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CHI VS MIN

Aperçu de la série Blackhawks-Wild

Par Dan Rosen et Mike Morreale - Journalistes LNH.com

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Aperçu de la série Blackhawks-Wild

Blackhawks de Chicago

Rang: 136-7-577 Pts.

Wild du Minnesota

Rang: 826-19-355 Pts.

Le Wild du Minnesota est la dernière équipe à s’être qualifiée pour les séries, elle a été forcée de gagner son dernier match à l’étranger contre l’Avalanche du Colorado pour y arriver après une séquence désastreuse en fin de saison qui est passée bien près de les tenir à l’écart des séries pour une sixième saison de suite. Les deux grosses acquisitions du Wild, sur le marché des joueurs autonomes au cours de l’été, Zach Parisé et Ryan Suter, ont bien joué, mais il y a bien peu de profondeur en attaque et Suter ne peut pas être toujours sur la glace à la ligne bleue. Si Niklas Backstrom connaît des difficultés devant le filet, il n’y a pas beaucoup de support derrière lui.

Il est difficile de jouer mieux que les Blackhawks de Chicago, qui ont débuté la saison avec un dossier de 21-0-3 et l’ont terminée avec une fiche de 10-3-2 en avril, avec deux défaites sans signification sur la route lors du dernier week-end de la campagne. Patrick Kane, Jonathan Toews et Marian Hossa ont mené une attaque balancée qui a beaucoup de profondeur. Duncan Keith est à la tête d’une brigade défensive solide et la combinaison formée de Corey Crawford et Ray Emery devant le filet n’a accordé que 97 buts en excluant les tirs de barrage, la meilleure performance du circuit.

Le Wild devra jouer du hockey sans bavures pour batailler avec les Blackhawks et cela pourrait ne pas être suffisant pour l’emporter.

Attaquants

Quand ils sont en santé, ce qu’ils devraient être lors des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, les Blackhawks possèdent le meilleur groupe d’attaquants dans l’Association de l’Ouest et probablement dans la LNH, bien que les Penguins de Pittsburgh pourraient en débattre.

Ceux qui font clairement la différence sont dans le groupe de six meilleurs attaquants, notamment Jonathan Toews, Patrick Kane, Marian Hossa et Patrick Sharp. L’ailier gauche recrue Brandon Saad a cliqué presque instantanément avec Toews et Dave Bolland, qui devrait être prêt même s’il est incommodé par une blessure à l’aine. Bolland a assez bien travaillé durant toute la saison pour demeurer au sein de la deuxième ligne entre Sharp et Kane, et c’est là qu’il sera probablement lors du premier match.

Toews et Kane ont eu des saisons dignes d’un joueur par excellence. Hossa et Sharp ont eu à combattre des blessures à l’épaule, mais ils semblent en santé à la veille des séries éliminatoires. Saad a constitué la force que les Blackhawks espéraient au plan de la robustesse et de l’attaque, et il l’a fait une saison plus tôt que prévu.

Les Hawks, toutefois, n’auraient pas été aussi bons en saison régulière sans la contribution des joueurs évoluant au sein de leur troisième et quatrième trios, tels Viktor Stalberg, Bryan Bickell, Andrew Shaw et Marcus Kruger, qui est probablement l’attaquant le plus amélioré dans l’équipe par rapport à la saison dernière.

Leurs six meilleurs attaquants jouent avec plus d’ardeur et de ténacité que la plupart des équipes mais le tout est soutenu par le travail incessant des joueurs de leurs deux derniers trios. Bickell, Shaw et Stalberg ont totalisé près de 30 buts. Ils sont dangereux à l’attaque et c'est aussi difficile de jouer contre eux.


Le Wild a subi un dur coup plus tôt en avril quand Dany Heatley a subi une blessure à une épaule devant le tenir à l’écart pour le reste de la saison. Malgré cette perte, les décisions prises pour obtenir Zach Parisé, Torrey Mitchell et Jason Pominville se sont révélées encore plus pertinentes.

Parisé a été tout ce qu’on avait annoncé, menant son équipe au chapitre des buts, des points, des buts en supériorité numérique et des buts décisifs en évoluant au sein du premier trio avec le joueur de centre Mikko Koivu et la recrue Charlie Coyle. L’addition de Pominville à la date limite des échanges procure au Wild quatre attaquants – moins Heatley – avec 10 buts et plus. Une blessure à la tête subie par Pominville vers la fin de la saison ne semble pas sérieuse et le vétéran attaquant a indiqué aux médias vendredi qu’il se sent bien.

Ça n’a pas nui au Wild que Koivu et Pierre-Marc Bouchard aient été en santé pendant la majeure partie de la saison. Koivu a raté 27 matchs la saison dernière et Bouchard a été à l’écart pendant 45 matchs quand le Wild a terminé 12e dans l’Association de l’Ouest. Mais l’offensive, qui a pris le dernier rang dans la LNH en 2011-12 avec une moyenne de 2,02 buts par match, a inscrit en moyenne presque 2,50 buts cette année.

Le vétéran joueur de centre Matt Cullen a accompli du travail formidable durant toute la saison et on comptera sur lui pour compenser si Pominville est absent en raison de sa blessure pour une période prolongée. La recrue Jason Zucker et l’ailier droit Devin Setoguchi ont apporté beaucoup à l’attaque. Cal Clutterbuck et Michael Rupp sont les plus robustes dans la formation et on a apprécié souvent leur énergie et leur coup de fouet.


Défenseurs

Bien que ça reste un spectacle Brent Seabrook et Duncan Keith, la défensive des Blackhawks n’a jamais eu autant de profondeur depuis 2010, ce qui est pourquoi ils ont accordé le moins de buts dans la LNH et sont parmi les cinq meilleurs dans la ligue pour les tirs bloqués et l’efficacité en désavantage numérique.

Ils ont de la profondeur en partie en raison du développement de Nick Leddy, dont l’amélioration de la lecture et de la notion du jeu ont permis à l’entraîneur-chef Joel Quenneville de diminuer le temps d’utilisation de Keith à moins de 25 minutes par match cette saison pour la première fois depuis la saison 2006-07.

Leddy a moins de temps de glace que la saison dernière (il n’écoule plus le temps en désavantage numérique) mais il a haussé son efficacité. Il a été jumelé à Seabrook, ce qui est important parce qu’au lieu d’utiliser près de la moitié du match la paire formée de Seabrook et Keith, Quenneville peut jouer constamment plus des deux-tiers du match en ayant au moins un de ses deux meilleurs défenseurs sur la patinoire.

Le jeu de Niklas Hjalmarsson a aussi été un facteur qui explique pourquoi la défensive des Blackhawks a été plus équilibrée que lors des deux dernières saisons. Quenneville a la possibilité d’utiliser Hjalmarsson avec Keith, Leddy ou Johnny Oduya.

Hjalmarsson et Keith ont joué ensemble lors du dernier mois, tandis qu’Oduya a été jumelé à Michal Rozsival ou Sheldon Brookbank.

L’offensive n’a pas été le seul aspect du jeu que le Wild a choisi de restructurer l’an dernier. La défensive a aussi été reconstruite. Le contrat de 13 ans évalué à 98 millions $ à Ryan Suter pendant la saison morte a signalé un changement de la garde et son embauche a sûrement rapporté au directeur général Chuck Fletcher.

En plus d’avoir en Suter un candidat potentiel au trophée Norris, il possède un candidat potentiel pour l’obtention du trophée Calder en Jonas Brodin, qui s’avère être le plus jeune défenseur dans la LNH. Suter se classe parmi les cinq meilleurs à sa position au chapitre des passes, des points et de la moyenne de temps de glace par match.

Brodin, 19 ans, forme une paire avec Suter et il est parmi les trois meneurs au chapitre du temps de glace par un joueur de première année. Il a aussi terminé la saison avec un différentiel positif.

Jared Spurgeon et Brett Clark complètent les deux premières paires de défenseurs alors que le Wild a terminé parmi les 15 meilleurs au chapitre des buts alloués par match. Clayton Stoner a atteint un sommet en carrière au chapitre des passes cette saison. Cc’est un joueur fiable pour bloquer des tirs en plus d'appliquer de solides mises-en-échec. Le vétéran Tom Gilbert est aussi utile quand il obtient du temps de glace. Il bloque des tirs tout en permettant aux autres de profiter d’un repos nécessaire.


Gardiens

Corey Crawford et Ray Emery ont constitué un des meilleurs duos dans la LNH. Leurs statistiques combinées mériteraient qu’ils soient considérés pour l’obtention du trophée Vézina, mais aucun n’a effectué 30 départs parce que Quenneville ne voulaient pas que son autre gardien soit inactif trop longtemps.

La beauté d’avoir de la paire Crawford/Emery est le fait qu’aucun des deux doit être spectaculaire pour que les Blackhawks l’emportent. Ils se limitent à donner une chance de gagner à leur équipe chaque soir.

Mais un seul pourrait entreprendre les séries éliminatoires. Emery a été éprouvé par une blessure au bas du corps et Crawford sera probablement le gardien partant lors du premier match.

Toutefois, si Emery est en santé et que Crawford a des difficultés, ne soyez pas surpris si Quenneville effectue rapidement un changement, à l’image de Mike Babcock en 2008 quand il avait remplacé Dominik Hasek par Chris Osgood. Les Red Wings de Detroit avaient alors remporté la Coupe Stanley.

Compte tenu de la façon dont Crawford et Emery se sont comportés cette saison et de la saine compétition qui existe entre eux, Quenneville ne peut tout simplement pas prendre une mauvaise décision.

S’il y a une chose, Niklas Backstrom a prouvé qu’il est un des gardiens les constants dans la LNH. Il a terminé parmi les quatre meilleurs au chapitre des victoires cette saison alors qu’il a effectué 30 départs lors des 32 derniers matchs du Wild. Il a pris part à plus de 40 matchs pour une septième saison de suite et il a enregistré son total de victoires le plus élevé depuis la saison 2009-10.

En 11 matchs éliminatoires en carrière, Backstrom présente une fiche de 3-8, une moyenne de buts alloués de 2,55 et un taux d’efficacité de .911.

Si Backstrom, 35 ans, devait être blessé, le Wild se retrouverait en difficulté. Le gardien adjoint Darcy Kuemper n’a disputé que six matchs cette saison et Josh Harding a été rappelé de la Ligue américaine le 22 avril après avoir conservé un dossier de 1-1 en réhabilitation, bloquant 56 des 61 tirs dirigés vers lui. Il n’a disputé que quatre matchs avec le Wild cette saison avant d’être à l’écart après avoir ressenti des symptômes de la sclérose en plaques.

Kuemper n’a aucune expérience en séries éliminatoires. Harding a effectué une présence avec le Wild lors des séries éliminatoires de la Coupe Stanley en 2008 quand l’équipe a perdu une série de six matchs contre l’Avalanche du Colorado en quarts de finale de l’Association de l’Ouest.

Entraîneurs

Quenneville a remporté la Coupe Stanley à deux reprises – une fois en tant qu’entraîneur des Blackhawks en 2010 et aussi comme adjoint avec l’Avalanche du Colorado en 1996. Il a été entraîneur dans plus de 1,200 matchs en saison régulière et il a remporté plus de 650 victoires.

Il a peut-être effectué son meilleur travail cette saison car, malgré les blessures, il a fusionné un groupe d’étoiles à des joueurs aux rôles précis pour former ce qui a été la meilleure équipe de la LNH du début à la fin.

Son choix de joueurs a été bénéfique. Sa confiance en Crawford et Emery était solide - et est maintenant justifiée. Le travail qu’il a effectué avec ses entraîneurs pour améliorer les unités spéciales des Blackhawks a été impressionnant.

Mike Yeo effectuera sa première présence derrière le banc en tant qu’entraîneur-chef lors des séries éliminatoires de la Coupe Stanley mais il n’est certainement pas étranger au déroulement des séries. Yeo a été un entraîneur-adjoint avec les Penguins de Pittsburgh de 2005 à 2010. Il était aux côtés de l’entraîneur-chef Dan Bylsma en 2009 quand ils ont effectué une poussée pour remporter le championnat contre les Red Wings de Detroit.

Yeo obtient le maximum de ses joueurs grâce à sa capacité d’expliquer exactement à chacun ce qu’il attend de lui dans sa formation. Il récompense la constance et il tient tout le monde responsable de leurs actions sur la glace et à l’extérieur. Fletcher a appuyé Yeo contre vents et marées cette année, particulièrement à la suite des ajustements qu’il devait apporter en raison des additions et des retraits de joueurs.


Unités spéciales

Les unités spéciales des Blackhawks, particulièrement en désavantage numérique, ont fait une chaude lutte aux gardiens pour ce qui est de l’endroit où ils se sont le plus améliorés depuis la saison dernière.

Les Hawks avaient pris le 27e rang en désavantage numérique la saison dernière et ils ont été parmi les cinq premiers cette saison. Ils étaient 26e en avantage numérique la saison dernière et ils se sont hissés au milieu du peloton en 2012-13, ce qui est plutôt bon considérant qu’ils ont été les meilleurs de la ligue à cinq-contre-cinq.

Le jeu en désavantage numérique est ce qui importe le plus lors des séries éliminatoires. Les Kings de Los Angeles en ont fait la preuve la saison dernière (92,1 pour cent en désavantage numérique comparativement à 12,8 pour cent en supériorité numérique) et les Bruins de Boston en avaient fait autant en 2011 (84,4 pour cent en désavantage numérique et 11,4 pour cent en avantage numérique).

Les Hawks ont été les derniers champions de la Coupe Stanley avec un taux de réussite supérieur à 20 pour cent lors des séries éliminatoires. Ils avaient aussi fait mieux que 83 pour cent en désavantage numérique cette année-là.

Le jeu de puissance a été un des aspects où le Wild s’est le plus amélioré en 2012-13. Il a pris le 27e rang en supériorité numérique la saison dernière mais il est classé parmi les 16 meilleurs cette année, en grande partie en raison des acquisitions de Parisé et Suter. Parisé, qui fait généralement partie de la première unité sur le jeu de puissance avec Koivu et Pominville, a été le meneur de l’équipe au chapitre des buts en supériorité numérique.

Le travail du Wild en désavantage numérique a été un peu moins efficace en fin de saison mais l’équipe a été parmi les 15 meilleures pendant la majeure partie de la saison avant d’en arracher un peu dans le dernier droit. Les attaquants Brodziak, Pominville et Koivu et les défenseurs Suter, Brodin et Stoner ont fait le gros du travail.

Pour que le Wild connaisse du succès en séries éliminatoires, le jeu de puissance doit continuer à fonctionner et faire payer ses rivaux lors des pénalités. Après Parisé, Koivu et Pominville, Yeo fait généralement appel à la recrue Coyle, Cullen et Setoguchi au sein de la deuxième unité en supériorité numérique.

Il pourrait faire la différence

Patrick Sharp -- Des problèmes à l’épaule ont incommodé Sharp depuis le 6 mars mais s’il est à 100 pour cent (ce qui reste à déterminer), il sera en mesure de donner aux Blackhawks la poussée additionnelle à l’attaque qu’ils n’ont pas eu pendant la majeure partie de la deuxième moitié de la saison. S’il peut retrouver son rythme avec Patrick Kane et Dave Bolland, les Blackhawks auront un des deuxièmes trios les plus dominants dans la LNH. Le conditionnement physique de Shark ne devrait pas être un problème, compte tenu qu’il s’agissait d’une blessure à une épaule, pas à une jambe. Les Hawks doivent cependant espérer que Sharp ait son synchronisme.

Zach Parisé -- La direction du Wild n’a pas seulement mis sous contrat le joueur originaire de Minneapolis pour relancer son offensive en saison régulière mais elle l’a fait aussi pour apporter plus d’expérience et de courage quand ça compte le plus en séries éliminatoires. Parisé a eu du succès en séries au cours de sa carrière même s’il était surveillé de près. Il a atteint des sommets en carrière avec huit buts, sept passes et 15 points en 24 matchs avec les Devils du New Jersey lors des séries l’an dernier. En 61 matchs éliminatoires en carrière, Parisé a réussi 21 buts et 43 points. Il est une grande menace sur le jeu de puissance, il ne manque jamais d’énergie et il accepte mal la défaite comme aucun autre dans la ligue.


Analyse

Les Blackhawks vont gagner si… S’ils jouent à leur façon – comme ils ont joué en saison régulière, ce qui leur a permis de réaliser une séquence de 24 matchs sans défaite en temps réglementaire et ensuite de connaître une séquence de 11 matchs avec au moins un point du 31 mars au 20 avril. Si rien ne change, les Blackhawks devraient avoir peu de difficultés à accéder à la ronde suivante.
 

Le Wild va gagner si… S’il gagne la bataille des unités spéciales et son gardien est brillant. Le Wild a été parmi les cinq équipes qui ont joué le plus souvent en désavantage numérique cette saison et si la tendance se poursuit, les joueurs qui seront utilisés pour écouler le temps devront s’imposer. L’équipe comptera aussi sur son gardien Niklas Backstrom pour être éblouissant et son capitaine Miiko Koivu pour réaliser de grandes performances.

 

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