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Jon Cooper a suivi un chemin tortueux pour atteindre la LNH

vendredi 2013-03-29 / 18:27 / LNH.com - Nouvelles

Par Tal Pinchevsky - Journaliste LNH.com

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Jon Cooper a suivi un chemin tortueux pour atteindre la LNH

Pour un homme dont le travail était de prendre des décisions qui pouvaient potentiellement modifier la vie de tous les jours, ce fut une décision assez facile pour le juge Thomas Brennan, Jr.

À Lansing au Michigan, le fils de Brennan jouait au hockey à l’école secondaire catholique quand l’entraîneur universitaire a démissionné. Dans sa quête pour trouver un remplaçant, Brennan a pensé à un coéquipier de son équipe d’une ligue récréative, les Aigles légaux. Il y avait un jeune avocat nommé Jon Cooper qui avait joué à l’école secondaire, un peu à l’université et qui avait récemment obtenu son diplôme d’avocat à l’école de droit Thomas M. Cooley, un collège fondé par le père de Brennan.

À cette époque, il n’y avait aucune façon pour Brennan de savoir qu’il faisait faire les premiers pas à un futur entraîneur en chef de la LNH.

Cooper se retrouvera pour la première fois derrière le banc du Lightning de Tampa Bay, vendredi soir, quand il accueillera les Devils du New Jersey.

« Nous avions entendu parler d’un phénomène de l’école de droit de Cooley qui était également un très bon joueur de hockey. Nous l’avons recruté et l’avons fait jouer avec les Aigles légaux, a raconté Brennan. Mon fils était le gardien partant de l’équipe qui venait de perdre son entraîneur en chef. Je suis donc allé rencontrer ‘Coop’ et je lui ai demandé s’il aimerait devenir entraîneur en chef de l’équipe catholique de Lansing Catholic? ».

Quand Brennan a approché Cooper, le jeune avocat venait d’ouvrir son propre cabinet et gagnait environ 1000$ par mois en représentant des clients pauvres, qui étaient incapables de se payer un avocat, mais qui avaient le droit constitutionnel d’avoir un conseiller légal en cour. Cooper a accepté le poste qui payait peu, aux côtés de l’ex-joueur de la LNH, Pat Murray.

Après plus d’une décennie sans équipe, l’école catholique de Lansing avait redonné vie à son programme de hockey trois ans plus tôt. Avec seulement trois joueurs seniors au sein de son équipe, Cooper a revigoré la formation, remportant le premier titre régional de son école en 25 ans, en plus d’être nommé entraîneur des écoles secondaires de l’année en 1999 par le journal Lansing State Journal.

« Ces gars-là ont été extraordinaires. Un air de fraîcheur, des entraîneurs de qualité. Ils ne nous enseignaient pas seulement quoi faire, mais ils nous montraient comment le faire », a déclaré Pat Frank, qui était à l’époque un défenseur senior de l’équipe catholique de Lansing. « Ça fait drôle de penser à sa première incursion derrière le banc d’une équipe de hockey et de voir jusqu’où ça l’a mené. Tout le monde l’aimait, c’était plaisant de jouer pour lui. »

Étonné par les succès de l’équipe catholique de Lansing qui a atteint les quarts de finale du tournoi de l’État du Michigan en 1999, Brennan et son groupe ont amassé environ 2000$ pour tenter de séduire Cooper afin qu’il demeure avec l’équipe. Mais, il était déjà parti.

« En un an, Jon a eu la piqûre en dirigeant ces jeunes-là, a indiqué Brennan. Je pense qu’il n’était pas vraiment intéressé à diriger une équipe avant que je l’approche. Il allait devenir avocat. Il se démenait pour développer son cabinet. Ce ne fut qu’une question de temps avant qu’il délaisse la pratique du droit pour devenir entraîneur. »

À la suite de sa seule saison à l’école catholique de Lansing, Cooper est devenu entraîneur-adjoint avec le Capital Center Pride, une équipe locale de la Ligue nord-américaine de hockey, avant d’être impliqué à titre d’entraîneur associé avec l’équipe Honeybaked, un programme local qui a développé Jim Slater, Drew Miller et David Booth, tous des joueurs actuels ou anciens de la LNH.

En 2002, Cooper a joué de chance en obtenant le poste d’entraîneur en chef des Metro Jets, une équipe junior tier III qui évoluait alors dans la ligue Centrale des États-Unis. Tout comme avec l’école catholique de Lansing, Cooper a connu des résultats instantanés, remportant le titre à sa première année derrière le banc des Jets. Et comme il l’avait fait à Lansing, il s’est rapidement trouvé un nouvel emploi.

Les succès de Cooper ne sont pas passés inaperçus. L’expérimenté joueur de la LNH, Kelly Chase, dont la femme a étudié avec Cooper au collège Notre Dame de Saskatchewan, l’a approché, pour qu’il dirige la nouvelle équipe d’expansion de la Ligue nord-américaine qu’il venait d’acquérir. À cette époque, Cooper travaillait toujours à son bureau d’avocat alors que l’équipe de Chase était basée à Texarkana au Texas.

Après que Chase lui eut vendu sa salade, Cooper a fermé son cabinet et a déménagé vers un endroit peu approprié au hockey situé le long de la frontière entre le Texas et l’Arkansas.

Les emplois précédents d’entraîneur en chef de Cooper n’avaient pas été bien chics, mais ce fut différent avec les Bandits de Texarkana. Les dirigeants locaux avaient promis à Chase et aux Bandits un nouveau complexe, mais entretemps l’équipe devait voyager deux heures par jour dans chaque direction juste pour s’entraîner. Mais comme il l’a fait partout où il est passé, Cooper a accompli le travail.

« Nous jouions pratiquement dans une ferme à Texarkana. Nous avons dû construire notre propre patinoire, peinturer la glace et assembler les bandes. Nous n’avions pas le luxe des autres équipes de la Ligue nord-américaine pour s’entraîner à tous les jours », s’est rappelé Patrick Maroon, un espoir des Ducks d’Anaheim qui a joué sous les ordres de Cooper avec les Bandits. « ‘Coop’ a trouvé une façon de nous rassembler et nous avons trouvé des moyens de l’emporter. Ce fut difficile à Texarkana, mais nous avons fait le mieux qu’il était possible de faire. Il est celui qui nous a gardés unis. »

La difficile situation s’est nettement améliorée en 2006 quand, après trois ans passés à Texarkana et sans avoir un nouveau complexe, Chase a déménagé l’équipe à St. Louis, une région qui aime le hockey. Cooper et les Bandits ont trouvé leur repère en remportant la coupe Robertson à titre de champions junior tier II en 2007 et en 2008.

Comme par enchantement, Cooper a trouvé un nouveau travail, faisant le saut dans la United States Hockey League, la meilleure ligue junior du pays. Il a dirigé les Gamblers de Green Bay en 2008. Une année plus tard, Cooper et les Gamblers étaient les champions de la ligue, faisant de l’ex-avocat le seul entraîneur en chef à remporter les championnats dans les trois calibres du hockey junior américain. Évidemment, il s’est fait offrir un nouveau poste au cours de l’été.

Cooper avait fort à faire quand il a été nommé entraîneur en chef de la filiale du Lightning de Tampa Bay dans la Ligue américaine de hockey en 2010. Les Admirals de Norfolk avaient raté les séries éliminatoires au cours des trois saisons précédentes et n’avait pas remporté une seule série en huit ans, mais à sa première saison, Cooper a mené les siens aux séries éliminatoires.

« Nous avons cru à nos succès dès la première saison », a dit Dustin Tokarski qui était le gardien partant des Admirals à l’époque et qui est aujourd’hui dans l’organisation du Canadien de Montréal avec les Bulldogs de Hamilton. « L’organisation n’avait pas participé aux séries éliminatoires depuis un bon bout de temps, Cooper a donc été clair, il voulait que la victoire devienne une tradition dans cette équipe. Et nous avons continué, la saison suivante. »

À sa deuxième campagne à Norfolk, Cooper et les Admirals se sont retrouvés au milieu du classement de la LAH au milieu de la saison 2011-12. Ce fut après une performance décevante la journée du Super Bowl que Cooper s’est assis avec ses joueurs et leur a parlés franchement. Ce fut un point tournant, car l’équipe a terminé la saison en remportant 28 victoires consécutives, une marque du hockey professionnel en Amérique du Nord, avant de conserver une fiche de 15-3 dans les séries éliminatoires et de remporter la Coupe Calder.

Après avoir remporté quatre championnats dans trois ligues en quatre ans, Cooper a attiré l’attention du directeur général Steve Yzerman qui l’a nommé nouvel entraîneur en chef du Lightning, lundi.

Cooper retrouvera plusieurs figures familières avec le Lightning, qui, cette saison, a eu recours à huit joueurs qui ont remporté la Coupe Calder l’été dernier.

« Cooper n’a pas beaucoup de faiblesses, il a plusieurs forces, il voit très bien le jeu », a expliqué Cory Conacher, qui a dominé la LAH au chapitre des buts la saison dernière. « Il n’a pas joué dans un calibre élevé quand il était jeune, il était avocat. Il travaille fort et il regarde beaucoup de vidéos. Il fait plein de petites choses que d’autres entraîneurs en chef ne font pas. »

Comme par exemple, passer d’entraîneur en chef d’une école secondaire à une équipe de la LNH en 14 ans.

 

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