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Les spécialistes du plafond salarial jouent un rôle important à la date limite des échanges

mardi 2013-04-02 / 10:00 / LNH.com - Date limite des transactions

Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com

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Les spécialistes du plafond salarial jouent un rôle important à la date limite des échanges

Ken Martin des Red Wings de Détroit a parcouru un chemin particulier avant d’obtenir un poste avec la direction de l’équipe en 2005. Peu de temps après l’annonce de la signature de la nouvelle convention collective entre les propriétaires et les joueurs qui rendait officielle l’arrivée du plafond salarial, les habiletés que Martin avait développées au cours de sa carrière d’avocat spécialisé en droit des entreprises et en droit fiscal ont fait de lui le candidat idéal pour les Red Wings. Ces derniers souhaitaient comprendre les moindres détails de la nouvelle convention collective pour obtenir un avantage sur les autres formations.

Aujourd’hui, à l’aube de la date limite des échanges dans la LNH, les employés spécialisés comme Martin au travers de la ligue travaillent d’arrache-pied.

« J’ai beaucoup travaillé sur mes feuilles de calcul, mes prévisions et mes budgets. J’ai toujours aimé travailler avec les chiffres. J’ai évidemment mis cette disposition à l’avant-plan lorsque j’ai postulé avec les Red Wings », explique Martin, l’assistant au directeur général pour le volet administratif. « En 2005, je crois que plusieurs équipes ont fait la transition. Différents professionnels sont apparus dans les états-majors des équipes. On retrouvait des responsables des joueurs, des avocats, des analystes. Des équipes de direction formées de deux personnes à l’époque comptent aujourd’hui quatre ou cinq individus. »

Le plafond salarial s’élève à 70,2 millions $ cette saison, et les équipes qui souhaitent s’améliorer doivent garder un œil sur leur liste de paie, surtout que le plafond s’abaissera à 64,3 millions $ la saison prochaine. Cette situation unique peut augmenter la valeur des joueurs dont le contrat arrive à échéance à la fin de la présente campagne.

Ce n’est donc probablement pas un hasard si les trois dernières acquisitions d’importance des Penguins, Jarome Iginla, Douglas Murray et Brenden Morrow, deviendront tous joueurs autonomes sans compensation le 1er juillet prochain.

« L’analyse de chaque joueur comporte maintenant deux volets. Avant l’avènement du plafond salarial, elle n’en comptait qu’un », illustre Cam Hope, l’ancien assistant au directeur général des Rangers de New York qui est aujourd’hui le directeur général des Cougars de Victoria dans la Ligue junior de l’Ouest. « On analyse d’abord son talent. Ensuite, on porte attention à son contrat. C’est parce que la valeur du joueur aux yeux de l’équipe augmente ou diminue en fonction de sa situation contractuelle, à savoir si son contrat se termine bientôt, ou s’il nuira aux plans à long terme de l’équipe. Il est absolument essentiel de prendre ce facteur en considération. »

Les considérations salariales jouent un rôle de premier plan dans les échanges potentiels pour les équipes qui dépensent à la limite du plafond salarial, ou près de celle-ci. Par contre, les équipes qui possèdent beaucoup d’espace sous le plafond peuvent profiter de cette flexibilité pour trouver de nouveaux partenaires d’échanges.

« Nous avons 10 millions $ de libres sous le plafond. Il s’agit donc pour nous de suivre la situation des 29 autres équipes afin de comprendre où ils en sont et de détecter si certains joueurs peuvent devenir disponibles, particulièrement ceux qui touchent un gros salaire », révèle Ryan Miller, le directeur des opérations hockey chez les Blues de St-Louis. Tout comme Martin, Miller a préalablement travaillé avec l’agent de joueurs Kurt Overhardt. « Lorsque vient le temps de dépenser pour une équipe comme la nôtre, on doit avoir une bonne vue d’ensemble de la situation des autres formations de la ligue, et nous devons nous assurer que les joueurs au sein de notre alignement sont en mesure de donner aux entraîneurs ce qu’ils demandent afin que l’on connaisse du succès. »

La gestion du plafond salarial est l’une des principales tâches qui incombent aux spécialistes comme Martin et Miller, mais ce n’est pas la seule. Il est vital pour chaque équipe d’avoir une excellente compréhension des règles qui entourent les transactions, surtout après la date limite des échanges qui fait gonfler l’alignement de certaines formations chaque année, sans parler de la liste des blessés. Les directions des différentes formations ont beau examiner chacun des contrats accordés à leurs propres joueurs, de même que ceux des joueurs des autres équipes, ils ont néanmoins parfois besoin de communiquer directement avec les vrais experts du registraire central de la LNH.

« Habituellement, si une question est soulevée et que j’ai l’impression que quelque chose a changé ou a été modifié avec la dernière convention collective, je communique avec le bureau du registraire plusieurs fois dans la semaine, a avoué Martin au NHL.com. Pour moi, ce qui est primordial c’est non seulement la gestion du plafond salarial, mais aussi la gestion des règlements. La majorité, si ce n’est pas la totalité, des gens qui font le même travail que moi, endosse les mêmes responsabilités. Comprendre les règles qui gouvernent les transactions, le ballotage, et les autres éléments du genre. »

« On sort manger et on se demande : “Est-ce que j’ai bien vérifié le contrat de ce joueur?” On vient de scruter 37 autres contrats en deux jours, alors on se pose des questions du genre : “Est-ce qu’il y avait un bonus à verser à celui-là?” », raconte Tom Lynn, un ancien assistant au directeur général du volet administratif et des affaires juridiques avec le Wild du Minnesota, qui travaille maintenant comme agent. « La ligue envoie une télécopie à toutes les formations quelques jours avant la date limite des transactions, qui explique comment il est possible de communiquer avec chacun des employés du registraire central de la LNH. Très souvent, on doit laisser un message pour qu’ils nous rappellent, car ils sont débordés. »

Lynn a d’abord été embauché par le Wild en 2000, bien avant qu’une expérience en droit ne devienne un atout pour dénicher un poste dans la LNH. Même si c’était plus rare à l’époque, d’autres anciens avocats ont fait leurs débuts en effectuant des tâches semblables aux siennes, dont l’actuel directeur général des Bruins de Boston Peter Chiarelli, qui était à l’emploi des Sénateurs d’Ottawa en tant que directeur des relations juridiques environ au même moment où Lynn arrivait avec le Wild.

C’est à l’occasion de la date limite des transactions que les équipes cherchent rapidement à ajouter un joueur qui pourrait les placer au-dessus du lot. Mais même si ces formations ne semblent se concentrer que sur les deux ou trois mois qui suivent lorsqu’elles transigent à ce moment, elles ont probablement analysé les deux ou trois prochaines années.

« Nous voudrions tous conclure un échange qui améliorerait immédiatement notre équipe, mais si cet échange nous place dans une situation où nous serons forcés de nous séparer de deux ou trois joueurs peu après, nous devons y penser à deux fois, mentionne Miller. On se doit d’être conscient de notre situation vis-à-vis du plafond pour les années à venir. On ne veut surtout pas se retrouver dans une situation difficile. »

Le plafond salarial est peut-être un élément central à la date limite des transactions, mais il est loin d’être le seul. Car peu importe la situation de l’équipe par rapport au plafond salarial, rien n’est aussi bénéfique pour une organisation que de longues séries éliminatoires.

« Si nous parvenons à conclure la bonne transaction, et que nous mettons la main sur un joueur dont le contrat arrive à échéance en payant le gros prix, et que ce joueur permet à l’équipe de se rendre jusqu’au bout, il est impossible de mesurer l’incidence de ce genre d’expérience pour l’organisation et les jeunes joueurs de l’équipe, déclare Hope. Ce n’est plus seulement les services rendus par le joueur. C’est ce qui retombe sur l’organisation après le long parcours en séries éliminatoires qui a été permis par l’acquisition du joueur. La manière dont cela affecte tous les joueurs de l’équipe. Peu importe les gestes posés par [Los Angeles la saison dernière], on ne peut mesurer leur valeur pour la concession. »

 

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