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VAN vs SJS

Aperçu de la série Canucks-Sharks

Par Mike Battaglino et Brian Compton - Journalistes LNH.com

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Aperçu de la série Canucks-Sharks

Canucks de Vancouver

Rang: 326-15-759 Pts.

Sharks de San Jose

Rang: 625-16-757 Pts.

Les Sharks de San Jose ont amélioré leur vitesse avec quelques mouvements de personnel effectués avant la date limite des transactions, mais ils ont failli à la tâche en n’arrivant pas à terminer au quatrième rang et à mériter l’avantage de la patinoire en première ronde. Cela aurait grandement aidé. Les Sharks ont gagné 17 fois et ne sont pas arrivés à récolter au moins un point à deux occasions seulement en 24 parties au HP Pavilion. Ils ont remporté seulement huit parties à l’étranger, mais une d’entre elles était face à Vancouver. Antti Niemi a été excellent devant le filet, la défensive est compétente et le noyau des avants, Joe Thornton, Patrick Marleau, Logan Couture et Joe Pavelski, peut marquer des buts.

Les Canucks ont remporté le titre de la Division Nord-Ouest pour la cinquième fois en six ans, mais l’exploit est autant attribuable aux déboires des quatre autres équipes qu’au jeu solide des Canucks. La situation des gardiens de but demeure la même qu’au cours de l’été passé, Cory Schneider est le gardien titulaire lorsqu’il est en santé et l’ancien numéro un Roberto Luongo est son auxiliaire. Six attaquants ont marqué dix buts ou plus, mais personne n’en a marqué plus de 13 et seuls les frères Sedin ont dépassé les 27 points. Vancouver a remporté le titre de sa division, mais les Canucks n’ont pas été aussi dominants qu’au cours des récentes saisons.

Cette série devrait être serrée. Niemi a un titre de la Coupe Stanley à son palmarès et Schneider devra prouver à tout le monde qu’il est le gardien d’élite dont les Canucks ont besoin.

Attaquants

À 32 ans, Henrik Sedin demeure un des joueurs de centre les plus efficaces de la LNH, comme le prouvent ses 45 points (11-34) en 48 matchs. Il est aussi très fort en territoire défensif, ayant complété la saison avec un différentiel de plus-19.

Et bien sûr il y a l'autre jumeau, Daniel, tout aussi dominant et proche de son frère avec ses 40 points (12-28) et son différentiel de plus-12. Les deux ont encore une fois joué un grand rôle en aidant les Canucks à terminer une fois de plus au premier rang de la division Nord-Ouest.

Avec leur compagnon de trio Alexandre Burrows, ils peuvent causer des ravages à chacune de leur présence sur la patinoire. Burrows a toujours été le complément idéal pour les Sedin et il a complété la saison avec 13 buts, 24 points et un différentiel de plus-15. Quand les Canucks se sont rendus jusqu'en finale de la coupe Stanley en 2011, il a récolté 17 points en 25 matchs.

L'entraîneur Alain Vigneault a aussi assemblé un excellent deuxième trio à partir de l'acquisition de Derek Roy des Stars de Dallas à la date limite des échanges, qu'il a placé au centre de Christopher Higgins et Ryan Kesler. Ces trois joueurs sont non seulement de bons marqueurs, ils sont aussi redoutables en défense.

La présence de Jannik Hansen, un autre joueur efficace des deux côtés de la patinoire, aide à répartir le talent et on le retrouve en compagnie de Mason Raymond et Maxim Lapierre, qui contribue également avec sa hargne tout en pouvant aider l'attaque à l'occasion.

L'attaquant de puissance Zack Kassian joue dans le quatrième trio mais cet ancien choix de première ronde a aussi une touche de marqueur et il est prêt à se sacrifier pour ses coéquipiers.


Les Sharks de San Jose amorceront les séries éliminatoires avec plus de profondeur et d’équilibre chez leurs attaquants que ceux qui les avaient menés à deux finales de l’Ouest de suite en 2010 et 2011.

Deux changements significatifs – le départ de Ryane Clowe et la mutation de Brent Burns à l’attaque – ont modifié la personnalité de l’équipe et ont permis d’étaler le talent des attaquants.

Burns a excellé sur le premier trio avec Joe Thornton et TJ Galiardi, permettant à Patrick Marleau de piloter le deuxième trio aux côtés de Logan Couture et Martin Havlat. Couture a particulièrement élevé son jeu d’un cran cette saison, son entraîneur Todd McLellan le qualifiant même d’un des meilleurs joueurs de la ligue plus tôt ce mois-ci.

Joe Pavelski, un joueur du top-6, cause des maux de tête aux équipes adverses lorsqu’il est placé sur le troisième trio avec Raffi Torres et Tommy Wingels. Burns et Torres jouent des rôles semblables pour créer des ravages sur l’échec-avant et de l’espace pour leur joueur de centre habile et leur rapide ailier complémentaire.

Thornton est un des plus efficaces sur les mises en jeu dans la LNH cette saison, alors que Couture et Pavelski se trouvent tous les deux à plus de 50 pour cent, de la profondeur dont peu d’équipes peuvent bénéficier.

Le double champion de la Coupe Stanley Scott Gomez, Adam Burish, Andrew Desjardins et James Sheppard complètent un groupe qui est demeuré en santé pendant la majeure partie de la saison; 11 attaquants ont disputé au moins 35 matchs.


Défenseurs

Les Canucks ont ajouté une grosse pièce à leur brigade défensive en accordant un contrat de six ans d'une valeur de 27,6 millions $ à Jason Garrison, un produit local de la Colombie-Britannique. Il n'a pas produit à l'attaque comme il l'aurait souhaité (8-8-16 en 47 matchs), mais il a été constant en défense et formé un excellent duo avec Dan Hamhuis.

Alexander Edler passe toujours autant de temps sur la patinoire (près de 24 minutes par match en moyenne) et continue de contribuer à l'attaque. Il retrouvera Kevin Bieksa, prêt à revenir au jeu après avoir raté six matchs en raison d'une blessure au bas du corps.

Andrew Alberts et Keith Ballard, deux joueurs qui ne détestent pas le jeu robuste, forment le troisième duo.

Les Sharks se fient sur un effort collectif de leurs défenseurs pour exceller. Puisqu’ils ne peuvent compter sur des défenseurs de la trempe de ceux des autres équipes de l’Ouest, San Jose va plutôt miser sur des contributions égales de la part de toute son unité.

Dan Boyle est celui qui joue le plus, mais son temps de glace de 22:52 par match se classe au 42e rang chez les défenseurs de la LNH. Parmi les six premiers défenseurs des Sharks au chapitre des matchs joués, Justin Braun dispute 18:46 par rencontre.

Mais marquer n’est pas leur force: seul Boyle a 20 points, Matt Irwin en a 12, et personne d’autre n’en a plus que sept.

Le nouveau-venu Brad Stuart a fourni la stabilité attendue, jouant 20 minutes par match et se hissant au premier rang du groupe à égalité à plus-5.

Braun, Irwin, Jason Demers et Marc-Edouard Vlasic sont fiables – en 146 rencontres combinées – ils ont présenté un différentiel de moins-2 ou pire seulement huit fois – et Scott Hannan s’est mérité du temps de glace régulier en trois matchs depuis son arrivée des Predators de Nashville en début de mois.

Ce serait une bénédiction si Boyle, qui a remporté la Coupe Stanley avec le Lightning de Tampa Bay en 2004, pouvait produire encore plus à l’attaque; il avait récolté 30 points en 33 rencontres éliminatoires en 2010-11.

Gardiens

Le cas des gardiens est devenu une affaire assez rocambolesque à Vancouver et le travail continue d'être partagé entre Cory Schneider et Roberto Luongo puisque le directeur général Mike Gillis n'est toujours pas parvenu à s'entendre pour échanger ce dernier.

Ce fut une bonne affaire en fin de compte car Luongo a été efficace tout au cours de la saison et encore quand Schneider a été victime d'une blessure non définie vers la fin de la campagne. On ne sait d'ailleurs pas s'il sera prêt pour le début des séries.

Mais que ce soit Luongo ou Schneider, les Canucks ont deux gardiens capables de voler des matchs.


Quatre gardiens no 1 des présentes séries ont déjà soulevé le précieux trophée. Antti Niemi est un de ceux-là, lui qui a signé les 16 victoires dont les Blackhawks de Chicago ont eu besoin en 2010 pour gagner la Coupe Stanley.

Cette année en saison régulière, il a figuré au premier rang de la LNH au chapitre des victoires (24), s’est hissé à égalité au deuxième échelon pour les départs (42), était troisième pour le nombre d’arrêts (1103), cinquième pour les jeux blancs (quatre), huitième pour le pourcentage d’efficacité (,925) et 10e pour la moyenne de buts alloués (2,14).

Il a aussi connu de moins bons moments, allouant au moins trois buts lors de huit de ses neuf matchs du 9 au 25 mars, avant d’accorder quatre filets lors de deux défaites consécutives les 7 et 9 avril.

Mais, tel que prévu, lorsqu’il a été bon, l’équipe l’a été aussi. Au cours de deux séquences de sept gains, il a alloué deux buts ou moins lors de 10 des 14 rencontres.

Ses pourcentages d’efficacité et ses moyennes de buts alloués en séries sont pire que ses statistiques en saison régulière : de ,905 à ,917; de 2,84 à 2,33.

Entraîneurs

Les Canucks peuvent compter sur un éternel gagnant derrière le banc, Vigneault ayant mené son équipe au premier rang de sa division cinq ans de suite et jusqu'à la finale de la Coupe Stanley en 2011. Et ce en dépit des critiques constantes et de la pression de gagner dans une ville canadienne qui n'a jamais accueilli la Coupe Stanley.

La plus belle qualité de Vigneault est de toujours être capable d'obtenir le maximum de ses joueurs vedettes, ce dont il aura encore besoin si les Canucks veulent remporter un premier championnat.

McLellan a remporté les grands honneurs dans les ligues mineures (la Coupe Calder en 2003 avec les Aeros de Houston), à titre d’entraîneur-adjoint (la Coupe Stanley en 2008 avec les Red Wings de Detroit) et en saison régulière (le trophée des Présidents en 2008-09).

Il n’a pas encore atteint ce genre de sommets en tant qu’entraîneur-chef dans la LNH, le seul bémol à sa biographie.

Avec autant de succès en saison régulière, c’est difficile de dire à quel point McLellan est à blâmer pour ne pas avoir réussi à en faire autant en séries. Les Sharks ont été éliminés en six, quatre, cinq et cinq matchs sous les ordres de McLellan.

Utilisant plus souvent qu’autrement les 18 mêmes patineurs et le même gardien cette saison, McLellan a pris un risque qui s’est avéré payant en mutant le défenseur Burns à l’attaque sur le premier trio, où Burns a apporté de l’énergie et amassé 18 points en 23 rencontres.


Unités spéciales

Le jeu de puissance des Canucks en a arraché cette saison, se classant dans le dernier tiers de la ligue. Mais les Canucks sont forts en désavantage numérique, classés parmi les 10 premiers, beaucoup grâce à Hamhuis et Harrison. L'addition de Roy pourrait aussi bien servir leur cause en séries.


Une faiblesse évidente est devenue une force, et une force est demeurée ainsi.

Les Sharks flirtaient avec le dernier rang de la LNH en infériorité numérique en 2011-12, à un peu moins de 77 pour cent. Dans ce genre de situation, ils ont également alloué au moins un but lors de quatre de leurs cinq matchs en séries, incluant trois dans une défaite de 4-3 face aux Blues de St. Louis alors que la série était égale 1-1.

Cette saison, les Sharks ont connu du succès pendant près de 85 pour cent du temps et figurent au sixième rang de la ligue.

La présence de Stuart a grandement fait la différence, lui qui s’est amené des Red Wings l’été dernier. Il mène les Sharks pour le temps de glace en désavantage numérique.

Pavelski et Marleau sont dangereux à l’attaque même lorsqu’ils sont sur la glace pour écouler des pénalités, et l’entraîneur-adjoint Larry Robinson a ramené le système de jeu qu’il utilisait avec les Devils du New Jersey.

Le jeu de puissance fait aussi sa part, avec un pourcentage d’efficacité de 20 pour cent et une contribution de 0,70 but par match.

Il pourrait faire la différence

Alexandre Burrows -- Il a peiné vers la fin de la saison, marquant un seul but à ses sept derniers matchs, mais il est le type de joueur qu'on aime avoir en séries éliminatoires. Et comme il évolue avec les jumeaux Sedin, il passera beaucoup de temps sur la glace. S'il débloque offensivement, les Canucks pourraient jouer au hockey longtemps ce printemps.

Martin Havlat -- Les Sharks (et leurs adversaires) savent à quoi s’attendre de la plupart de leur équipe, des joueurs d’élite comme Thornton et Marleau aux joueurs de profondeur comme Gomez et Torres. La seule surprise pourrait être Havlat, l’ailier souvent blessé et qui fonctionne habituellement par séquences, qui pourrait autant aider que nuire à San Jose.

Il a obtenu plus de temps de glace récemment (jusqu’à 16 minutes par match) et en profite au maximum, lui qui a récolté cinq points en quatre matchs avant le dernier de la saison. Il a présenté un différentiel négatif seulement trois fois depuis le 5 février, une séquence de 30 rencontres.

Havlat a excellé lors de ses trois dernières présences en séries, avec 31 points en 31 matchs datant de 2006, alors qu’il évoluait avec les Sénateurs d’Ottawa.

Analyse

Les Canucks vont gagner si… Ils choisissent un gardien et continuent avec lui. Que ce soit Luongo et Schneider, Vigneault se doit de démontrer sa loyauté et ne pas remplacer son gardien au moindre mauvais but. La constance est la clé à ce stade de l'année et pour connaître du succès, les gardiens ont besoin de leur routine tout comme les joueurs devant eux.
 

Les Sharks vont gagner si… …ils connaissent un bon départ. San Jose a été une équipe de séquences, cette saison en particulier, et en séries en général. Lorsque les choses ne vont pas bien pour eux, il y a effet boule de neige, et il n’y a pas de temps pour se ressaisir en séries. Gagner en confiance avec des victoires sur la route sera très important, mais les Sharks ne pourront pas non plus se permettre de perdre à domicile.

 

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