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Retour à la maison pour Tavares qui est un candidat au joueur par excellence

jeudi 2013-04-18 / 17:13 / LNH.com - Nouvelles

Par Mike Brophy - Correspondant LNH.com

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Retour à la maison pour Tavares qui est un candidat au joueur par excellence

TORONTO - John Tavares était assis devant son casier dans le vestiaire des visiteurs au Air Canada Centre, jeudi matin, répondant questions après questions au sujet de son ascension parmi l’élite de la LNH et de la possibilité que ses Islanders de New York puissent se qualifier pour les séries éliminatoires.

C’est la rançon de la gloire quand on est une super étoile qui a finalement éclose et qui est dans l’œil du public depuis son adolescence. Et c’est ainsi que cela se passe quand un joueur revient à la maison comme un bon candidat pour l’obtention du trophée Hart.

Pour Tavares, âgé de 22 ans, jouer à Toronto a toujours été spécial. Ayant grandi à Oakville, à quelques kilomètres à l’ouest de la capitale ontarienne, il a l’opportunité de jouer devant sa famille et ses amis, ces mêmes gens qui l’ont aidé à faire son chemin jusqu’à la LNH.

Mais la rencontre de jeudi soir a une signification spéciale, car pour la première fois à titre de jeune professionnel, son équipe a de bonnes chances de se qualifier pour les séries éliminatoires.

« C’est toujours plaisant de jouer ici, mais le fait que nous sommes en lutte pour les séries éliminatoires et le fait de jouer devant ceux qui m’ont aidé à faire mon chemin représente une situation spéciale, a admis Tavares. C’était un peu fou lors de mes premiers matchs ici au début de ma carrière. Il y avait tellement de gens qui voulaient me voir. Maintenant, c’est un peu plus routinier et pour être honnête, ce sont mes parents qui s’occupent d’obtenir des billets pour des personnes au lieu que ce soit moi. »

Après 43 matchs, Tavares occupe le 16e rang des pointeurs de la LNH avec 24 buts et 42 points. Plusieurs experts ont laissé entendre que si Tavares conduit les Islanders dans les séries éliminatoires, il serait un sérieux candidat pour être finaliste au trophée Hart. Ce serait l’aboutissement de quatre années de dur labeur qui ont lui permis d’élever son jeu saison après saison.

Tavares a fait son entrée dans la ligue en 2009-10, marquant 24 buts et amassant 54 points en 82 matchs. Depuis, il a amélioré ses statistiques à chaque saison, que ce soit pour le nombre de buts ou pour le total de points. Évidemment, ce ne sera pas le cas cette saison en raison du lock-out, mais il est important de noter qu’il marque à un rythme de 47 buts pour une saison complète de 82 matchs, ce qui aurait constitué un autre sommet personnel.

L’agent de Tavares, Pat Brisson, qui gère la carrière d’autres vedettes comme Sidney Crosby, Jonathan Toews, Matt Duchene, Patrick Kane, Daniel Sedin, Henrik Sedin et Claude Giroux, a indiqué que le jeune joueur de centre des Islanders tentait toujours de s’améliorer.

« On apprend à connaître les jeunes joueurs et ceux qui sont spéciaux, et ceux-là ont ce que j’appelle une « puce » en eux, a imagé Brisson. Ces jeunes ont cette maturité pour absorber l’information les concernant. Ils sont sérieux et ils sont dévoués. Quand j’ai rencontré John pour la première fois, il était âgé de 17 ans. J’ai vite constaté qu’il y avait beaucoup de similarité entre Sidney, Jonathan Toews et lui. J’ai vu en lui, les mêmes traits qui font de ces deux gars des joueurs si spéciaux, soit leur désir d’apprendre et faire les petites choses qui les rendent meilleurs.

Quand il jouait avec les Generals d’Oshawa et les Knights de London, plusieurs critiquaient le coup de patin de Tavares. Ce n’était pas qu’il ne pouvait pas se rendre du point A au point B rapidement, c’était de la manière de s’y rendre. Cette préoccupation n’existe plus, en raison de beaucoup de travail au cours des entraînements estivaux. Tavares est maintenant considéré comme un bon patineur.

« Il y a des recruteurs qui m’ont dit à sa deuxième saison qu’ils avaient vu John la veille et qu’il était un bon joueur, mais que son coup de patin laissait à désirer, a déclaré Brisson. Il a pris des coups de patinage de puissance et il a travaillé très fort. Il avait les outils et il les a mis en pratique. John Tavares est prêt à payer le prix pour s’améliorer. Il est très exigeant pour lui-même. L’argent, c’est bien beau, mais il veut s’améliorer. Il est un fier compétiteur. »

Tavares est bien content que les gens ne critiquent plus son coup de patin, même s’il croit qu’il y a encore place à amélioration.

« J’ai dû travailler très fort pour améliorer mon coup de patin, a-t-il déclaré. Mais, il y a encore place à beaucoup d’amélioration. Ce n’est qu’un début. J’ai réalisé que je devais être meilleur à ce chapitre. Je commence à en ressentir les bienfaits. C’est gratifiant de voir mon travail acharné porter fruits. »

Tavares est sous l’œil du public depuis que la Ligue junior de l’Ontario a changé ses règlements pour lui permettre de jouer avec les Generals à l’âge de 15 ans. Il n’y avait aucun doute qu’il était assez bon, comme le témoigne ses 45 buts et ses 77 points en 65 matchs à sa première saison. À sa deuxième année, il a inscrit 72 buts et amassé 134 points en 67 matchs. Cependant, après quatre années chez les juniors, certaines personnes critiquaient toujours son jeu.

« Il a marqué 72 buts, donc certaines personnes croyaient qu’il allait en marquer 100 la saison suivante, a dit Brisson. Avant le repêchage, certaines équipes et certaines personnes ont laissé entendre qu’il ne devrait pas être le premier choix. Les Islanders l’ont sélectionné au premier rang et je dois lui donner crédit car Long Island n’était pas un endroit attrayant. Il y avait d’autres équipes plus attrayantes, mais il s’est relevé les manches et il a tenté de faire des Islanders, une meilleure équipe. J’ai dit à Garth Snow (directeur général) que John était prêt à tout faire pour faire des Islanders, une meilleure équipe. C’est son caractère. John voulait être choisi au premier rang et il voulait faire des Islanders une meilleure équipe. Ce n’était pas évident à cette époque. »

Pour Tavares, il n’y a eu aucun doute à propos des Islanders. Plusieurs joueurs ont déjà laissé entendre qu’ils ne joueraient pas pour telle ou telle équipe si elle le repêchait, mais Tavares ne s’est jamais servi de cette menace, même si les Islanders vivaient des années de vaches maigres.

« Je me suis joint aux Islanders et j’ai eu la chance de pouvoir jouer un rôle important à l’âge de 18 ans, a rappelé Tavares. J’ai vu ce que l’organisation tentait de faire et je savais comment elle était dirigée. De l’extérieur, les personnes ont parfois une mauvaise impression. Nous avons maintenant une attitude différente et une différente culture. Je crois en cette organisation et j’ai toujours cru que ce serait une grande opportunité d’être au centre des changements. »

Au sujet de son jeu, Tavares est très motivé. Brisson a remarqué cela dès qu’il est devenu son client à l’âge de 18 ans. Tavares ne se cache pas pour dire que Crosby et Toews lui servent de motivation.

« Sid est le meilleur joueur du monde, a affirmé Tavares. Je recherche toujours des moyens de m’améliorer et à chaque fois que je joue contre lui, j’apprends. Il en est de même quand j’affronte Toews. Vous voyez leur éthique de travail, leurs habiletés de te battre de différentes façons. Je tente de m’améliorer, d’être difficile à prévoir et d’être difficile à stopper. »

Et d’ajouter Brisson:

« Il y avait un temps où John disait : ‘Si, c’est bien pour Sid, c’est bien pour moi.’ Pour John, comme pour Sidney ou Toews, ils ont la capacité de relever leurs manches et de se mettre au travail. Il ne se fie sur personne. Il a un grand soutien de ses parents et je le supporte aussi beaucoup, mais il sait où il s’en va et il est prêt à payer le prix pour qu'il s’améliore. »

 

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