réussit à retrouver sa confiance en début de série, il pourrait devenir très dangereux. Il ne l’a pas vraiment été cette saison, mais il peut encore l’être. Tout dépendra de la confiance que lui témoignera son entraîneur et de la façon dont il jouera lors du match no 1. Grabovski devra donner à Carlyle une raison de le faire jouer et d’avoir confiance en lui.

Analyse

Les Bruins vont gagner si… Ils gagnent la bataille des unités spéciales. Boston n’a pas besoin d’une tonne de buts sur le jeu de puissance, mais devra limiter ce genre de buts par l’adversaire. À 5-contre-5 par exemple, les Maple Leafs n’ont pas assez de profondeur pour rivaliser avec les Bruins au cours d’une longue série.
 

Les Maple Leafs vont gagner si… Reimer demeure concentré et si les Maple Leafs continuent de marquer des buts pour l’aider un peu. Aussi solide que Reimer ait pu l’être dans le dernier droit de la saison, Toronto ne veut pas avoir à se fier uniquement sur lui pour sauver les meubles en séries. Ce pourrait être un peu trop pour lui à cette étape de sa carrière. Kessel, Kadri, van Riemsdyk et Lupul devront faire bouger les cordages, et les Leafs pourraient avoir besoin de la contribution de MacArthur et Grabovski s’ils aspirent à remporter la série.

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