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STL vs LAK

Aperçu de la série Kings-Blues

Par Tal Pinchevsky et John Kreiser - Journalistes LNH.com

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Aperçu de la série Kings-Blues

Blues de St. Louis

Rang: 429-17-260 Pts.

Kings de Los Angeles

Rang: 527-16-559 Pts.

Les Kings de Los Angeles amorcent la défense de leur titre de champions de la Coupe Stanley contre une de leurs victimes du printemps dernier. Mais si les Kings ont terminé au cinquième échelon dans l’Ouest, plutôt qu’au huitième, comme l’an dernier, ils ont connu des hauts et des bas, dont une différence marquée du jeu de Jonathan Quick devant le filet, tant à domicile qu’à l’extérieur. Les 26 buts de Jeff Carter ont fourni une étincelle aux Kings en attaque, ils marqué près de la moitié d’un but de plus en moyenne par rapport à la saison dernière. Les statistiques de Quick sont en baisse, par rapport à la saison précédente, spécialement sur la route. En incluant le balayage des dernières séries, les Kings ont remporté huit matchs de suite contre St. Louis.

St. Louis a terminé la campagne avec une bonne séquence de 11-2-0 en avril. Le gardien Brian Elliott, après avoir affiché un dossier de 3-6-1, n’a alloué que 16 buts lors de l’excellente séquence de 13 rencontres des Blues au cours du dernier mois. Les Kings ont eu le dessus sur lui au printemps dernier, après la blessure de Jaroslav Halak. Il a d’ailleurs été forcé de jouer beaucoup lors de la récente poussée de fin de saison, puisque Halak est encore blessé. Chris Stewart a rebondi avec sa meilleure saison en carrière, mais il est seulement un des trois joueurs des Blues à avoir atteint la marque des dix buts. Alex Pietrangelo est un défenseur de premier ordre.

Les deux équipes jouent un jeu axé sur le travail qui consiste à limiter les chances, ils se retrouvent aux échelons deux et trois au niveau du plus bas nombre de tirs accordés. Le gagnant devrait être celui qui obtient les meilleures performances de son gardien de but. Quick et Elliott ont tous deux terminé la saison avec des pourcentages d’arrêts sous la moyenne qui vient faire de l’ombre à leurs moyennes de buts alloués.

Attaquants

Comme ce fut le cas pour la plupart des équipes entraînées par Ken Hitchcock, les Blues de St. Louis n’ont pas gagné des matchs grâce à leur jeu éclatant. L’équipe s’est classée autour du milieu de la ligue au chapitre des buts par match et Chris Stewart (36 points) est le seul à figurer parmi les 110 meilleurs pointeurs de la LNH. Mais ils ont largement compensé pour leurs lacunes à l’attaque en dominant dans toutes les autres facettes du jeu.

Les Blues n’ont alloué que 24,2 tirs au but par match cette saison, le deuxième meilleur total de la ligue, ce qui est en grande partie dû aux qualités défensives des attaquants de l’équipe. Ce plan de match est assez bien exécuté par le capitaine David Backes, qui n’a pas inscrit beaucoup de buts, mais qui mène les Blues aux chapitres des mises en échec et des revirements provoqués, en plus d’être le meilleur attaquant de St. Louis pour les tirs bloqués.

Et lorsque les Blues marquaient, les buts étaient généralement distribués également au sein de la formation. L’équipe a amorcé la dernière semaine de la saison régulière avec 10 attaquants ayant inscrit au moins cinq filets; seuls les Penguins de Pittsburgh ont fait mieux. Mais cette profondeur sera évidemment mise à l’épreuve si T.J. Oshie n’est pas en mesure de revenir au jeu après avoir subi une opération au pied.

Le jeu hermétique des attaquants des Blues a principalement démontré son efficacité dans des situations de matchs serrés, alors que l’équipe a débuté la dernière semaine de la campagne avec un dossier de 14-4-2 dans des rencontres qui se sont soldées par un écart d’un but. St. Louis présente d’ailleurs le troisième meilleur pourcentage de la ligue à ce chapitre, derrière seulement Pittsburgh et les Blackhawks de Chicago.


Les Kings ont connu des difficultés à l’attaque en 2011-12, mais ont été un peu plus efficaces cette saison. Ils figurent dans la première moitié de la ligue pour la moyenne des buts marqués par match, principalement grâce à Jeff Carter. Il a joué un rôle très important dans la conquête de la Coupe Stanley de l’équipe l’an dernier après avoir été acquis des Blue Jackets de Columbus, mais est véritablement devenu le joueur de confiance des Kings en attaque cette saison. Carter est le seul joueur de l’Association de l’Ouest à avoir atteint le plateau des 25 buts, et a terminé au premier rang de la LNH avec ses huit buts gagnants.

Le capitaine Dustin Brown a pris le troisième échelon avec 18 filets, lui qui amène un élément physique à son jeu que peu de marqueurs peuvent reproduire. Anze Kopitar a mené les Kings au chapitre des points pour une sixième saison de suite; lui, Brown et Justin Williams forment un solide premier trio. Carter évolue généralement avec son ancien coéquipier chez les Flyers de Philadelphie Mike Richards, excellent dans les deux sens de la patinoire; le troisième membre de l’unité peut parfois être l’inconstant Dustin Penner ou la recrue Tyler Toffoli.

Jarret Stoll est un solide troisième joueur de centre avec un lancer et qui peut contribuer à l’attaque, mais les joueurs de troisième et quatrième trios comme Dwight King et Jordan Nolan ont connu leurs meilleurs moments le printemps dernier en distribuant des mises en échec, et non pas en déjouant des gardiens de but. Cette tendance est toujours en vigueur : les Kings se sont hissés au deuxième rang de la ligue pour les mises en échec en saison régulière. Stoll est également un des meilleurs de la ligue au cercle des mises en jeu et est grandement responsable de la présence des Kings au sein du top-5 à ce chapitre.

Les Kings ne sont plus l’équipe avec des lacunes à l’attaque qui a bien failli ne pas se qualifier pour les séries l’an dernier. Ils ont assez de puissance pour rivaliser avec n’importe qui, et leur attaque est assez équilibrée pour donner du fil à retorde à leurs adversaires. L’émergence de Carter en tant que tireur d’élite a fait la différence.


Défenseurs

Les Blues ont amorcé la saison avec deux des meilleurs jeunes défenseurs de la LNH en Alex Pietrangelo et Kevin Shattenkirk. Aucun des deux n’est âgé de plus de 24 ans et la paire forme un des meilleurs duos de défenseurs offensifs de la ligue au sein de la défensive hermétique des Blues, avec les défenseurs défensifs Barret Jackman et Roman Polak.

Après avoir vu son unité défensive connaître des difficultés en février avec une séquence de 4-6-2, au cours de laquelle elle allouait 3,33 buts par match, le directeur général Doug Armstrong l’a consolidée à la date limite des transactions en faisant l’acquisition des vétérans Jordan Leopold et Jay Bouwmeester. À leurs 12 premiers matchs après les deux transactions, les Blues ont présenté une fiche de 9-3-0, accordant un but ou moins lors de huit de ces neuf victoires.

Le vrai test pour cette unité pourrait survenir en séries. Les plus récentes acquisitions de l’équipe apporteront de l’expérience avec Leopold, qui a disputé 59 matchs en séries et qui s’est rendu en finale de la Coupe Stanley en 2004 avec les Flames de Calgary, mais Pietrangelo et Shattenkirk n’ont pris part qu’à 17 rencontres au total en séries, et Bouwmeester, un vétéran de plus de 750 rencontres en saison régulière, prendra part à la danse du printemps pour la première fois de sa carrière de 10 saisons dans la LNH.

Drew Doughty est le plus grand nom de la ligne bleue des Kings, mais Slava Voynov et Jake Muzzin ont fait mieux que lui pendant la majeure partie de la saison. Doughty n’a pas marqué de but avant le 19 mars et n’en avait inscrit qu’un avant avril, mais il a retrouvé sa touche lors du dernier mois de la campagne. Voynov et Muzzin donnent aux Kings le genre de profondeur à la ligne bleue dont ils ne bénéficiaient pas l’an dernier.

Doughty a soulevé son jeu d’un cran au printemps passé, et les Kings auront besoin qu’il répète l’exploit cette année.

La défensive californienne a accueilli avec plaisir le retour au jeu de Matt Greene, qui a raté presque toute la saison en raison de problèmes au dos qui ont nécessité une intervention chirurgicale. Greene et Rob Scuderi ne sont pas reconnus pour leur talent en attaque, mais ils sont solides dans leur territoire et peuvent faire une bonne première passe. Robyn Regehr, acquis en fin de saison, ajoute du muscle à l’unité défensive des Kings et pourra disputer plusieurs minutes, afin de compenser pour l’absence prolongée de Willie Mitchell, qui ne devrait pas être en mesure de revenir au jeu à cause d’un problème au genou qui l’a fait rater toute la campagne.

L.A. possède un bon mélange de robustesse et d’habiletés à la ligne bleue, ainsi qu’une profondeur dont toute équipe aurait besoin pour aller loin en séries.

Gardiens

Ce qui semblait être l’atout principal de la défensive des Blues la saison dernière s’est avéré être son aspect le moins constant en 2012-13. Le duo Jaroslav Halak-Brian Elliott semblait imbattable l’an dernier, allouant 1,89 but par match et remportant le trophée William Jennings. Cette saison, Halak a souvent été blessé et Elliott a connu son lot de difficultés, au point où il a même passé du temps dans la Ligue américaine. Ç’a par contre permis à Jake Allen d’obtenir quelques départs, lui qui a présenté une fiche de 9-4-0 avec une moyenne de buts accordés de 2,46.

Halak guérit toujours une blessure au bas du corps, mais Elliott semble avoir retrouvé sa touche au meilleur moment. Le vétéran, qui a amorcé les sept derniers matchs des Blues en séries l’an dernier, a été presqu’imbattable en avril, préservant même une séquence de 209:02 sans allouer de buts. Elliott a été solide, mais si Halak est en mesure de revenir au jeu à temps pour les séries, les Blues pourraient être tentés de le placer devant le but afin qu’il reproduise la magie qui l’a aidé à transporter le Canadien de Montréal jusqu’en finale de l’Est en 2010.


Jonathan Quick n’a pas été capable de livrer le même genre de performances qui lui ont valu le trophée Conn Smythe le printemps dernier, mais malgré tout, les Kings n’ont jamais été en danger de ne pas faire les séries. C’était tout le contraire la saison passée, alors qu’ils s’étaient qualifiés de justesse avant de devenir l’équipe la moins bien classée de l’histoire à remporter les grands honneurs.

Quick s’est fait opéré au dos pendant la saison morte et a connu un lent départ, mais a commencé à retrouver sa forme des beaux jours en fin de campagne et la constance qu’il avait démontrée le printemps dernier.

Le jeu de Quick à domicile a été meilleur que celui sur la route, ce qui explique grandement pourquoi les Kings ont tout fait pour terminer dans le top-4 dans l’Ouest afin de bénéficier de l’avantage de la glace pour la première ronde des séries. Ses performances lors des 10 premières semaines du calendrier étaient tellement inconstantes que Darryl Sutter a donné beaucoup plus de temps de glace au gardien auxiliaire québécois Jonathan Bernier qu’à l’habitude. Les statistiques du premier choix de l’équipe à l’encan de 2006 donneront à Sutter une autre option s’il sent que Quick ne peut pas livrer la marchandise.

Entraîneurs

Tu ne récoltes pas plus de 600 victoires en carrière à titre d’entraîneur dans la LNH sans connaître un ou deux trucs à propos du hockey. Hitchcock a signé des saisons de 40 gains avec quatre équipes différentes grâce à son style bien à lui qui lui a valu le trophée Jack Adams la saison dernière.

Son style se traduit par un jeu défensif hermétique et des buts aux moments opportuns, un plan de match qui a complètement révolutionné les Blues lorsqu’il s’est amené à la barre de l’équipe en novembre 2011. Ce système de jeu lui a souri l’an dernier, lorsque les Blues ont remporté une série pour la première fois en 10 ans. L’équipe espère faire encore mieux cette saison, mais les équipes dirigées par Hitchcock n’ont atteint la troisième ronde des séries qu’une seule fois depuis qu’il a mené les Stars de Dallas jusqu’en finale de la Coupe Stanley en 2000.

Après avoir mené les Kings à la première conquête de la Coupe Stanley de leur histoire au printemps dernier, Sutter a dû composer avec un lock-out, des blessures, un manque de constance et un lendemain de veille difficile qui s’est étalé sur une saison compressée de 48 matchs après avoir soulevé le précieux trophée. Même si la tenue des Ducks d’Anaheim a fait en sorte que le premier rang de leur section a été mis hors de portée rapidement, Sutter a aidé son équipe à se concentrer sur ce qu’elle était capable d’accomplir au lieu de n’accorder d’importance qu’à ce qu’elle ne pourrait pas faire. Il n’a pas eu peur de couper le temps de glace de Quick lorsque son gardien no 1 a connu des difficultés, n’a pas paniqué malgré le lent départ des siens et a été entendu lorsqu’il a demandé à tous ses joueurs de s’impliquer défensivement.

Et l’aspect le plus important est probablement le fait que l’équipe semble jouer son meilleur hockey alors que les séries approchent.


Unités spéciales

Le désavantage numérique des Blues n’a pas été aussi efficace cette année qu’en 2011-12, mais leur jeu de puissance, qui se trouvait dans la deuxième moitié de la ligue l’an dernier, est passé de 16,7 à 19,5 pour cent. Tout ça est dû en majeure partie à la tenue de Stewart et de Patrik Berglund, qui ont amorcé la dernière semaine de la saison avec neuf buts au total sur les 27 inscrits par St. Louis en avantage numérique.

Berglund s’est aussi avéré être un élément clé du désavantage numérique de l’équipe, lui qui a touché la cible à deux reprises en pareilles circonstances cette saison; seulement trois joueurs de la ligue ont fait mieux. Alors que les Blues ont démontré qu’ils étaient capables d’avoir du succès avec un homme en plus, l’équipe n’a par contre pas réussi à obtenir beaucoup de jeux de puissance, se classant 24e à ce chapitre.

Ce sont sur les unités spéciales que les acquisitions de l’équipe à la date limite pourraient être les plus utiles. Bouwmeester a particulièrement démontré qu’il était capable de contribuer sur le jeu de puissance, même si St. Louis n’a profité que de deux des 29 avantages numériques (6,9 pour cent) dont l’équipe a bénéficié lors des 11 premiers matchs du vétéran défenseur avec les Blues.

Les Kings sont une des quelques équipes qui figurent dans le top-12 de la LNH autant en avantage qu’en infériorité numérique. Pouvoir compter sur Carter pendant une saison complète a donné un regain d’énergie au jeu de puissance de l’équipe – ses huit buts inscrits en pareilles circonstances le hissent parmi les meilleurs de la ligue à ce chapitre, et alors que Kopitar n’a marqué aucun but avec un homme en plus, il a tout de même récolté 16 aides. Richards a ajouté six filets et 15 points en supériorité numérique.

Les spécialistes des Kings en désavantage numérique font partie des meilleurs de la LNH à domicile, mais n’ont pas aussi bien fait sur la route – une des raisons qui explique pourquoi Los Angeles présente une meilleure fiche devant ses partisans que loin du Staples Center. Richards est l’un des marqueurs les plus prolifiques de la ligue en infériorité numérique depuis le début de sa carrière.


Il pourrait faire la différence

David Backes -- Les Blues iront aussi loin que leur capitaine les mènera. Celui qui a connu deux saisons de 30 buts peut amener du leadership autant sur la patinoire qu’en dehors, et possède un style de jeu conçu pour les séries. St. Louis a démontré son habileté à remporter les matchs importants, mais ce sont les impondérables fournis par Backes qui pourraient potentiellement amener l’équipe à un autre niveau.

Jeff Carter -- Les Kings ont remporté la Coupe Stanley le printemps dernier sans un véritable marqueur. Cette année, ils peuvent compter sur Carter, qui a touché la cible plus souvent en 48 matchs que lors de sa saison complète en 2011-12. Il est l’attaquant des Kings que les autres équipes doivent le plus avoir à l’œil, et il est le meilleur de l’équipe pour ce qui est de compléter des jeux. Carter a marqué plus de buts que quiconque dans l’Ouest cette saison et il devra poursuivre sur sa lancée pour que les Kings aient une chance de gagner.

Analyse

Les Blues vont gagner si… Ils continuent d’aussi bien faire en défensive que ce qu’ils ont démontré par le passé. En gagnant quatre matchs de suite contre les Sharks de San Jose lors de la première ronde des séries de 2012, St. Louis a limité les Sharks à cinq buts avant d’en allouer 15 et d’être balayé par les Kings de Los Angeles en deuxième ronde. Les Blues devront préserver l’étanchéité de leur unité défensive à tout prix cette année.
 

Les Kings vont gagner si… Quick retrouve sa forme du printemps dernier et si les Kings l’aident avec des buts et un style de jeu robuste qui leur a tant servi l’an passé. Los Angeles ne peut pas non plus se permettre de se fier uniquement sur Quick, surtout pas après sa saison en dents de scie. Les Kings bénéficient d’une meilleure unité offensive que l’an dernier; si les autres aspects de leur jeu peuvent être aussi bons que le printemps passé, les Kings auront de bonnes chances de devenir la première équipe du 21e siècle à soulever la Coupe Stanley deux années de suite.

 

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