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Le concept d’équipe de Therrien a conduit les Canadiens aux séries éliminatoires

vendredi 2013-04-12 / 18:18 / LNH.com - Nouvelles

Par Arpon Basu - Directeur de la rédaction LNH.com

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Le concept d’équipe de Therrien a conduit les Canadiens aux séries éliminatoires

Concept d’équipe

Il y a deux mots que l’entraîneur en chef des Canadiens de Montréal, Michel Therrien, a utilisé ensemble et à de nombreuses occasions au cours de cette incroyable saison qui a vu son équipe passer de la pire formation de l’Association de l’Est à la troisième équipe à se qualifier pour les séries éliminatoires, cette année.

Pendant que plusieurs entraîneurs en chef ont tenté d’inculquer un concept d’équipe, Therrien l’a fait d’une manière que chacun de ses joueurs est responsable de ses gestes, mais chacun l’est aussi envers ses coéquipiers.

« Ce n’est pas important qui tu es ou qui tu penses que tu es, tu es tenu de respecter le concept, comme toute l’équipe doit le faire, a déclaré plus tôt cette saison, le défenseur Josh Gorges. Si tu n’acceptes pas ce principe et tu ne te plies pas au rôle qu’on t’a accordé au sein de l’équipe, tu ne joueras simplement pas. Il l’a démontré, il a tenu sa parole et il a été juste envers tout le monde. »

On a vu dans un exemple flagrant jeudi soir à Buffalo, comment les Canadiens gagnent en équipe cette saison, ce qui leur a permis de décrocher une place dans les séries éliminatoires.

Les Canadiens ont dominé les Sabres 5-1, cinq joueurs ont marqué les buts, trois attaquants, un de chacun des trois premiers trios, et deux défenseurs en avantage numérique. En un mot, c’est comme cela que les Canadiens ont été si efficaces cette saison, avec une attaque équilibrée à l’avant et un avantage numérique dévastateur mené par le meilleur duo de défenseurs de la ligue en supériorité numérique : P.K. Subban et Andrei Markov.

Rene Bourque a été l’attaquant le plus utilisé (17:14) alors que Brandon Prust (10:13) a eu le moins de temps de glace.

Bien qu’il puisse être facile de penser que le temps d’utilisation a été facile à départager en raison de la faible opposition des Sabres, c’était la 16e fois cette saison que les Canadiens étaient impliqués dans un match avec une différence de trois buts ou plus, et à 13 occasions, ils ont été l’équipe gagnante. Donc, le scénario qui s’est produit jeudi soir à Buffalo a été un événement assez régulier pendant la saison.

Cet équilibre, ce concept d’équipe, a été le changement le plus important pour les Canadiens entre la saison dernière et la présente. Ils sont passés d’une équipe qui ne se fiait que sur un seul trio, à une formation qui reçoit le soutien de tous ses joueurs, un phénomène qui a fortement été aidé par l’arrivée des recrues Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk.

Le trio composé de David Desharnais, Max Pacioretty et Erik Cole a été parmi les plus productifs la saison dernière dans la LNH, totalisant 84 des 207 buts des Canadiens, soit 40,6 pour cent de la production offensive de l’équipe.

Selon la façon dont les trios étaient composés à Buffalo jeudi, le trio de Desharnais avec Pacioretty et Gallagher a inscrit 25,8 pour cent des buts des Canadiens, cette saison, celui de Tomas Plekanec, Brian Gionta et Rene Bourque (qui a raté 21 matchs en raison d’une commotion cérébrale) a marqué 24,2 pour cent des buts du Tricolore, tandis que la ligne de Lars Eller, Michael Ryder (en ne comptant pas les six buts de Ryder marqués avec les Stars de Dallas) et Galchenyuk, a obtenu 17,7 pour cent des buts de l’équipe, alors que les joueurs de défense ont marqué 21 pour cent des buts de la formation. Tous ces buts représentent 88,7 pour cent de la production des Canadiens (124 buts) ce qui est réparti de façon assez égale entre ces quatre groupes.

Avant les matchs de vendredi soir, 10 joueurs des Canadiens totalisaient 20 points ou plus, un sommet dans la ligue. Ryder et Subban dominent l’équipe avec 34 points. Les Penguins de Pittsburgh et les Blues de Saint Louis comptaient chacun huit joueurs avec 20 points ou plus. Montréal compte aussi six joueurs avec 10 buts ou plus, un autre sommet de la ligue. Ces 10 buts représentent grosso modo une production de 21 buts dans une saison régulière de 82 matchs.

« On ne se fie pas uniquement sur un ou deux joueurs, a déclaré Eller. Si un trio connaît des difficultés dans un match, un autre compense. Je pense que c’est l’un des aspects les plus encourageants dans cette équipe. »

Les Canadiens sont aussi passés d’une formation qui avait besoin de performances extraordinaires de Carey Price pour l’emporter à une formation qui le protège mieux car, avant les matchs de vendredi soir, elle occupait le cinquième rang de la ligue pour le moins de tirs accordés à leurs adversaires. Plus important encore, le Tricolore passe moins de temps dans son territoire. Le taux d’efficacité de Price cette saison est de ,915 comparé à ,916 la saison dernière. Il a remporté 19 de ses 32 départs, seulement sept de moins que son total de victoires obtenu en 65 matchs en 2011-12. En plus de cela, le substitut Peter Budaj présente une fiche de 7-1-1 après avoir remporté la victoire, jeudi soir à Buffalo. Il a déjà surpassé son total de cinq obtenu la dernière saison, démontrant ainsi que les Canadiens peuvent l’emporter peu importe quel gardien protège les buts.

Finalement, les Canadiens qui étaient classés au 28e rang concernant les supériorités numériques la saison dernière, sont quatrième cette saison, une résultante d’un Markov en santé et de la maturité de Subban qui joue le meilleur hockey de sa carrière à 23 ans.

Et si vous voulez savoir comment le message de concept d’équipe de Therrien a été accepté, Subban est le meilleur porte-parole.

« On doit donner crédit au personnel d’entraîneurs et à l’organisation », a déclaré Subban aux journalistes après le match à Buffalo. « Marc Bergevin, qui à sa première année comme directeur général, a réussi à former un groupe qui a été capable de se qualifier pour les séries éliminatoires avec huit matchs à jouer à la saison régulière. Il a accompli tout un exploit. À Michel Therrien qui a évidemment fait tout un travail. Nous connaissons une saison incroyable. C’est tout un accomplissement, mais ce n’est pas fini, nous avons encore beaucoup à faire. »

Pendant que les gens aiment regarder comment le redressement a été si drastique, il est également important de préciser que les Canadiens n’ont pas été aussi mauvais que cela la saison dernière.

En dépit du sentiment généralisé que le navire coulait sous la direction de Pierre Gauthier quand il a congédié l’entraîneur-adjoint Perry Pearn quelques heures avant un match, sans oublier le congédiement de l’entraîneur en chef Jacques Martin tout juste avant la séance de patinage d’avant-match et qu’il a échangé Michael Cammalleri entre deux périodes à Boston, les Canadiens ont été une équipe assez compétitive.

Le différentiel de but pour et contre de l’équipe Canadiens n’était que de moins-7, quand tu enlèves les sept « buts » en raison de leur fiche de 5-12 dans les tirs de barrage, ils étaient septième à ce chapitre dans l’Association de l’Est. Des joueurs comme Markov, Gionta, Raphael Diaz, Travis Moen, Alexei Emelin, Scott Gomez, Chris Campoli et Mathieu Darche ont tous raté plusieurs matchs en raison de blessure, avec Markov et Gionta comme les deux plus importantes pertes.

Donc, avec une équipe relativement en santé et avec un environnement beaucoup plus sain sous la direction de Bergevin et Therrien qui a fait des merveilles derrière le banc malgré les résultats décevants de la saison dernière, les joueurs ont cru en eux dès le début de la saison.

« Les doutes sont venus de l’extérieur, avait dit plus tôt dans la campagne Gionta. Ces gars croient dans ce groupe depuis un bon bout de temps. On sait que lorsque nous nous en tenons à notre système, nous sommes une équipe difficile à affronter. »

Après que les Canadiens eurent assuré leur place dans les séries éliminatoires, jeudi soir, on a demandé à Therrien de faire connaître ses premières impressions. Un grand sourire est apparu sur son visage, sachant que c’est tout un accomplissement, car il a reconnu qu’à chaque année, plusieurs bonnes équipes ne réussissent pas à se qualifier.

Et quand on lui a demandé d’identifier la raison principale pour laquelle les Canadiens ont été capables d’atteindre cet objectif, la réponse de Therrien ne devrait surprendre personne:

« Les joueurs ont accepté notre concept d’équipe. »

 

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