Bienvenue |Compte|Déconnecter 
NOUVEAUTÉ! SE CONNECTER AVEC VOTRE PROFIL DES MÉDIAS SOCIAUX
OU
Nom d’utilisateur ou courrielMot de passe
 

Dupuis, la force tranquille des Penguins décimés par les blessures

vendredi 2013-04-26 / 15:38 / LNH.com - Nouvelles

Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com

Partagez avec vos amis


Dupuis, la force tranquille des Penguins décimés par les blessures

Les Penguins de Pittsburgh amorcent la dernière fin de semaine du calendrier régulier avec le titre de l’Association de l’Est en poche après avoir occupé le premier rang de leur association pendant plus d’un mois. Ils y sont parvenus malgré les importants chambardements de leur alignement causés par les échanges et les blessures à quelques-uns de leurs meilleurs éléments, tels que Sidney Crosby, Evgeni Malkin, Kristopher Letang, Paul Martin et James Neal.

À travers tous les remaniements des trios et de l’alignement, certains joueurs clés ont fourni un effort constant à chacune de leurs présences. Parmi ce groupe, Pascal Dupuis s’est démarqué.

« Pascal Dupuis a été notre meilleur joueur au cours des 20 derniers matchs », a admis l’entraîneur des Penguins Dan Bylsma avant l’affrontement de jeudi contre les Devils du New Jersey. « Quand on tient compte de nos différents adversaires et de la composition de notre formation qui a varié beaucoup, il a excellé dans toutes les situations et il a montré l’exemple par sa façon de jouer. »

C’est un hommage bien mérité pour Dupuis, qui a connu un parcours particulier pour un joueur des Penguins. Au sein d’une équipe qui compte 10 anciens choix de premières rondes, Dupuis est l’un des trois joueurs qui n’ont pas été repêchés (les autres étant Chris Kunitz et Mark Eaton) à avoir joué plus d’une partie cette année. Et dans une équipe qui a été décimée par les blessures, Dupuis n’a raté que deux matchs au cours des quatre dernières saisons. Cette constance est un immense atout pour les Penguins, surtout lorsque l’organisation est allée chercher quatre gros noms à la date limite des transactions.

« Je crois qu’il a rempli tous les rôles possibles avec cette équipe. Il s’occupe de la musique [dans le vestiaire] et il s’assure que tout le monde est invité aux soupers. Hier soir, il envoyait des textos », a raconté Brenden Morrow, qui s’est amené à Pittsburgh à la date limite des transactions tout comme Jarome Iginla, Douglas Murray et Jussi Jokinen. « Nos casiers sont l’un à côté de l’autre. Je n’avais jamais été échangé avant, donc j’ai pu en discuter avec lui. C’est lui qui m’a approché pour en parler. Ça n’arrive pas souvent. Il avait déjà vécu ça. C’est un excellent coéquipier. »

Bien qu’il soit l’un des vétérans des Penguins, Dupuis sait ce que c’est d’être échangé. Il a commencé sa carrière dans la LNH avec quatre bonnes campagnes dans l’uniforme du Wild du Minnesota. Or, la constance qui est devenue la marque de commerce de Dupuis lui faisait défaut lorsqu’il a été échangé aux Rangers de New York en février 2007. Six parties plus tard, les Rangers l’envoyaient aux Thrashers d’Atlanta. Quand il a été échangé à Pittsburgh en 2008 dans le cadre de la transaction impliquant Marian Hossa, Dupuis avait joué pour quatre équipes différentes en un an.

« Tout est arrivé en un an. Ce n’est donc pas comme si j’avais déménagé tous les deux ou trois ans sans pouvoir trouver mon rôle ou un endroit où m’installer. Comme je me plais à le dire, j’imagine que certaines équipes me désiraient », a avancé Dupuis, qui deviendra joueur autonome sans compensation cet été. « Je suis heureux à Pittsburgh, j’aime la ville et ma femme et mes enfants adorent l’endroit. On veut rester ici, alors on verra bien. »

À son arrivée à Pittsburgh, tout le monde n’en avait que pour celui qui avait participé à cinq matchs des Étoiles, Marian Hossa. Pourtant, Dupuis s’est vite trouvé une niche sur le trio de Crosby. Il avait déjà fait la preuve de ses habiletés à l’attaque au Minnesota, particulièrement lors de la saison 2002-2003 alors qu’il avait compté 20 buts, mais rares sont ceux qui lui auraient prédit les succès qu’il connaît cette année.

Avec un match à jouer en saison régulière, Dupuis a 20 buts et 37 points en 47 rencontres. C’est une moyenne de 0,8 point par partie, ce qui est un sommet pour lui en carrière. Il mène aussi le circuit au chapitre du différentiel des plus/moins et il est parmi les meneurs dans la catégorie des tirs au but.

« C’est probablement celui qui travaille le plus fort dans l’équipe », a révélé Jokinen au sujet de Dupuis. « Il fait tous les petits détails. Il est bon en échec avant et dans ses replis défensifs. C’est formidable de jouer à ses côtés. »

Pendant les trois premiers mois de cette saison, il était facile d’attribuer ses succès offensifs à sa présence sur le trio de Crosby, qui a été le meilleur marqueur de la LNH pendant presque toute l’année. Or, la production de Dupuis a augmenté depuis que Crosby est à l’écart du jeu en raison d’une fracture à la mâchoire subie à la fin du mois de mars. Peu de temps après la blessure au capitaine des Penguins, Dupuis a connu une séquence de six parties avec au moins un point, un sommet personnel cette saison, au cours de laquelle il a accumulé 10 points et son équipe a remporté cinq de ses six rencontres.

Ce n’était pas la première fois que Dupuis inspirait les siens avec une longue séquence de succès à l’attaque. Il a conclu la dernière saison avec une série de 17 parties consécutives avec au moins points. Il avait alors amassé 22 points et les Penguins avaient présenté une fiche de 12-4-1 avant de s’incliner au premier tour des séries éliminatoires contre les Flyers de Philadelphie.

« Mon rôle a toujours été de jouer en désavantage numérique et d’apporter de l’énergie, mais il a évolué un peu, a ajouté Dupuis. On apprend beaucoup pendant les entraînements et en dehors de la patinoire en côtoyant des grands joueurs. On discute de hockey, on les observe pendant les séances d’entraînement et les parties pour tenter de s’améliorer soi-même. Même si j’ai 34 ans, j’essaie encore d’apprendre le plus possible. »

Dupuis a fait taire ses détracteurs qui doutaient de lui lorsqu’il a été ignoré au repêchage ou quand il a été échangé trois fois en une seule année. Pourtant, il reste un dossier à régler pour le Québécois.

Lorsque les Penguins ont remporté la Coupe Stanley en 2009, Dupuis jouait un rôle plus effacé. Il avait été blanchi de la feuille de pointage en 16 matchs et il avait été relégué au quatrième trio. Maintenant qu’il occupe un rôle plus important au sein d’une équipe qui compte parmi les favorites pour s’approprier les grands honneurs en 2013, il aimerait faire sa marque.

« Je connais mes forces et j’essaie d’en tirer profit autant que possible. Je dois toujours être aussi intense, match après match. J’adore être dans le vestiaire et sur la glace, a conclu Dupuis. Je jouais un rôle moins important qu’aujourd’hui [en 2009]. J’ai dit à ma femme qu’on gagnerait à nouveau la Coupe Stanley et que cette fois, j’y contribuerais davantage. J’espère que cette année sera la bonne. »

 

La LNH sur Facebook